‹ Entretiens sur la prédication populaireChapitre 18 sur 157 · LEMENT PENDANT LA SÉANCE DU CATÉCHISME · texte numérisé non relu

LEMENT PENDANT LA SÉANCE DU CATÉCHISME

n s'agit ici, on le comprend, non des Catéchismes de Persévérance, mais des Catéchismes de première Conununion.

€ Si un enfant restait trois mois de suite sur le € TABLEAU DE DÉSHONNEUR, le tableau, avec le nom € du coupable, pourrait être placé a la porte de c l'Église. Si après cette punition l'enfant ne se c corrigeait pas, il serait suscptible d'être renvoyé du € Catéchisme. La terreur de ce tableau est telle, m'é- « crit un autre Curé, que l'année dernière aucun € enfant de mon Catéchisme ne l'a mérité, i»

Autre puissant moyen d'honorer un Catéchisme, les Fêtes : le Catéchisme a ses fêtes. Je ne connais rien, Messieurs, de plus charmant, de plus pieux, de plus

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pénétrant pour les âmes que ces fêtes de Catéchisme; mais en quoi seraient-elles moins charmantes et moins aimées à la campagne qu'à la ville? -

J'ai présidé moi-même une de ces fêtes d'un Catéchisme de Persévérance, dans ce diocèse, à la campagne, dans un très-pauvre village de 500 habitants; j'ai vu pratiquer tous les moyens d'émillation, qui viennent de vous être signalés. Le Président et le Secrétaire m'ont lu publiquement un rapport. — On m'a présenté les Analyses faites depuis trois mois par les garçons et par les filles, et récompensés par des Cachets verts, blancs et rouges, et par le grand Cachet, comme à Orléans, dans les Catéchismes de Persévérance de la Cathédrale, de SaintrPaul ou de Saint-Paterne. J'ai emporté et je conserve ces analyses, évidemment faites par les enfants, et je suis prêt à les montrer à quiconque d'entre vous voudra les voir. A cette époque, il y a eu jusqu'à 175 Pâques dans cette paroisse. Est venu un autre Curé qui a laissé tomber le Catéchisme de Persévérance; et, à l'heure qu'il est, c'est à peine si l'on assiste à la messe.

Donc, Messieurs, ne négligez pas ce grand attrail des fêtes : rendez-les le plus belles possible ; mettez^y toute votre âme et tout votre cœur.

Dans une paroisse rurale de ce diocèse : c Le Can téchisme célèbre surtout cinq grandes fêtes d'une € manière spéciale et solennelle :

CàTÉGHISMES de persévérance. 371

cl* La Toussaint, fête de la rentrée;

•f 2© Noël;

c 3o La fête patronale du Catéchisme, mise le « dimanche avant la Septuagésime;

€ 4o Pâques; ■

€ 5* L'Assomption, fin du Catéchisme. »

Et voici comment ce célèbrent ces fêtes :

c Une messe de Communion est dite le matin au c milieu des cantiques. La méditation en commun € auparavant, et, après, l'action de grâces aussi en € commun.

€ Le soir les cantiques sont plus nombreux qu'à « l'ordinaire, on récite et on explique les billets de la c fête. 9

C'est dans une campagne, Messieurs, que tout cela se fait.

Dans une lettre d'un autre Curé de paroisse rurale, je lis : '

c Nous avons nos fêtes de Catéchisme : communion c générale le matiu, avec chant de cantiques et exhor- € tation; et dans la journée quelque chose d'extraor- € dinaire : une agréable lecture spirituelle^ une his- € taire, un dialogue, un procès-verbaly une conféc renée, la fête des bergers à Noël, etc. »

c n serait trop long, m'écrit un autre Curé, de c donner le détail de toutes ces fêtes que je varie € beaucoup. Les histoires, les dialogues entre les c Jeunes filles, les conférences entre les garçons et

373 LA PAROLE CATÉCHISTIQUC.

€ moi, tantôt une loterie^ tantôt une vente de livres € et d'images que l'on achète avec des bons points, c sont le fond des fêtes. »

n y a des Curés qui, n'ayant pas de chapelle de Catéchisme, ou ne pouvant pas célébrer en dehors des offices de la paroisse les fêtes de leur Catéchisme, ont su faire de cet inconvénient un avantage, en intë-

rossant et invitant à ces fêtes toute la paroisse.

