SEPTIÈME MÉDITATION
De la science des Prêtres , et de l'obligation qu'ils ont d'être savans.
i.° Mettez vous en la présence de Dieu par un acte de foi et d'adoration, a.0 Renoncez à vous-même et donnezvous à Jésus-Christ. 3.° Priez-le qu'il vous donne son Esprit , et renoncez au vôtre.
premier point. Adoration. Adorez Notre- Seigneur Jésus - Christ comme Prêtre dans cette belle qualité qu'il prend lui-même, de lumière du monde : ego sum lux mundi. C'est le titre qui exprime le plus parfaitement l'adorable plénitude de connoissances et de doctrine qui est en lui , et qui nous le représente
comme une source divine de toute science , de toute lumière et de toute vérité. C'est aussi à quoi vous devez particulièrement vous conformer comme Ecclésiastique. Il est , dit saint Jean , plein de grâce et de vérité ; et le Père l'engendrant dans la splendeur des Saints, le remplit tellement de toutes ses connoissances , aussi bien que de ses divines ardeurs, qu'il se trouve avoir en soi tous les trésors de sa sagesse et de sa science, aussi bien que de sa charité. C'est avec cette plénitude qu'il vint dans le monde pour l'éclairer. Rendez-lui donc vos devoirs comme à la véritable lumière ; remerciez-le de ce qu'il l'a communiquée si abondamment à son Eglise par les effusions de ses divines splendeurs, et par la manifestation de ses saintes vérités. Admirez avec quelle plénitude il l'a donnée à ses Apôtres. Tout ce que j'ai appris de Dieu mon Père, dit-il à ses premiers prêtres , je vous le fais connoître; or, c'est à quoi il veut nous donner bonne part comme Ecclésiastiques , puis qu'en cette qualité il nous choisit pour éclairer le monde. Aimezle pour toutes ces bontés , et abandonnez-vous à tous les desseins qu'il a sur vous.
second point. Communion. L'autorité , la raison et l'expérience sont trois voies puissantes par lesquelles vous pouvez , à présent , vous convaincre de l'obligation absolue que vous avez d'être savans. Car si vous y faites une attention particulière, vous trouverez dans ces trois sources de puissans motifs pour reconnoître et la nécessité absolue que vous avez de la science , et qu'il n'y a rien que vous deviez plus redouter que l'ignorance.
Pour l'autorité , il y en a de trois sortes auxquelles vous pouvez vous arrêter : i.° des saints Pères ; 2.0 de l'Eglise ; 3.° de Dieu même. Des saints Pères ,
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dans leurs ouvrages ; de l'Eglise , dans les conciles; de Dieu même, dans l'Ecriture-S^inte. i.° Des saints Pères : en voici trois entre beaucoup d'autres qui sont considérables. Saint Chrysostôme parlant des Prêtres , dit que ce sont des flambeaux qui doivent luire et qui sont obligés d'éclairer par l'abondance de leur lumière, sans quoi ils ne satisfont point à leur devoir , et ne s'acquittent point de l'office que Dieu leur donne : Quomodb lucernœ , si non lucenl ? Profectb inse parabile est lucere à lucerna ; tenetur er#o lu* cere abundantia doctrines quem Dominus voluit hibcre officium lucernœ (G. i5. in i ad Timoth. ). Saint Jérôme dit que Dieu avoit commandé de mettre autrefois ces deux mots sur le rational du Grand- Pretre : Doctrine et vérité , pour nous apprendre que le Prêtre doit être docte, et qu'il doit annoncer la vérité. Et il tient cette doctrine d'une telle nécessité, qu'il dit qu'elle est de précepte apostolique , et que l'Apôtre en a publié le commandement quand il a dit qu'il faut que l'Evêque , ce qui signifie en ce lieu, selon les saints Pères et le Pontifical , le Prêtre aussi bien que le laïque , qu'il faut , dis- je, qu'il soit docteur, c'est-à-dire, comme il l'explique ailleurs, qu'il soit assez savant pour instruire avec sûreté les ignorans , et pour reprendre avec force ceux qui sont dans l'erreur : Idcirco in Sacerdotis pectore rationale est , et in rationaîi doctrina et veritas ponitur, ut discamus Sacerdotem doclum esse debere et prœconem dominicœ veritatis ( in c. 2. Malach.). Oportet Episcopum esse doctorerrt' ( 1. ad Timoth. 3. ) ; potens sit exhortari in dorttina snna , et eo.s qui contradieuht arguêre ( ad Tif.). Saint Denis, dans l'Epitre à Démophile, dit que la fonction du Prèlie étant d'illuminer et d'éclairer, ce qui se
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fait paT l'instruction , celui-là est tout-à-fait éloigné de la vertu du sacerdoce, aussi bien que de l'ordre de la prêtrise, qui n'a pas la vertu d'éclairer, c'est-à-dire qui n'a pas la science et la dévotion requises pour le saint ministère : Si sacerdotum ordo illustrandi vim hahet , profectb penîtus abhorret à Sacerdotum ordine atque facultate , is qui illustrandi vi non est prœditus , ac multb magïs is qui illusiralus non est ( Ep. 8. ad Demophil.).
