‹ Entretiens et méditations ecclésiastiquesChapitre 34 sur 40 · QUINZIÈME MÉDITATION · texte numérisé non relu

QUINZIÈME MÉDITATION

Que les Ecclésiastiques doivent s'appliquer au service des peuples , et. du zèle quils doivent avoir du salut des âmes.

i.° Mettez-vous en la présence de Dieu par un acte de foi et d'adoration. 2.0 Renoncez à vos péchés et donnez vous à Jésus-Christ. 3.° Invoquez son Esprit et renoncez au vôtre.

premier point. Adoration. Considérez le zèle immense de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour le salut des âmes , et la charité toute extraordinaire avec laquelle il travaille à ce grand ouvrage; il descend pour cela du ciel en terre; il s'y applique uniquement et sans aucune interruption pendant les trente - trois années de sa vie sur terre; et après y avoir employé ses prédications , ses conversations , ses miracles , ses sueurs et ses veilles , ses larmes et son sang , il en verse enfin jusqu'à la dernière goutte sur le Calvaire , il meurt sur la croix dans la violence de ses douleurs, et , tout brûlant du zèle de leur conversion , il témoigne encore en expirant l'extrême soif qu'il a de leur salut, qui n'a pu être étanchée parce cruel martyre, et publie hautementqu'iliryarienqu'iln'aitfaitetqu'ilnesoitencoretoutprctà faire et à souffrir pour la consommation de cet ouvrage : Nihil itagratum est Deo et ita curœ , ut animarum salus , sicut clamât Paulus dicens : Quia vultomnrs hommes salvosfieri ( S. Chrysost. hom. 3. in Gènes. ;. — SitU nua salus vestra est , suis mea

redemptio

redemptio vestra ; sitio Jîdem vestram , gaudium vestrum ; plus animarum quàm corporis meLcruciatusmetenet (S.Aug. ). — Admirez la bonté infinie de ce divin Sauveur , et l'ardeur du zèle avec lequel il a travaillé pour la conversion des âmes et pour la vôtre en particulier. Adorez-le sous cette belle qualité qui lui est donnée par le Sage, d'amateur des âmes : Domine, qui animas diligis (Sap. 7,2.). Remerciezle de tout ce qu'il a fait et souffert à leur occasion. Aimez-le , louez-le et le bénissez.

second point. Communion. Tâchez de suivre ce bel exemple que Notre - Seigneur nous donne. Entrez en participation de ce grand zèle qu'il a pour le salut des âmes, et disposez - vous à le procurer par toutes les voies qui vous seront possibles. Or , pour cela vous méditerez les trois motifs suivans qui nous y engagent, et que vous trouverez assurément très-puissans pour vous convaincre de l'obligation très-étroite que vous en avez.

Le premier motif qui vous oblige à travailler avec zèle au salut des âmes est l'excellence de cet emploi ; car c'est le plus noble , le plus agréable à Dieu et le plus utile que l'on puisse avoir en cette vie. i.° C'est le plus noble ; car c'est un emploi apostolique , un emploi angélique, un emploi tout divin. Apostolique; car c'est là ce qu'ont fait les Apôtres toute leur vie. Le caractère d'un véritable Apôtre , disent les Saints, est de désirer ardemment le salut des âmes, et son emploi est de s'y livrer uniquement : Vœ mihi si non evangelizavero-, nécessitas mihi incumbit. — Cïiaracter vitœ apostolicœ , sitire salutem animarum. Omnibus omniafacius , ut omnes sahosfacerem.., Angélique ; car c'est le ministère des Anges ; et tous ces Esprits , dit l'Ecriture-Sainte , sont appliqués sans>

