‹ Entretiens et méditations ecclésiastiquesChapitre 37 sur 40 · DIX-HUITIÈME MÉDITATION · texte numérisé non relu

DIX-HUITIÈME MÉDITATION

Du bon usage que les Ecclésiastiques doivent faire de leurs biens.

i.° Adorez Dieu que la foi vous découvre ici présent. 2° Unissez-vous à Jésus-Christ et renoncez à tout vousmême. 3.° invoquez son Esprit, et renoncez au vôtre.

premier point. Adoration. Adorez Notre - Seigneur Jésus-Christ vous iustruisant avec une charité toute particulière de l'obligation de faire un saint usage de vos biens. Non - seulement il vous en donne Kavis dans l'Evangile : Faites , dit - il , des aumônes du bien que vous avez : quod superest date eleemosynam. Employez vos richesses en bonnes œuvres ; faites-vous-en des amis pour le ciel ; non-seulement il promet de grandes récompenses à ceux qui suivront cet avis, le pardon de leurs péchés, la sainteté, le paradis : redime vvquitates tuas misericordiîs pauperum ( Dan. 4, 24. ). Benejicentiœ etcommunionis

nolite ohlivisci; talibus enim hostiis promereiur Deus (Heb. i3 , 16. ). Venite, benedicti Patris mei, possidete regnum, etc . esurivi enim , et dedistis milii manducare ( S. Matth. 22.) ; mais encore il fait connoître les châtimens de ceux qui n'y seront pas fidèles ; car il propose plusieurs paraboles sur ce sujet , et dans toutes, selon la remarque de saint Chrysostôme celui qui n'a pas bien usé de son argent est puni. Les vierges , dit ce Saint , n'ont pas ravi le bien d'autrui , mais ils n'ont pas donné le leur ; celui qui cache son talent dans la terre n'a pas dérobé ce qui étoit à un autre , mais il a manqué à faire profiter ce qu'on lui avoit mis entre les mains ; et ceux qui n'ont rien donné à celui qui avoit besoin de pain , ne sont pas tourmentés pour avoir usé d'exactions et de rapines , mais parce qu'ils n'ont point fait part de leurs biens aux nécessiteux... Après tout il déclare que c'est la grande source de la damnation des réprouvés. Remerciez ce divin Sauveur de cette importante leçon qu'il vous donne , et rendez-lui vos autres devoirs dans la vue de la bonté qu'il a pour vous et des soins particuliers qu'il prend de vous instruire.

second point. Communion. Pour faire connoitre plus en détail l'obligation que vous avez de faire un saint usage de vos biens, et d'employer en bonnes œuvres tout ce que vous pourrez de votre revenu , et même des fruits de vos travaux , arrêtez - vous avec attention aux trois réflexions suivantes; elles vous fourniront trois puissans motifs pour vous en faire connoître l'importance.

La première regarde les grands besoins qui sont à présent dans l'Eglise, à quelques-uns desquels vous pourrez assurément remédier , si vous employez pour cela une partie de votre bien. Approfondissez un peu