2.° Pour les conciles, en voici trois célèbres entre beaucoup d'autres. i.° Le concile de Tolède défend aux ignorans, sous -de graves peines, de s'approcher des saints ordres , et il ordonne qu'il n'y aura que ceux qui se seront rendus recommandables par leur science aussi bien que par leur bonne vie, qui seront ordonnés : nullus ad sacra ministeria veniat indoctus aut ignorantiœ tenebris invohitus , sedsolus accédât quem morum innocentia ac litterarum splendor reddunt illustrent : aliter ordinaturis et ordinandis imminet... Dei et Ecclesiœ ejus vindicta. 2..0 Le concile d'Aix-la-Chapelle, sous Louis-le-Débonnaire. « Comme on défend, dit-il, aux pécheurs de s'ingérer dans le sacerdoce , on le défend pareillement auxignorans.il faut, ajoute-t-il , que le docteur ecclésiastique , c'est-à-dire l'Evèque et le Prêtre , soit illustre en science aussi bien qu'en piété , parce que, comme la science sans piété fait un Ecclésiastique superbe , la piété sans la science le rend tout-à-fait inutile : Sicut iniqui et peccatores ministerium sacerdotale assequi prohibentur , ità indocti et imperiti à tali ojficio retrahentur. Tarn doctu'nâ quàm vita clarere débet ecclesiasticus doctor ; nam doctrina sine vita arrogantem ficit , vita sine doctrina inuùlem reddit . » 3.° Le saint concile de Trente qui
est comme le sommaire de tous les autres conciles , dans la session -S.e presque toute entière, ne veut point qu'on reçoive aucun Prctre qu'il ne soit assez savant pour enseigner les autres, et qu'il n'ait assez de capacité pour cet effet.
3.° Pour l'Ecriture-Sainte, nous avons trois passages célèbres. Lp premier au livre du Lévétique , où Dieu , après avoir commandé expressément que tous les Prêtres eussent la science du discernement , dit que l'aveugle et le boiteux , c'est-à-dire, selon l'interprétation de tous les Saints , l'ignorant et le pécheur qui ne marchent pas droit dans les voies de Dieu , sont également rejetés du ministère des saînts autels ; et même il est remarquable que l'aveugle est mis à la tête de tous les autres , et est marqué le premier entre ceux qui doivent en être absolument rejetés i Homo de semine tuo qui habuerit maculam , non offeret panes Deo suo , nec accedet ad ministerium ejus si cœcus fuerit, si cîaudus , si1 etc. ( Lev. 2.1 , 17 , etc. ). Le second est dans le prophète Osée, ou Dieu déclare hautement qu'il ne souffrira point que ceux qui ont méprisé la science exercent en aucune façon les fonctions du sacerdoce: « parce que, dit- il y vous avez re;eté la science , je vous rejetterai et ne souffrirai jamais que vous me serviez dans le sacerdoce. » Ensuite il marque que cette qualité est tellement requise, que le manquement ne s'en peut suppléer par aucune œuvre de piété , quelque excellente qu'elle puisse être , non pas même par les sacrifices et les holocaustes : Quia tu scientiam repulisli , et ego reptllam te ne sacerdotio fungnris mihi ( Osée 40- Mîsericordiam volui et non sacrificium , et scientiam Dei plusquàm holncausta. Le troisième est de l'apôtre saint Paul en ses Enîtres à Timothée
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et à Tite , où il dit qu'il faut qu'un Evêque ait une science considérable : Oportet Episcopum esse doc torem ;ce qui doit aussi s'entendre des Piètres, comme nous avons vu ci-dessus par le témoignage des saints Pères. Voyez , après cela , si ce n'est pas une témérité insupportable de vouloir s'ingérer dans le sacerdoce sans avoir acquis aucune doctrine, aucune science ni capacité pour cet effet.