cesse à procurer le salut des élus : omnes surit admiiiistratorii spiritus in ministerium misd pro}>tereos qui hœrtditatem capient salutis ( ad Hebr. i , i40- Divin ; car c'est l'occupation de Dieu même ; c'est l'unique emploi de Jésus-Christ , et ainsi c'est coopérer avec lui au salut des âmes : ce qui est, dit saint Denis , la chose du monde la plus divine : omnium divinorum dwinissimum est cooperari Deo in salutem animarum. Et il n'y a point , dit saint Grégoire, de pareil office ; faire des miracles, ressusciter des morts , créer de nouveaux mondes , ce sont de grandes œuvres , mais tout cela ensemble n'approche pas de la conversion d'une seule ame ; et c'est une faveur mille fois plus grande que Dieu nous fait de nous appeler à cet emploi que s'il nous avoit associés , à lui pour la création de tout le monde , ou pour la résurrection de tous les morts :Feci ego cceîum etterram, eâdem facultate te dono ut terrant ccehtm facias : accendi ego luminaria , accende tu Mis clariora , nam potes his qui in errore sunt lumen veritatis accendere ; hominem facere justum gratumque Deo potes; vide quàm te diligam qui majora tibi faciendi tribuo potestatem ( S. Chrvsos. ).

2..0 C'est le plus agréable à Dieu de tous les emplois ; car il n'a rien tant à cœur que le salut de l'ame; il n'y a rien aussi, disent les Saints , qui soit capable de lui donner tant de joie. Cela lui plaît tellement , dit saint Chrysostôme, que quand vous feriez de très-grandes pénitences , quand vous coucheriez sur la dure et jeûneriez toute votre vie , quand vous donneriez tous vos biens aux pauvres , cela ne seroit point à comparer à ce zèle du salut des âmes ; car autant que l'ame est plus noble et plus précieuse que le corps , autant l'emploi de ceux qui travaillent au salut des âmes en

confessant, catéchisant, prêchant, est relevé audessus de ceux qui soulagent les corps par les grandes aumônes. Oh 1 que vous seriez soulagés , si vous-aviez donné plusieurs milliers de pistoles pour aumônes ! or, vous faites bien davantage lorsque vous vous employez au salut des âmes. Vous agréez même davantage à Dieu dans ce zèle des âmes, que si vous faisiez des miracles; car jamais, dit saint Chrysostôme , Moïse ne plut tant à Dieu au milieu de tous les prodiges qu'il opéroit , que lorsque, transporté de ce zèle des âmes , il intercède pour le peuple avec cette charité si ardente qui lui fait dire : Aul àimitte eis noxam , aut si nonfatis, clele me de libro quem saipsisti. C'est là le chef-d'œuvre de son amour. La raison se tire f i.° de l'amour que Dieu a pour notre ame; car comme elle est sa chère et bien-aimée possession , on ne sauroit lui donner plus de joie que de l'aider à la rendre à jamais bienheureuse. 2..0 C'est que par ce moyen on fait fructifier les mérites de Jésus-Christ en les rendant utiles aux aines au salut desquelles on contribue. 3.° C'est que par-là on donne à Notre- Seigneur la plus forte preuve d'une grande charité , en s'exposant soi-même pour le bien de ses frères, qui est le degré d'amour que Notre - Seigneur demande à saint Pierre avant de lui donner cet emploi , et qui est aussi le plus illustre témoignage qu'on puisse lui en donner en cette vie.

3.° C'est le plus utile de tous les emplois , et son utilité paroît en ce que cela nous fait croître en vertu, en grâce et en gloire. En vertu ; car la vertu nonseulement s'entretient, mais s'accroît par l'action et l'exercice. Les Prêtres , dit saint Clément d'Alexnndrie , connoissent et donnent une eau d'autant meilleure , que plus on en tire et plus on y puise , plus