cette première réflexion , et voyez combien de personnes qui se perdent , combien de créatures qui s'abandonnent, combien de catholiques qui se pervertissent , combien de Fidèles , en un mot , qui se damnent par la tentation de la nécessité , et tout cela parce qu'ils n'ont pas de quoi se retirer de la misère. Il y a des royaumes entiers dans l'aveuglement , de grandes provinces dans l'ignorance , des villes considérables dans le désordre , des diocèses dans l'abandon total 7 pour ne pas y trouver de quoi entretenir de saints Prêtres, y envoyer de fréquentes missions , y retenir de bons curés. Ne voit-on pas même partout quantitéd'Ecclésiastiques ignorans , paresseux, vicieux, qui sont à scandale à l'Eglise non-seulement par un fonds de libertinage qui les dérègle, mais pour ne pas trouver des communautés qui soient assez fondées pour les recevoir, et qui aient assez de revenus pour faire cette dépense ? Ne voit-on pas, d'ailleurs, dans beaucoup de lieux , quantité de paroisses délaissées , d'Eglises très-mal servies ou tout-à-fait abandonnées , des lieux saints tellement négligés qu'à peine sont-ils en état, par un excès de pauvreté , qu'on puisse y faire les saints offices et y célébrer les adorables mystères , et où même Jésus - Christ se trouve dans un état qui fait horreur ? Enfin , combien de grandes œuvres qui pourroient remédier à une partie de ces désordres , demeurent sans succès! Combien de saintes entreprises qui échouent ! Combien d'admirables desseins qui ne sauroient éclore pour n'y avoir personne qui veuille contribuer à la dépense et fournir aux frais qui y sont nécessaires ! Je ne parle point en détail du soulagement des pauvres dans leurs nécessités corporelles qui sont extrêmes : les spirituelles sont encore plus touchantes ; vous en voyez assez tous les jours, vous

n'en savez que trop et des unes et des autres: il est impossible que vous en doutiez , pour peu que vous vouliez y faire attention. Or , il est impossible aussi que vous doutiez que vous pourriez aisément remédier à une partie de ces désordres , et suffire au moins à quelques - uns de ces besoins , si vous vouliez y employer une partie de votre bien. Car , enfin , qu'est-ce qui vous empècheroit de donner quelque chose dans une paroisse pour y avoir un saint ciboire , pour y acheter quelques omemens, pour aidera y entretenir un bon Piètre , pour y avoir un maître décole , pour y faire une mission , pour y assister les pauvres , pour y secourir les abandonnés , pour y avoir soin des misérables.^ Si vous ne donnez que du pain t dit saint Grégoire de Nice, un autre pourra donner idu vin , un autre un habillement ; ainsi la nécessité qui ne pouvoit être soulagée par le secours d'un seul , cessera au moins par la charité de plusieurs. Moïse imême , continue ce Saint, ne reçut pas d'un seul homme , mais de tout le peuple, ce qu'il employa au tabernacle. Les uns donnèrent de l'or, les autres de l'argent , selon qu'ils étoient plus ou moins riches , et les pauvres même donnèrent des peaux : pauperes vsrb vel pelles , vel pilos caprarum. Si dans les nécessités pressantes on ne voit pas que tout le monde .contribue de la sorte , et qu'ainsi on ne puisse pas remédier à tous les besoins de l'Eglise , du moins y aura-t-il quelqu'un de soulagé par ce que vous donmerez. Ainsi laissez faire les autres; mais, soit qu'ils contribuent ou qu'ils ne contribuent pas , voyez toujours ce que vous pouvez faire de votre part, c'est la première réflexion à laquelle vous devez vous arrêter, il y a des besoins auxquels vous pourriez remédier en y donnant de votre bien ; pensez-y sérieusement.

Mais ensuite pour une seconde réflexion , méditez bien que si vous pouvez remédier à quelqu'une de ces misères en donnant une partie de votre bien , comme vous ne doutez pas que vous ne le puissiez , vous êtes obligé de le faire , et vous ne sauriez vous en dispenser sans péché. Approfondissez bien cette seconde ré flexion. Or , voici trois ou quatre fondemens qui vous y serviront, et auxquels vous pourrez vous arrêter i.° Quand la misère du prochain est extrême , et qu'on peut y apporter quelque remède , tous les saints Pères , tous les docteurs, tous les casuistes uni versellement demeurent d'accord qu'on est. obligé sous peine de péché de le secourir. Pour lors l'assistance qu'on lui donne n'est plus simplement de conseil , elle est de précepte ; ce n'est plus seulement une œuvre de miséricorde , c'est une action de justice ; ce n'est plus une œuvre de subrogation , c'est une œuvre d'obligation , c'est-à-dire, en un mot, qu'on ne peut y manquer sans crime : Si non pavisti , occidisti C S. Aug. ). Saint Jean le dit en termes formels ; c'est un article de foi : Qui habuerit substantiam liujus mundi, etvidtrit fratrem suum necessitatem habere, et clauserit viscera sua ab vo , quomodb charitas I)ei manet in eo ( 1. S. Joan. 3, 17. ) ? Or, vous demeurez d'accord que dans le temps où nous sommes il y a des misères et des besoins extrêmes dans l'Eglise, auxquels même vous pourriez remédier en y employant votre bien ; la réflexion précédente ne vous permet pas d'en douter, et vous n'en connoissez que trop de cette nature ; avouez donc que vous êtes coupable , si vous ne l'employez pas à ce dessein , et si vous manquez d'en faire un saint usage. z.° L'obligation en est d'autant plus étroite, que ce ne sont pas ici seulement des misères corporelles, mais il y en a