Avec les fêtes, un autre grand attrait du Catéchisme, ce sont les récompenses.

Les fêtes d'abord doivent toujours se terminer par une distribution de récompenses.

<r Aux quatre grandes fêtes du Catéchisme, m'écrit « un Curé (la première Communion, Pâques, Saint- € Denis, patron de la paroisse, et Noël), et toutes les « fois qu'il y a répétition générale d'une des parties « du Catéchisme, on fait une distribution extraordi- « naire de récompenses, sans compter la distribution « solennelle des prix, à tous ceux qui ont rempli les « conditions fixées par le règlement. >

Il y a même des Curés qui font tous les dimanches une distribution.

Dans une lettre excellente, je lis ceci :

« Les places sont données tous les premiers a dimanches du mois, et des récompenses accordées o: à tous ceux qui, pendant le mois, n'ont pas eu de « mauvais points, et ont toujours eu la note Bien « pour le Catéchisme et l'Évangile : ils sont inscrits

CATÉCHISMES DE PERSÉVËHANCE. 373

c sur le tableau d'honneur qui est placée à l'entrée c de l'église, et ils sont nommés en chaire à la c grand'messe. :»

En quoi consistent ces récompenses ?

c En images, médailles, chapelets, croix, statues, c bénitiers, petits livres, » m'écrit un d'entre vous, c et quelquefois, » ajoute-t-il € en petits objets tour- € nés que M. le Curé a faits devant les enfants penc dant les récréations du Catéchisme de semaine. >

Évidemment, ceci est exceptionnel.

La manière dont plusieurs Curés distribuent ces récompenses est excellente, et apporte, ils me l'affirment et je n'en suis pas surpris, la plus vive émulation dans le Catéchisme. Par un usage emprunté aux œuvres populaires, aux saintes familles, aux patronages, où il réussit admirablement, et qui doit aller nux gens de campagne comme aux hommes du peuple dans les villes, c'est sous forme de Loterie que se distribuent ces récompenses.

Quelquefois, et pour récompenser la simple présence, l'assiduité aux réunions, tous les enfants présents tirent les numéros. D'autres fois, a: il faut avoir c un certain nombre de bons points fixé par le « règlement. >

< Je mets, m'écrit un Curé, sur une table, en c première ligne, de très-jolis livres de piété... et en sec conde ligne une série d'autres livres du même genre, c mais moins beaux, puis des images convenables.

374 LA PAROLE GATÊGHISTIQUE.

€ Je fais tirer les livres de la pr^niftre catégorie € par les jeunes personnes qui ont assisté réguli^^ € ment au Catéchisme. Les plus régulières tirent oit c choisissent les livres à leur convenance... Je suis le € même ordre pour les livres de la seconde caté- € gorie... Je fais en sorte que ceux même qui n'y < assistaient que très-peu, aient cependant unencour € ragement à y revenir plus fidèlement >

Un autre Curé m'écrit : c Chaque dimanche, à la € fm du Catéchisme de Persévérance, après la prière, € distribution de récompenses en forme de loterie. Les € dignitaires tirent quatre numéros; ceux qui ont la € note très-bien en tirent trois; la note M^n, deux; € assez bien, un.

c Ceuoo qui ont eu un mauvais point dans la jour- € née ne prennent point part au tirage de la loterie, € ce dimanche-là. >

Ces loteries, il est facile de le comprendre, mettent dans le Catéchisme la plus vive animation, et quelquefois, par de piquantes surprises qu'il est facile de ménager, la plus aimable gsdté.

Pardonnez-moi, Messieurs, ce détail familier, mais

il ne sera peut-être pas inutile de vous donner une

idée du parti, qu'on peut tirer, pour animer et égayer

un Catéchisme, de cette excellente industrie des loteries.