elle est claire ; que si l'on n'en tire point , l'eau croupit et se corrompt bientôt, en sorte qu'elle devient puante et engendre mille ordures et mille corruptions. De même en est-il d'un couteau: quand on s'en sert, il demeure toujours luisant; quand on ne s'en sert plus, il se rouille. Le feu ne perd rien à brûler, mais au contraire il gagne et s'accroît davantage. Nous voyons même dans les sciences humaines, que ceux qui enseignent les autres apprennent beaucoup en enseignant , et que c'est un des meilleurs moyens pour se rendre capable. Il en est de même dans la science du salut et de la perfection. En grâce ; car c'est à ceux qui travaillent à la communiquer aux autres , que Notre-Seigneur en donne en abondance. C'est à eux , dit saint Chrysostôme , que convient particulièrement ce dire de Notre-Seigneur : Date , et dabitur vobis , donnez , et on vous donnera; et ce qui est dit ailleurs , que l'ame de celui qui fera du bien au prochain sera engraissée , et que ceux qui rassasient et enivrent les autres de l'amour de Dieu par ses divines faveurs, ce sont des nourrices des enfans du prince , qui sont nourries des meilleurs mets de sa table , afin que leur lait en soit plus excellent. En gloire ; car elle est promise abondante à ceux qui s'appliquent fidèlement à cet emploi. Ceux, dit le Sage, qui prêchent Jésus- Christ et qui enseignent aux hommes le chemin du salut, auront la vie éternelle; et ailleurs : ils brilleront comme des étoiles dans de perpétuelles éternités. Et cette haute gloire que Jésus - Christ même possède dans le ciel, n'est, au dire même de saint Paul, que la récompense de ce qu'il a travaillé et donné sa vie pour le salut des âmes. Jugez donc quelle est la gloire qui est préparée à ceux qui l'imitent dans cet emploi. Le second motif qui doit nous engager à embrasser

cet emploi de travailler avec zèle au salut des âmes , est l'obligation particulière que vous en avez comme Ecclésiastique ; obligation que vous pouvez tirer de trois principes : i.° de l'institution ecclésiastique ; 2.° du précepte et de l'usage de l'Eglise ; 3.° des chàtimens de ceux qui y manquent.

i.° L'état ecclésiastique est particulièrement institué pour ce dessein , et c'est pour cela particulièrement que Dieu a fait les Prêtres. Ils sont , dit saint Paul , choisis d'entre les hommes, afin de prier pour leur conversion et afin d'offrir des sacrifices pour leurs péchés. Ce sont des ministres éta1 'is pour dispenser ses àacremens et annoncer sa parole ; ce sont des pasteurs, des capitaines , des juges, des médecins et des pères. Tout cela demande qu'ils s'appliquent particulièrement à servir les âmes*, que s'ils y manquent, dit saint Léon , avec quelle conscience peuvent- ils prétendre à la qualité de Prêtres, et aspirer à cet état du sacerdoce où l'on n'est pas pour soi , où l'on ne vit pas pour soi, mais pour les autres ; et où , dit saintThomas, on doit exprimer Dieu , non-seulement selon ce qu'il est en lui - même , mais autant qu'il influe dans sa créature. Ainsi l'état ecclésiastique dans son institution demande que l'on travaille au salut des âmes.

.2.° Le précepte, l'usage et l'esprit de l'Eglise le demandent très - particulièrement ; car elle donne ce zèle et cet emploi comme une marque de ses bons ministres. Pendant fort long - temps elle n'a ordonné jamais personne que pour ce ministère et pour travailler en quelque Eglise. Elle défend même encore à présent d'en recevoir aucun qui ne lui soit utile. En un mot , elle ne veut point de serviteurs qui ne fassent rien , et elle défend d'en recevoir d'inutiles.