beaucoup de spirituelles , dont le soulagement est d'une obligation d'autant plus grande , que l'ame est plus noble que le corps , la grâce plus excellente que la nature , la vie divine plus relevée que la vie naturelle. Si donc dans une extrême misère corporelle qui n'est pourtant que naturelle , q ai ne fait souffrir que le corps , qui ne peut le priver que d'une vie misérable, on est obligé néanmoins d'y apporter tout le soulagement que Ton peut, que sera-ce de le refuser dans les misères spirituelles qui vont à tourmenter Pâme, à lui ravir la grâce , à étouffer sa vie divine ! Jugez de ce que peut être ce crime au jugement de Dieu. 3.° Ou votre bien est un bien d'Eglise , ou quelqu'autre bien. Si c'est un autre bien , soit que vous l'ayez eu par succession , soit que vous l'ayez acquis par vos travaux,vous ne l'avez , à le bien prendre, qu'en dépôt ; vous n'en êtes que le dispensateur, Dieu seul en est toujours le premier maître ; et s'il vous le donne, c'est, dit saint Chrysostôme, et avec lui tous les saints Pères , avec cette condition , qu'après en avoir pris ce qui est nécessaire pour vous et pour votre famille si elle est dans le besoin , vous donnerez le reste aux pauvres , vous en secourrez les misérables , vous en assisterez l'Eglise dans ses besoins; en un mot, c'est à la charge que vous l'emploirez en bonnes œuvres ; et si vous vous persuadez, dit ce Saint , qu'il n'y ait que les biens ecclésiastiques qui portent cet engagement , et que Dieu vous les ait donnés à cette charge , vous ne connoissez pas bien ni les desseins de Dieu qui vous les donne , ni vos propres obligations. Il faut en faire un saint usage ; et si vous ne les employez de la sorte, sachez qu'il n'y a pas moins de mal, dans le sentiment des saints Pères , à ne pas revêtir un homme nu , quà lui dérober son vêtement, à ne pas lui donner le

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pain qui lui est nécessaire , qu'à lui ôter celui qu'il a, en un mot , à ne pas vouloir lui donner ce qui lui appartient, qu'à le lui enlever contre sa volonté : comme votre bien vous est donné à condition de le donner dans les grands besoins , le superflu en appartient aux pauvres , aux misérables , à l'Eglise ; en sorte que si vous le refusez', vous commettez , disent les Saints , une injustice, un larcin, une rapine, et, selon saint Grégoire de Nice, vous êtes un tyran , un inhumain , un barbare , un cruel, ou plutôt une bête farouche, carnacière, insatiable , plus avide, plus impitoyable que les bêtes. Que si vos biens sont des biens ecclésiastiques , il est constant que si vous ne les employez pas en bonnes œuvres , outre les crimes que nous venons de dire , vous y ajoutez encore le sacrilège. Car ces biens sont le patrimoine de Jésus-Christ , le revenu du crucifix , Phéritage des pauvres , comme les nomment les Saints , ce que l'Eglise exigeoit autrefois avec une telle exactitude et une si grande rigueur , qu'elle ne vouloit pas même que les Ecclésiastiques qui avoient du patrimoine se servissent pour leurs besoins des biens de l'Eglise, parce qu'elle les regardoit uniquement comme le bien des pauvres pour l'usage desquels ils dévoient être employés. Enfin, de quelque nature que soient vos biens , étant vous-même Ecclésiastique , i.° vous devez être comme les nuées, c'est la comparaison même de l'Ecriture. Or, les nuées, dit saint Grégoire , ne retiennent point l'abondance des eaux dont elles sont pleines ; mais elles la répandent sur la terre dans ses sécheresses et ses besoins. 2..0 Vous devez être comme des fontaines publiques où chacun puisse puiser selon ses besoins. 3.° Vous devez être enfin comme les époux de l'Eglise , les pères des peuples : secourir votre épouse dans ses besoins , et assister