Dans un Catéchisme de garçons, qui se faisait en la grande salle de l'école, un jour, une boîte fermée

CATËGfllSilES DE PËRSËVERANGE. 375

fut placée sur la table avec les autres objets de la loterie. L'enCuit appelé le premier à choisir ne manqua pas de prendre la boite mystérieuse : jugez de Thilarité du Catéchisme quand, ^rës l'avoir ouverte, il en tira par les oreilles, aux yeux de tous, un grand lapin vivant I

Il est certain, Messieurs, que dans les œuvres populaires de la SaitUe-Famlley à Paris, les zélés laïques qui s'en occupent, obtiennent par de pareils moyens, auprès des hommes faits et des vieillards, aussi bien qu'auprès des enfants et des jeunes gens, d'incroyables résultats. Or, Messieurs, je ne saurais trop applaudir à l'idée admirable que quelques-uns d'entre vous ont eue de donner à leurs Catéchismes de Persévérance le caractère de ces œuvres , parfaitement possibles partout, daAs les campagnes comme dans les villes.

Indê|)endamment de ces récompenses ordinaires et extraordinaires, vous avez presque tous, Messieurs, l'excellent usage de faire tous les ans une solennelle distribution de prix qui récompense tous les enfants suivant leur mérite.

U en est, je le sais, qui ont cru pouvoir exciter l'émulation simplement par l'honneur :

• c Jamais de récompenses, m'écrit un Curé : les € enfants s'attaquent l'un l'autre ; ils gagnent des € [daces ; et certes la vie et les émotions de la défaite < et de la victoire ne manquent pas à nos Catéc cbismes. »

376 LÀ PAROLE CATÉCHI«nQUE.

Ce respectable Curé me permettra bien de dire que les récompenses, sans rien diminuer c des émotions de la dé&ite, et de la victoire, » apporteraient encore un puissant stimulant de plus à son catéchisme.

Toutefois, comme je ne veux point blâmer ceux qui croient pouvoir se passer de ce stimulant des récompenses , si puissant sur l'enfance et la jeunesse, et même sur Tâge mûr, de même, Messieurs, je leur demande de ne pas blâmer leurs confrères qui ont le zèle et la générosité de l'employer. J'ai vu cela, Messieurs, quelquefois, et il me revient en souvenir, à ce propos, l'étrange susceptibilité , dont je fus un jour témoin, il y a longtemps déjà, chez un Curé d'ailleurs excellent homme. Son jeune vicaire avait eu le zèle de se mettre en dépense pour faire, de son propre argait, ne voulant être importun ni à la fabrique ni à M. le Curé, une distribution de prix à son Catéchisme de Persévérance ; et, chose impardonnable, il avait donné pour prix d'honnem* un livre qui coûtait trois francs. « Est-ce raisonnable ! Concevez-vous cela , » me disait ce respectable Curé; « j'aurais, ajoutait^il, « défendu pareille chose, si je l'avais sue. Mais mon « vicaire s'est bien gaixié de m'en parler, i

Croyez-vous , cependant , Messieurs , que les frais que nécessitent ces distributions soient bien considérables ? Un de ceux d'entre vous cpii en distribue le |)lus , m'a tait connaître sur ce point sa dépense. Savez-vous combien il lui faut par an ? 40 francs lui

CATÉCHISMES DE PERSÉVËRANCE. 377

suffisent : ce n'est certes pas une charge impossible! Et puis , dans bien des paroisses , on trouverait certainement des personnes charitables qui ne refuseraient pas d'; aider.

Il y en a parmi vous, Messieurs , qui font plus encore , et qui , par un zèle dont je ne puis que louer et conseiller ici la pratique, ont organisé, pour les après-midi et les soirées des dimanches, des réunions avec jeux de volant, de boules, de quilles, etc.; au Presbytère ou chez l'Instituteur pour les garçons , chez l'Institutrice ou chez les Sœurs pour les filles.

Messieurs, c'est là , sous un autre nom et une autre forme , les œuvres si nécessaires et si répandues aujourd'hui sous les noms de Patronage, à* Œuvre de la Jeunesse, de Saint-Joseph , etc.; œuvres qui ont toutes un but analogue, à savoir de soustraire les enfants et les jeunes gens aux divertissements mauvais ou dangereux , par l'attrait des plaisirs honnêtes. Presque partout les bonnes Sœurs font ce qu'elles peuvent pour réunir le dimanche dans leur maison les jeunes filles : il serait fort à désirer que MM. les Curés pussent fonder quelque chose d'analogue ; que le Presbytère , à défaut d'un autre local spécial , pût être aussi un lieu de réunion le dimanche pour les jeunes garçons, et qu'ils vinssent, avant et après Vêpres, s'amuser chez M. le Curé. La jeunesse a absolument besoin d'amusements : lui en offrir d'innocents sous l'aile de

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la Religion , c'est tout à la fois la soustraire aux dangers des plaisirs mondains , et rattacher à la vertu et à la piété : c'est en même temps donner aux Catéchismes de Persévérance un très-fort appuL Un de mes plus grands désirs , Messieurs, serait de voir les réunions du dimanche s'établir de plus en plus dans toutes les paroisses du diocèse.