S.0 Les chàtimens des Prêtres qui ne travaillent

point pour le salut des âmes doivent nous y engager. Malheur à moi , dit saint Paul , si je ne travaille ; et c'est ce que tous les Ecclésiastiques ont raison de dire. Malheur, i.° en ce que Dieu les ayant chargés des âmes , il leur en fera rendre un jour un compte terrible; car, dit saint Chrysostôme , si des maîtres et pères de famille font rendre un compte si exact à ceux qui ne sont chargés que de leurs affaires temporelles, quel compte Dieu ne fera -t -il point rendre aux Prêtres qui sont chargés par leur état de travailler à la sanctification des âmes , et auxquels il confie le soin de leur salut ! sanguinem autem animarum de manu vestrâ requiram.W est infiniment libéral quand il donne, mais il est infiniment sévère quand il redemande : dentem pro dente , oculum pro oculo , animam pro anima. Malheur, en second lieu , en ce qu'ils seront punis au jour du jugement suivant ce qu'ils auront fait touchant cet emploi. Le chrétien , dit saint Chrysostôme , sera puni pour n'être pas sanctifié ; mais le Prêtre sera puni pour n'avoir pas sanctifié les autres; le chrétien, pour ses propres actions, le Prêtre, pour celles des autres; le chrétien , pour ce qu'il a manqué de faire en son corps , le Prêtre , pour ce qu'il a manqué de faire au corps de Jésus-Christ ; de sorte que si les chrétiens qui n'ont pas eu soin de glorifier Dieu en leurs corps ne doivent attendre que de terribles châtimens , de quelles rigueurs Notre- Seigneur ne punira-t-il point les Prêtres qui ne Pont point voulu faire glorifier en son corps qui est l'Eglise, et les Fidèles qui n'ont point voulu travailler à les sanctifier ! Autant d'ames qui se seront perdues par leur faute, par leur négligence et par leur oisiveté , ce seront autant de voix de sang qui crieront vengeance contre eux; maïs d'une manière effroyable; et ce seront

autant de sujets d'une nouvelle peine et d'une nouvelle, d'une effroyable damnation , en sorte que, si on le peut dire, l'aine d'un Prêtre sera autant de fois damnée qu'il y aura dames perdues qu'il auroit pu soustraire, qu'il auroit pu rappeler à Dieu, qu'il auroit pu sanctifier par l'administration des sacremens, par la prédication de la parole de Dieu , par ses avis , ses conseils, ses bons exemples, ou par quelqu'autre manière. Quelle épouvantable damnation! Malheur, en troisième lieu , en ce que même dès celte vie Dieu les châtie horriblement pour cette négligence ; car de là viennent les délaissemens de Dieu , les abandons , les soustractions des grâces , les déréglemens et les dé" sordres qui surviennent, la paresse, les inquiétudes et scrupules, et mille autres peines qui suivent la malédiction que Dieu prononce contre les prêtres qui ne font rien. Approfondissez bien ces considérations, car elles vous feront bien connoître l'obligation que vous avez, comme Ecclésiastique , de travailler à convertir les âmes et de contribuer à leur salut.

Le troisième motif qui doit nous obliger, mais trèsétruitement, à travailler à cet emploi, est le peu d'Ecclésiastiques qui s'y appliquent. Car c'est une chose étonnante de voir qu'il y en ait à présent un si grand nombre dans l'Eglise, et qu'il y en ait pourtant si peu qui y travaillent. Jamais plus de Prêtres , dit saint lîernard , mais jamais moins d'ouvriers: des paroisses désertes, des villes incultes, des diocèses à l'abandon , des provinces entières dans le délaissement des choses du salut , et presque partout des peuples dans la dernière ignorance, et des âmes qui se perdent pour n'avoir pas les instructions et les secours nécessaires ; c'est de quoi vous ne sauriez douter. Or, sur ce fondement, pensez à ces trois fertiles

3cj2 ENTRETIENS

réflexions. La première , combien il y a d'ames an monde qui se perdent et qui se damnent tous les jours, faute de secours et pour n'avoir pas de bons Prêtres qui travaillent avec zèle à leur salut. La seconde, combien il y en a entre ce grand nombre qui sont véritablement dans l'extrême nécessité, et qui ne peuvent trouver de secours ; combien qui demandent du pain , et qni ne trouvent personne qui leur en donne La troisième, si l'on est obligé de secourir et de donner l'aumône à ceux qui sont dans l'extrême nécessité corporelle , et cela sous peine de péché mortel , sous peine de se rendre coupable de leur mort, sôus peine de damnation^ éternelle , comme tous les docteurs en demeurent universellement d'accord, que ne doit-on point dire de l'extrême nécessité spirituelle, et comment pourrez-vous vous trouver innocent devant Dieu, comment pourrez-vous vous excuser à son jugement , comment éviterez-vous votre condamnation , si vous ne vous employez pas autant que vous pouvez à retirer ces âmes de leurs misères , et à travailler à leur salut?