vos enfans dans leurs misères. Voyez après cela si l'obligation que vous avez de faire un saint usage de vos biens n'est pas considérable et plus grande que vous ne pensez ; c'est la seconde réflexion que vous devez faire.

La troisième réflexion est que non - seulement vous pouvez remédier à ces grandes misères et à ces extrêmes besoins que l'on voit à présent de toutes parts , comme vous l'avez aperçu dans la première réflexion ; nonseulement le pouvant vous le devez , comme vous venez d'apprendre dans la seconde ; mais le pouvant et le devant, vous serez étrangement puni au jugement de Dieu , si vous ne le faites pas ; c'est ce que vous devez considérer à présent. Car, i.° tous les pauvres, tous les misérables , tous les nus , tous les nécessiteux que vous pourriez assister et que vous n'aurez pas secourus, se trouverontdevant le tribunal redoutableet demanderont justice à Dieu contre vous; ils crieront: Vengeance, justice , point de miséricorde à celui qui n'a point voulu en faire pendant sa vie. Oh ! que ces cris seront à redouter, lorsqu'ils seront portés devant le tribunal et aux oreilles d'un Juge offensé en ses membres, qui dit qu'il écoute les cris des pauvres et les désirs des misérables , qui proteste qu'il ne fera point de miséricorde à celui qui n'aura point voulu la faire. En vain» dit un Père de l'Eglise , les péchés accusent devant le tribunal de Dieu celui que le pauvre excuse : Sine causa peccata accusant quem pauper excusât ; niais en vain aussi toutes nos bonnes œuvres nous environnent à la mort, et en vain paroitront-elles devant le tribunal de Dieu pour nous défendre , si les pauvres que nous n'aurons pas secourus y sont pour crier justice contre nous et demander vengeance. 2.0 Il y aura dautant plus de sujet de craindre pour

nous , si nous ne faisons pas un bon usage de notre bien pendant la vie , que tous ces cris se feront contre nous, sans qu'il y ait personne qui parle en notre faveur et qui entreprenne notre défense : ISullus erit qui dicat : Domine , dignus cui ignoscas ; dilexit enim gentem nostram , et ecclesiam ipse œdi/icavit nobis. ISullus miserebitur ei qui non est misertus, Defensor et intercessor nusquàm ullus apparet. 3.° Il se trouvera même abandonné par sa propre conscience, sans avoir aucune excuse, ni même aucun prétexte pour se défendre. Les laïques ont leurs familles qu'ils veulent établir, des affaires qu'il faut terminer, des charges qu'il faut soutenir et qui les obligent quelquefois à des dépenses extraordinaires; ainsi ils ont souvent quelque prétexte d'amasser de Pargent et de ne pas le dépenser aisément; ceux même qui en font un mauvais usage l'emploient souvent à des festins, en des meubles, en des vanités qu'ils croient nécessaires pour soutenir l'éclat d'une famille , pour gagner des amis , pour avoir du crédit dans le monde, pour y conserver la réputation à leurs enfans ^ et néanmoins, si , pouvant secourir les misérables, ils ne le font pas, ils seront inexcusables devant Dieu: que sera-ce donc d'un Ecclésiastique qui est seul, qui n'a ni enfans, ni famille, qui n'a point de charge, et qui doit n'établir sa réputation que sur la croix et la pauvreté du Fils de Dieu , dont il doit faire toute sa gloire? En vérité, ne seroit - il pas toutà-fait inexcusable? et que peut-il attendre autre chose, si ce n'est qu'on prononce contre lui cette terrible sentence : Ite in ignem œlernum; esurivi, et non dedistis mihi mandacare, etc. Judicium sine mistricordia ei qui non fecit misericordiam. Qud