Il va sans dire que ces réunions doivent être toujours surveillées, et accompagnées d'une petite instruction religieuse et de quelques courtes prières. Pour la surveillance des garçons, l'Instituteur, le sacristain , quelques hommes ou jeunes gens sûrs de la paroisse, peuvent être d'utiles auxiliaires.

On peut aussi , suivant les heux , les circonstances et l'âge des jeunes gens, employer conmie appâts pour les attirer, outre les jeux , des leçons de musique et de flavi^hant , de petites lectures d'histoire et de géographie^ de physique et de chimie , etc., etc. Avec prudence toutefois et de façon à ménager les susceptibilités de l'Instituteur, et même, s'il se peut, de concert avec lui.

Ces réunions d'adultes dirigées par BIM. le Curés seraient un bon moyen de persévérance. Elles devraient être nécessairement gratuites, cela va sans dire. Plusieurs Curés du diocèse Tonl fait pendant l'hiver de 1851 ; ils n'ont point parié de confession ; et cependant tons leurs élèves, dont plusieurs avaient 18, 90 et 35 ans, 86 sont présentés àla Pàque. Voyei, lies-

sieurs, le double avantage que les classes d'adultes peuvent avoir! En même temps qu'elles occuperaient vos enfonts et vos jeunes gens pendant les dangereuses soirées des dimanches, ces réunions pourraient vous donner le moyen, dans un temps donné, de faire chanter les louanges de Dieu, non pas seulement par des voix soudoyées, mais par des voix libres : grand avantage encore !

Quoi qu'il en soit, et si humble que puisse être votre Catéchisme de Persévérance, efforcez-vous, Messieurs, de lui donner extérieurement tout l'éclat et l'importance que vous pourrez ; traitez-le, et faites-le considérer par les enfants comme une œuvre importante; rehaussez-le par tous les moyens; qu'il ait, en un mot, aux yeux des enfants et aux yeux de tous, si je puis dire ainsi, une tenue, une dignité. Prenez grandement au sérieux tout ce qui le concerne. Donnez-lui ses Dignitaires^ son Procès-verbal, ses //wignes. Gardez-vous bien de croire que la question du Procès-Verbal et surtout des Insignes soit sans conséquence : € Je suis persuadé, m'écrivait c avec grande € raison l'un de vous, qu'un certain nombre de dis- € tinctions, j'aime mieux dire le mot qui me vient, € de décorations, accordé à quelques-uns et à quel- € ^pifis-unes, serait un très-puissant moyen d'émula- € tion» J'ai songé pour les filles à une médaille de la € Saî&te-Vierge, grand module, argentée, ou mieux, € en aj^eaiy et qui pendrait à leur cou par un ruban

380 Là PAROLE GATJËGHiSTiQUE.

€ de différentes couleurs, suivant la dignité, rose, c bleu, vert. Quant aux garçons, j'ai songé pour eux € à faire broder le chiffre de Marie sur une étoffe c aussi de différentes couleurs, selon la dignité. Cette c décoration s'attacherait à volonté sur leurs habits € ou sur leurs blouses. >

Ces moyens. Messieurs, réussissent dans les plus grandes maisons d'éducation, au Sacré-Cœur, au Petit-Séminaire : je maintiens qu'ils auraient plus d'iniluence encore sur des enfants de village.

