NI RO DEUICT ON
car c'est justement à Barbier d'Aucour qu'il confia l'éducation de son second fils.
- Nous avons cru bon de reproduire en appendice les morceaux les plus importants de deux des chapitres de Barbier. On verra par ces exemples que l'avocat, souvent, voit clair et frappe juste. Il note, et non sans raison, l'air salisfait de lui-même avec lequel l’auteur traite son sujet, les emprunts indiscrets qu'il fait à différents auteurs, le vide de la pensée agréablement dissimulé sous une abondance facile, enfin la légèreté un peu cavalière du ton avec lequel ce religieux touche aux choses de la foi. Ce n’est pas que Barbier ait partout raison. Son goût à lui aussi est mesquin, et on ne voit pas qu'il ait reproché à Bouhours de n'avoir pas nommé Corneille. Plusieurs de ses remarques ne sont que des chicanes d’un misérable pédantisme. Parfois même on a — faut-il dire la surprise ? de constater que c’est le janséniste qui manque un peu de franchise et de bonne foi.
Aussi, sur plusieurs points, Bouhours maïintint
"son premier texte. Souvent aussi il Iui arriva de désarmer par d’opportunes retouches ou par des explications complémentaires les critiques de son adversaire. C’est sur une observation de Barbier qu'il mentionne parmi les bons ouvrages du siècle les Sentiments de l'Académie
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française sur le Cid. C’est parce que Barbier lui avait reproché d'appeler la grâce un je ne sais quoi qu'il s’évertue ensuite à justifier ce mot par l'autorité de saint Augustin ; et si Barbier n'avait pas pris la plume, Bouhours n'aurait peut-être pas supprimé dans les deux phrases suivantes les deux propositions où figure imprudemment le mot amour : « Les conversations particulières où l'amour n'a point de part faliguent presque toujours quand elles sont trop fréquentes ». « Il faut que notre amitié soit plus. forte que les amitiés ordinaires, puisque, loule verlueuse qu’elle est, elle fait dans nous ce que l'amour fait dans les autres... »
Pour ces raisons, choisies entre beaucoup, nous devions reproduire non pas le texte de la deuxième édition, auquel a collaboré, si lon peut dire, la malveillance de Barbier, mais celui de la première, où s’épanouit, ignorante encore du danger, l'humeur aimable, la grâce mondaine, parfois un peu profane, du bon Père. :
Nous avons reproduit le texte de l'édition originale avec toute l'exactitude possible. Nous avons pris simplement la liberté de rajeunir la ponctuation et l'orthographe.
Outre la thèse de G. Doncieux citée plus haut, on aura profit à consulter, à propos des
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