mensurct

mensurâ mensi fueritis , eadem remetietur vobis (S. Luc 6.).

Craignez ce jugement terrible qui est réserve à ceux qui ne font pas un bon usage de leurs biens. Voyez si , par une trop grande épargne , et pour vouloir vous enrichir et amasser de l'argent à vos proches , ou si par des dépenses inutiles et superflues, ou pour ne pas assez épargner, vous n'êtes pas en danger de le subir un jour , si vous ne changez de conduite. Confondez- vous devant Dieu d'avoir si mal employé votre bien dans votre vie passée, et demandez-lui la grâce d'en mieux user à l'avenir.

troisième point. Coopération. i.o Résolvez-vous de ne plus faire aucun amas d'argent , ni aussi aucune dépense inutile, afin de donner aux pauvres, et d'employer en bonnes œuvres tout votre superflu ; il n'est pas à vous , et en Je donnant ainsi , vous ne donnerez que ce que vous devez. 2° Examinez un peu en détail votre dépense , afin de voir ce que vous pourriez en retrancher. Car souvent on couvre d'une apparente nécessité ce qui , étant bien examiné , paroit évidemment n'être qu'une pure superfluité. Voyez en particulier dans votre nourriture , dans votre vêtement , dans vos meubles, dans vos domestiques , dans vos divertissemens , ce que vous en pourriez retrancher. Vous y trouverez peut-être plus de superflu que vous ne pensez ; mettez-le de côté , non pas pour le garder , ou pour en enrichir vos parens , mais pour l'employer en bonnes œuvres. 3.° Tachez de contribuer particulièrement aux œuvres plus délaissées , plus pressées , et dont le fruit vous paroitra plus considérable.

Remerciez Dieu des grâces qu'il vous a faites dans l'oraisou. Demandez pardon des fautes que vous y avez commises. Demandez-lui la grâce d'accomplir vos re'solutions. Enfin , mettez le tout entre les mains de la trèssainte Vierge.

bouquet spirituel. Bonus pastor animant suam

ponitpro ovibus suis; qui non dat pro ovibus suis

substantiam suam , quomodb pro iis daturus est

animam suam ( S. Greg. ) ? — Quidquid habent cle-

rici pauperum est ( S. Hieron. ). — Clamant nudi,

clamant famelici; conqueruntur et dicunt : nostrum

est quod ejfunditis ; nobis crudeliter subtrahitur

quod inaniter expenditis. Et nos enim Dei plas-

malio , et nos sanguine Christi redempti sumus.

Nos ergb fratres vestri: videte quale sit de f rater n a

portione pascere oculos vestros. Vita nostra cedit

vobis in superfluas copias. Nostris necessitati-

bus detrahilur quidquid accedit necessitatibus

vestris... Jumenta gradiuntur onusla gemmis , et

nostra non curatis crura nuda caligulis. Et pau-

peres modo quidem coram Deo tantùm , cui corda

loquuntur. Cœterùm in futuro stabunt in magna

constantia adversùs eos qui se angustiaverunt ,

stantepro eis Pâtre orphanorum etjudiceviduarum ;

i;j>ius enim tune vox erit : quandiù non fecistis uni

de Jus minimis meis , nec mihi fecistis (S. Bcrn.

ad Hoirie. Sernon. Ep. 2 , c. 2. ).

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