Aux Récompenses correspondent les Punitions^ qui dans la main d'un Curé, homme d'autorité, et qui n'en userait qu'à coup sûr, peuvent être d'un grand effet. Il ne s'agit pas ici, bien entendu, de punitions corporelles. Voici celles dont l'un de vous fait usage :

€ La punition pour les Dignitaires est le rempla- € cément. Un sous-intendant a été remplacé pour « avoir manqué les vêpres avec trois autres enfants € qui Tavaicnt entraîné. Deux garçons depuis quatre € ans (deux enfants de chœur), ont été effacés du € Tableau d'honneur, à cause de leur dissipation € pendant plusieurs offices dans le même mois. » Ces punitions, toutefois, ne doivent être employées qu'avec une grande réserve dans des Catéchismes £euui1tatifs, comme sont ceux de Persévérance, de peur d'éloigner les enfants en Croissant trop leur amourpropre et celui des parents.

Vous le voyez, Messieurs, voilà bien des moyens de mettre en honneur un catéchisme, et, encore une fois, ce ne sont pas là de pures idées théoriques, sans application possible aux réalités, aux difficultés des lieux et des personnes; ce sont certes des moyens pratiques^ puisqu'ils sont tous pratiqués. Mais ce ne sont pas les seuls, et les ressources du zèle ne sont pas épuisées encore, comme vous allez le voir.

DES MorENS d'oedomee ayec intéeét et de diriger ayeg fruit

UN CÀTÉCniSME DE PERSÉVÉRANCE.

On peut donc intéresser par l'amour-propre et par le cœur, les parents et les enfants au Catéchisme, on peut ainsi les y attirer, les y attacher : je ne dis pas de suite, sans peine, ni sans de longs efforts, sans persévérance et sans patience ; non, il faut du temps pour ébranler ces esprits indifférents et défiants des campagnes; mais encore une fois on y peut réussir, puisqu'on y a réussi; et ce qu'on aura une fois bien établi, il sera facile ensuite de le continuer, de le rendre durable, par cela même que Thabilude et la coutume y aideront. Maintenant de quelle manière, de quels éléments le former, le constituer ce Catéchisme de Persévérance ? où, quand, et comment le faire? Cherchons-le.

982 LA PàROLE CATÉCHISTIQDB.

Dans les villes, Messieurs, sont admis au Catéchisme de Persévérance :

lo Tous les enfants qui ont fait leur première Communion.

S'ils sont très-nombreux, on les distingue en trois classes :

Les nouveaux persévérants j qui ont fait leur première Communion l'année même ;

Les anciens persévérants : c'est le plus grand nombre;

Les Dignitaires^ anciens et nouveaux.

Dans les célèbres Catéchismes de Saint-Sulpice, de Saint-Thomas-d'Âquin, et autres, ils sont 400 ou 500, et on voit là beaucoup de jeunes personnes fréquenter le Catéchisme jusqu'à Tépoque de leur établissement dans le monde. C'est reçu : on va au Catéchisme jusqu'à son mariage.

Je cite Paris : je pourrais aussi. Messieurs, vous citer vous-mêmes; nos Catéchismes de Persévérance à Orléans et dans quelques villes de diocèses, ne le cèdent à aucun autre : à la Cathédrale en particulier, il y a 400 jeunes filles inscrites au Catéchisme de Persévérance ; celui des garçons en compte un nombre moindre, mais considérable encore.

On comprend quel bien font à tous ces enfiuits, pendant les périlleuses années de leur Jeunesse, ces Catéchismes de Persévérance, de quels dangers ils les préservent, quel amour sérieux, solide, et non pas

seulement de pur sentiment, ils leur inspirent pour la religion, pour les enseignements qu'elle donne, les devoirs qu'elle impose, les fêtes et les ofiBces qu'elle célèbre.

On comprend aussi qu'elle édification tous ces persévérants donnent aux enfants plus jeunes qui les entourent.

Les Catéchistes, mais surtout le Chef du Catéchisme, doivent encourager, louer publiquement le zèle des persévérants et particulièrement des anciens ; c'est pour eux que doivent être toujours les premières places, et les plus belles récompenses, les premiers prix et les privilèges, etc. C'est parmi eux aussi exclusivement que doivent être choisis les Dignitaires.

1® Sont admis encore au Catéchisme de Persévérance les enfants qui doivent faire leur première Communiar dans l'année.

Ce mélange n'est pas reçu partout, dans les villes où les en&nts sont très-nombreux, et où la place manque quelquefois dans la chapelle du Catéchisme; mais, pour ma part, je crois ce mélange excellent dans les paroisses où il est possible, et indispensable surtout, c'est mon opinion, dans les campagnes.

