CENT SEIZIEME ENTRETIEN
ée*ou cristallisée, de sorte qu'il ne faudroit à Tin- ;eur de ces bulles que des cristaux parfaits pour en e des géodes; mais l'eau manque dans ce petit pro- , et la pression pour TéchaufTer au point nécessaire ■r ^'unir à la silice.
Le jeune de L, Ces bulles seront naturellement mées par un peu d'humidité que contenoit le grès, nidité qui a dû se changer en vapeurs par l'action feu.
Mr. de P. Les lits de basalte, posés les uns sur les res, sont des déjections successives ; et si vous sup- ;ez aue ces déjections onfeu lieu tantôt rapidement 36 après l'autre, tantôt à des époques plus ou moins ignées et dans différents périodes de la précipitation lérale, vous concevrez que le basalte doit se trouver
immédiatement sur du basalte, là séparé par des iches étrangères de différentes espèces. Des terres caires, argileuses, marneuses, forment ordinaireqnent \ couches intermédiaires,
La variété des figures prismatiques de Basalte s'exque par les différents degrés de chaleur que la masse éprouvés dans le foyer du volcan, et l'inclinaison des iures de certains lits par un dogré inégal de mollesse
lit précédent sur le quel le second se répand avant e le premier ait acquis toute sa consi&tence. Aussi n observe à la base de ces lits inclinés dés refoulemSy des cassures, des débris du lit inférieur.
Mr. dey. Que pensez-vous de ces couches interidiaireS) étrangères, qur séparent Ici liis de basalte?
{ j 3g8 CENT SEIZIBMB EHTREn^N.
i ,. SoDt««Iles aufsi des productions rolcaniquei
l '1 dépôts du procès général de la précipitatioo ?
Mr. de P. Je Tignore; je ne sais pas m superficie de ces couches intermédiaires est 2 lit superposé de basalte ou si l'on observe ds sures de superposition des cassures et des < d'autres vestiges de l'action volcanique.
lUt, de L. Je ne m'accommode pas de ponse.
'î Mr. de P. Moi non plus. Mais que fi
reste il s'agit ici de savoir si vous êtes satisi théorie du basalte.
Mr. de L. Je le suis assurément et je ni sirer que d'apprendre si les Géognostes le s lement.
Mr. de P. Aucun d'eux ne doute plus au delà volcanité du basalte, quoique l'on ait i]< citer les preuves que j'en ai fournies déjà il dans ma Physique de la Terre.
Mr. de V. Vous nous expliquez la forin tant de grandes de roches par la combinaison tion volcanique avec le priucipe de la précipit nërale; mais vous ne nous dites rien sur lei masses cristallines qu'on nomme pierres pr quoique ce sujet, comme appartenant à la cr tioui seroit fort du goût de madame deL. C se sont-elles formées?
ilf r. de P, Je ne puis vous dire autre choj
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sufeti sinon que je les regarde comme de petites masses de silice, d'alumine ou d'autres terres, mêldes plus ou moins à des oxides de métaux colores, et travaillées par Teau et Taction volcanique. Elles apparticnnont aux géodes et sont de petits morceaux séparées de gangue, ou bien ce sont des cristaux formés dans l'intérieur des roches déjettées par les volcans. Plus ces productions Tolcaniques sont simples dans leur composition, plus elles méritent le titre de pierres précieuses.
Mde. de L. Comptez-vous aussi les diamans au nombre de ces productions ?
Mr. de P. Assurément*
Mde. deLi. Mais vous nous avez appris que le dia-^ mant n'est pas une pierre ^ mais une substance combustible, composée entièrement de carbone et d'un peu d'hydrogène. Comment viendrez-vous à bout de la Composer dans le sein d'un volcan ?
Mr. de P. Comme il ne s'agit que d'une hjpo«^ thèse très plausible, je veux l'entreprendre^ Résumons pour cet effet les connoissances que nous avons sur ce précieux minéral. Sa composition chimique est, d'après l'analyse deBerthollet, la même que celle du char^^ bon, et mes expériences ont prouvé qu'il a la même pesanteur spécifique. En outre le charbon et le dia* mant n'ont pas de couleur et ne se distinguent, quant à la lumière qu'en ce que l'un est opaque^ l'autre transparent. Ces deux substances ne diffèrent donc l'une de l'autre que par le mode d*aggrégation de leurs particules« Or eomme nous savons que cette circonstance né