Pour la raison, vous considérerez les trois suivantes que vous trouverez d'autant plus solides, qu'elles sont encore appuyées sur l'autorité de l'Ecriture-Sainte et des saints Pères. i.° C'est que les Prêtres sont établis comme les dépositaires et !es dispensateurs des vérités de Dieu, de la bouche desquels les peuples doivent recevoir l'éclaircissement de leurs difficultés et de leurs doutes : Interroga Saccrdotes legern ( Agg. 2. ). Labia sacerdotis custodient scîentiam , et legem ex ore ejus requirent (Malach. 2.). Or, quel trésor de doctrine cela ne deman«le-t-il ras d'tm Prêtre, et ne lui faudroit-il pas une plénitude de science inépuisable? i.° C'est que toutes les plus notables qualités qui leur sont attribuées dans lEcriture et dans les ouvrages des saints Pères , et qui expriment leurs principaux devoirs , marquent évidemment le besoin qu'ils ont de la science. Ils sont appelés les conducteurs des peuples, les médecins des âmes, les juges des consciences , les sentinelles de la cité et de la maison de Dieu, les héraults et les ambassadeurs de la majesté divine, maîtres et docteurs des peuples: or, tout cela demande la science. En qualité de conducteurs des peuples, ils doivent savoir les voies du ciel où ils doivent les conduire, autrement ils se rendent dignes de tous ces reproches et de toutes ces malédictions que le Fils de Dieu a fulminées contre les pha-
Tisiens : « malheur à vous , conducteurs aveugles : » Vœ vobis , duces cœci. Cœcus autem si cœco ducatum prœstet, ambo in foveam cadunt (S. Matth.). Per eorum ignorantiam hietiam qui sequuntur offendurit (S.Gregor. Pastor. ). En qualité de médecins des âmes, ils doivent en connoître les plaies et savoir y appliquer les remèdes. Or , c'est ce qui demande beaucoup de connoissances , de lumières et de prudence ; car c'est en cela spécialement que les Saints appellent le ministère sacerdotal l'art des arts. En qualité de juges , ils doivent savoir les lois et les maximes de l'Evangile, selon lesquelles ils doivent prononcer, et apporter beaucoup de soin et de discernement pour reconnoitre ce qui peut justifier un homme ou le rendre coupable. Comme sentinelles de la maison et de la cité de Dieu qui est l'Eglise, ils doivent toujours avoir les yeux ouverts pour découvrir les périls dont elle est menacée par les erreurs et les dogmes des hérétiques, par les fausses maximes des casuistes relâchés, par la corruption de ceux qui vivent de l'esprit du monde , et avertir soigneusement et fidèlement de s'en garder, se souvenant , comme il est même marqué dans l' Ecriture-Sain te , que toute sentinelle qui s'endort et manque à s'acquitter de ses devoirs, est sans rémission jugée digne de mort. Comme héraults et ambassadeurs, ils doivent connoitre la volonté de leur Maître et la faire entendre à ceux vers lesquels ils sont envoyés : or, c'est ce qui ne peut se faire sans beaucoup de lumières et de connoissances: Pro Christo legatione fungimur , tanquàm Christo exhortante per nos (2. ad Cor. 5.). — Kun'es docete omnes gentes ( S. Matth. ). Comme maîtres et docteurs des peuples ils doivent les instruire. C'est la commission et l'ordre qu'ils ont reçus de la bouche même du
