‹ Entretiens sur la grammaireChapitre 15 sur 52 · LES NOMBRES · texte numérisé non relu

LES NOMBRES

Comme vous, nous avons deux nombres, le nngulter et le pluriel; les Grecs avaient de plus le duel pour marquer la dualité.

Les noms commune qui conviennent à chaque individu d'une espèce prennent les deux nombres. On les met au fiôngulier, quand on les applique à un seul individu : Ce roi est dément. On les met au pluriel, quand on les applique à plusieurs : Les rois sont ambitieux ; les hommes sont mortels.

Le nom propre ne sert qu'à nommer un individu : il est donc toujours employé au singulier. — On dit les Bourbons, monsieur. — Oui, madame, mais Bourbon n'est pas ici le nom d'un individu, c'est le nom d'une classe, il en est ainsi des Césars et même des Henris. — > Vous avez parmi vos écrivains deux Corneille, deux Racine, et deux Rousseau. — Oui, ce sont là des noms propres : ne les écrivez pas au plurieL — Les Racines et les Oomeilles sont rares. — Oui, madame, nous n'avons pas dans ce siècle des poëtes tragiques comme eux. Vous voyez bien que nous parlons ici d'écrivains qui ressemblent à Corneille et à Racine, par conséquent ces noms propres sont employés comme des noms communs et s'écrivent au pluriel.

Par exception, il y a des substantifs communs qui n'ont pas de pluriel, et d'autres qui n'ont pas de singulier.

68 ENTKETIENS SUR LA GBAMMAIRB.

N'ont pas de pluriel :

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