Jusques à présent vous aviez peut-être cru que cela ne vous étoit que de conseil , que le commandement n'étoit que pour ceux qui avoient quelque cure , quelque bénéfice à charge d'ames, ou qui étoient attachés à quelque église ; que parce que vous n'en aviez point de la sorte, vous n'étiez point dans cet engagement ; que c'étoit assez de dire votre bréviaire et la sainte Messe, et d'ailleurs de ne point offenser Dieu , et de ne point donner de scandale. Confondezvous de vos sentimens et dispositions passées ; humiliez-vous-en devant Dieu , et demandez-lui le zèle des âmes , la fidélité et le courage nécessaires pour

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vous appliquer toute votre vie à travailler à leur salut.

troisième point. Coopération. i.° Résolvez-vous de considérer dorénavant les occasions de travailler au salut des âmes comme une des plus grandes faveurs que Dieu puisse vous faire , et tâchez de vaquer à cet emploi de la manière que votre condition , vos talens, vos forces et l'avis de votre directeur vous feront connoitre que Notre-Seigneur le désire de vous , sans que vous vous découragiez pour les fautes que vcus pourriez y commettre. Car en travaillant avec amour vous ne laisserez pas d'être plus agréable à Dieu au milieu de vos fautes, à cause de la charité qui les couvre, que si vous demeuriez oisif. 2.0 Voyez en particulier ce que vous pouvez faire pour sauver quelques âmes, et résolvez-vous de l'entreprendre avtc coeur. Si vous ne pouvez pas prêcher, ne pourriezvous pas au moins catéchiser, confesser , administrer quelqu'autre sacrement ; visiter les hôpitaux , y donner quelque petit mot d'instruction et de consolation aux malades ? Eu un mot , tâchez de faire pour cela ce que vous pouvez , au lieu de vous appliquer à une infinité de choses inutiles ou dommageables. 3.° Si vous n'êtes pas encore en état de vous occuper de ia sorte, et que vous ayez encore besoin de passer quelque temps à l'étude pour vous disposer à cet emploi , prenez garde à quatre choses. La première, de bien employer tout le temps que vous avez. La seconde, de n'étudier que ce qu'il faut pour cela, et ce qui peut vous être utile pour travailler au salut des âmes. La troisième , aussitôt que vous en saurez assez pour cela , et que vous reeonnoitrez par l'avis de votre directeur la volonté de Dieu qui vous porte au travail, de ne point écouter ni l'oisiveté qui pourroit vous en dé-

tourner, ni la curiosité naturelle qui pourroit encore vous porter à étudier davantage, mais de vous y sacrifier de tout votre cœur. La quatrième, en attendant que ce temps de travail soit venu , tachez de procurer toujours le salut de toutes les âmes que vous pourrez , par toutes les voies qui vous seront possibles dans votre état et selon le temps présent. Vous 'en trouverez beaucoup d'occasions: un petit mot de Dieu à propos dans une conversation , une vérité de l'Evangile, une pratique de perfection fortement appuyée, un désaveu de cette méchante maxime, un petit mot au pécheur , une communion pour un autre, un bon exemple à tous.

Pvemerciez... Priez... Offrez...

bouquet spirituel. Sidiligis me^pasce oves meas; poterat dicere : Si me amas , Petre , jejunia exerce^ super nudam humum dormi, vigila continente?' *, injuria pressis patrocinare , orphanis patrem te exhibe; nunc verb prœtermissis omnibus his , quidnam iUe ait l Pasce oves meas (S. Chrysost. ). — Si me diligis , non te pascere cogita , sed oves meas; sicut meas pasc? , non sicut tuas; gloriam meam in eis quœre , non tuam ; îucra mea , non tua ( S. Aug. ). — Beatus ille servus quem cùm venerit Dominus , imenerh siefacientem.

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