Fils de Dieu. C'est ce qui leur a été recommandé une infinité de fois par les Apôtres dans leurs épitres, et par toute l'Eglise dans les conciles , et c'est ce que le concile de Trente a encore expressément ordonné. Or , comment s'acquitter de ce devoir sans étude et sans science? Il faut se rendre disciple avant que d'être maître : Testificor coram Deo et Christo Jtsu : prœdica verbum oportunè , importuné ; argue , obsecra ( 2 ad Timoth. 4 )• Docendi in populis officium susceperunt (concil. Tolet. 4- )• Quomodà docere poterunt quod ipsi non didisceruntt Desinat locum docendi suscipere qui nescit docere ( Isidor. Ilispal.). Quomodà erunt magistri qui non fuerunt discipuli l aut qualiter scient docere gregem sihi credilum et exhortari l Isù sunt canes non valentes latrare (S. Greg. ). 3.° C'est que tout cela ne s'étend pas seulement aux curés, aux vicaires et à tous ceux qui ont charge d'ames, mais encore aux simples Prêtres et bénéficiers.
Car , 1 ,° les qualités que nous venons de marquer, qui demandent une abondance de connoissances et de lumières, sont données généralement à tous les Prêtres, sans aucune distinction, par l'Ecriture-Sainte , les conciles et les Pères. Or , nous devons nous en tenir à leurs expressions , et ce n'est pas à nous aujourd'hui à inventer de nouvelles façons de parler, et à mettre d'autres termes que ceux qui ont été mis par nos pères. 2.0 L'Eglise n'a pas deux sortes d'ordinations ; elle dit également à tous ceux qui doivent être ordonnés, par la bouche de l'Evêque : il faut que le Prêtre bénisse, otfre , conduise , prêche , baptise: Sacerdotem oportet offerte, benedicere, prœesse, prœdicare etbaptizare. Elle dit aussi à tous : Il faut que votre doctrine serve 4e médecine au peuple de Dieu : SU doctrina vestra
spirituaiîs meâicina populo Dei. C'est aussi à fous qu'elle confère le pouvoir de remettre les péchés : Accipite Spiritum Sanctum ; quorum remiseritis peccata remittuntur efs, et quorum retinueritis retenta sunt. Or , quelle apparence qu'elle donne ce précieux talent sans avoir dessein qu'on l'emploie? Croire que, parce qu'on est simple Prêtre , on n'est pas obligé de travailler ni par conséquent d'èlre savant ,. c'est une pensée qui n'est point assurément conforme à l'esprit de l'Eglise ; car comme dans les états bien policés on n'établit des médecins que pour travailler à guérir les malades , des juges que pour exercer la judicature , des capitaines pour commander, des soldats pour combattre; ainsi dans l'Eglise on ne reçoit des Prêtres que dan3 l'espérance qu'ils exerceront les fonctions du sacerdoce. 3.° C'est que, de quelque manière qu'un Prêtre sort ordonné, et quelque simple qu'il prétende être , il y a trois points capitaux outre l'obligation d'offrir le sacrifice et la prière , qui ne demandent pas si peu de lumières que quelques-uns s'imaginent , dont il ne peut se dispenser et qui lui rendent la science absolument nécessaire. i.° Il ne peut se dispenser, étant Prêtre, de bien vivre et d'une manière digne de sa profession ;il doit donc savoir les règles de la vie ecclésiastique , et partant ne pas ignorer les saintes Ecritures et les Canons, qui en sont les sources primitives. z.Q II est obligé de soutenir et de défendre la vérité, la Foi , et la Religion , surtout si elle est attaquée en sa présence, comme il peut arriver soit par les libertins, soit même par les hérétiques: son silence ne pourroit que scandaliser les Fidèles et rendre ies autres plus insolens. Il doit donc être instruit dans la doctrine de l'Eglise, et savoir le fond des mystères d'une manière relevée. 5,° Enfin, il y a des occasions où il ne peut
éviter d'administrer les sacremens , et même le plus difficile de tous, qui est celui delà Pénitence; comme si par le chemin il rencontroit des personnes blessées à mort et qui ne pussent avoir de secours d'ailleurs. Or, ne seroit-il pas en danger de s'acquitter fort mal de ce redoutable exercice, s'il manque de science, surtout dans ces derniers momens où l'on n'a pas le loisir de consulter et où les fautes sont suivies de l'éternité , et par conséquent entièrement irréparables.
