‹ Entretiens sur la prédication populaireChapitre 12 sur 157 · II · texte numérisé non relu

II

l'exemple suprême de N.-S. JÉSUS-CHmST.

Pendant quarante siècles, vous le savez , Messieurs, l'enfant, sur la terre, ne fut pas seulement l'objet du mépris des sages et de l'insouciance des législateurs , mais la victime des mœurs les plus viles, les plus cruelles, et des plus impitoyables lois.

Dès que Jésus-Christ parut, sur ce point comme sur tant d'autres, il renouvela d'un mot la face du monde : Laissez, dit-il, laissez venir à moi les petits enfants : Sinite pervulos venire ad me. Oui, ces âmes charmantes, ces jeunes cœurs immortels, que' j'ai faits à mon image et à ma ressemblance, laissez-les venir à moi , ne leB repoussez pas , ne les maudissez plus : Ne prohibueritis eos; car le royaume des cieux leur appartient : Talium est enim regnm cœlorum.

Les mères comprirent tout d'abord Jésus-Christ; leur cœur ne s'y trompa pas , et quelque grande et élevée que fût sa parole, quelque détachée de la terre que parût sa doctrine , quelque sainte et austère que dût paraître désormais la couronne de la dignité maternelle , lorsque les mères entendirent cette voix subUme et tendre qui disait : c Laissez venir à moi « les petits enfants ; le royaume des cieux leur apparue tient, :» elles accoururent.

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