Pour l'expérience, elle nous fait assez connoître les désordres et les malheurs qui viennent de l'ignorance des Prêtres. i.° C'est par-là que les erreurs , les superstitions et les hérésies ont inondé l'Eglise dans ces derniers temps, comme toutes les histoires en font foi. 2.0 C'est de là que vient leur peu de piété dans l'administration des choses saintes , parce qu'ils n'en connoissent pas l'excellence. 3.° De là vient pour l'ordinaire leur dérèglement, parce que, ne s'occupant pas et ne trouvant pas même moyen de s'occuper, ils demeurent dans l'oisiveté qui est la mère de tous les vices. 4.° De là procède aussi l'avilissement de leur condition dont ils ignorent la grandeur et les prérogatives. 5.° De là naît le défaut de respect de la plupart des peuples, qui ne remarquent en eux que ce qu'ils voient dans le commun des hommes, ne trouvent aucun sujet de les honorer plus particulièrement : Quo~ modo enim observari potest à pnpuîis qui mhil Jiabet secretum à populo (S. Ambros.) ? 6.° De là le manquement d'instruction parmi les Fidèles, l'insensibilité pour les choses de la Religion , les âmes et les affections toutes terrestres, une vie toute païenne dans les villes, et demi brutale à la campagne. 7.0 De là , enfin , un débordement de péchés et une corrup-
tion générale. C'est pourquoi ils sont comparés au soleil , aux astres et aux autres corps qui sont les principes et la source de la lumière, et qui n'en peuvent être privés sans devenir non-seulement inutiles , mais nuisibles et monstrueux , et jeter partout la confusion ; ce qui ne peut manquer, selon la menace du Prophète, d'être suivi d'un jugement terrible et d'une effroyable damnation : Proptereà captivus ductus est populus meus, quia non habuit scientiam, et nobiles ejus interierunt famé; et proptereà dilutavit infernus animam suam , et aperuit os suum absque ullo termino ; et descendent fortes ejus, et populus ejus, et sublimes , gloriosique ejus ad eum ( Isai, 5,i3, 14.).
Examinez, après cela , si vous avez raison de faire si peu d'état de la science, d'employer si peu de temps pour l'acquérir, d'étudier avec tant de négligence , de faire si peu d'efforts pour vaincre en ce point vos répugnances , de vous persuader que n'ayant pas dessein de prendre la conduite des âmes, vous serez toujours assez savant pour dire le bréviaire et la sainte Messe. Confondez-vous d'avoir été dans ces dispositions; humiliez -vous-en devant Dieu; désirez beaucoup et demandez - lui la fidélité pour travailler à acquérir toute la science qu'il désire que vous ayez.
troisième point. Coopération. i.° Résolvez-vous de ne point vous engager dans le sacerdoce , que vous n'ayez acquis la science nécessaire. 2..0 Résolvez-vous pour cela de bien étudier et de retrancher de ces affaires, de ces visites, de ces divertissemens, de ces inutilités qui vous font perdre* la plus grande partie de votre temps. 3.° Appliquez-vous particulièrement à l'étude des choses qui regardent votre profession , comme sont
l'Ecriture-Sainte , les saints canons et les cas de conscience, retranchant toute étude ou lecture inutile.
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