En voici les raisons principales :

— Les enfants qu'un an au moins, et ordinairement deux ou trois ans de Catéchisme préparatoire, auront déjà instruits et formés, comprendront dès

384 U PAROLE GATËCHISTIQUE.

le jour même de leur admission au Catéchisme de Persévérance, que cette admission les honore ; que la première Communion qu'ils auront bientôt le bonheur de faire, s'Us s'en rendent dignes, ne permet plus qu'on les traite ni qu'ils se regardent eux-mêmes comme de petits enfants sans conséquence; qu'ils doivent dès lors devenir raisonnables , zélés, pieux surtout, à l'exemple de leurs frères ou de leurs soburs aînées. Les fêtes auxquelles ils assisteront, les Communions du mois dont ils seront témoins, leur feront appeler de tous leurs vœux le jour heureux, où, eux aussi, ils pourront s'asseoir à la Table des anges. Tout ce qu'ils verront, tout ce qu'ils entendront les élèvera peu à peu à la vie chrétienne et à l'amour de Notre-Seigneur.

Ils prendront là naturellement l'habitude et comme l'engagement de revenir au Catéchisme de Persévérance. Le lendemain même de leur première Communion, ils seront persévéranis et traités conune tels, et l'année suivante ils s'inscriront d'autant plus volontiers parmi le» persévérants, qu'ils auront connu l'honneur et goûté déjà, le bonheur de la persévérance.

Du reste, ces enfants ne sont pas de simples assistants au Catéchisme de Persévérance. Us y prennent une part réelle et active, et le Chef doit les intern^er avec le plus grand soin, et les faire revenir, toute l'année, s* r les questions fondamentales du Caté-

chisme, en jouant avec eux ces bons points qu'ils gagneront ou qu'ils perdront, selon qu'ils répondront bien ou mal.

Dans les campagnes, Messieurs, les enfants qui se disposent à faire leur première Communion dans l'année^ doivent être, selon l'expression de l'un d'entre vous, la base des Catéchismes de Persévérance. La principale difficulté de ces Catéchismes est d'y avoir des garçons ; mais ne voyez-vous pas que vous avez là, dans ceux du Catéchisme de première Communion un noyau tout formé, auquel ceux qui doivent renouveler se joindront naturellement? Ne sont-ils, tous ensemble, pas encore assez nombreux? Réunissez dans un même Catéchisme les persévérants et les persévérantes. Quelques-uns d'entre vous, et des plus expérimentés, l'on fait et s'en sont très-bien trouvés. Qu'on puisse utilement ^aire le Catéchisme, soit de persévérance, soit de première Communion, en même temps aux filles et aux garçons dans les villes et dans les campagnes, ce n'est pas seulement mon opinion, c'était la pratique de saint François de Sales et des plus saints Catéchistes que j'aie connus . c'est Topinion très-formelle aussi d'un des hommes les plus versés dans la pratique du ministère qu'il y avait dans ce diocèse. Je cite textuellement ce passage de sa lettre :

€ Je réunis au Catéchisme les filles et les garçons € le dimanche. Il me semble que si la réunion des

386 LÀ PAROLE CATÉCHISTIQUE.

€ sexes n'offre pas d'inconvénients, le dimanche, et à € mon sens, elle n'en offre aucun, elle pourrait avoir « lieu toujours. Si cette mesure devenait générale, il y € aurait peut-être un double avantage. La peine serait c moitié moins grande pour Messieurs les Curés, et € il y aurait plus d'émulation parmi les enfants.

« C'est surtout dans les petites paroisses que cette € innovation me parait désirable. Je ne connais rien « de décourageant pour un prêtre comme d'avoir à € instruire presque tous les jours cinq ou six enfants, i qui sont là, isolés, clair-semés, ne pouvant par leur petit nombre chanter que misérablement les cantiques, glacés par leur solitude même et glaçant à leur tour le Catéchiste.

Aussi, Messieurs, ceux d'entre vous qui s'occupent avec le plus de soin de cette œuvre, et qui ont tout à la fois la lumière du zèle et de l'expérience, ont vite reconnu la nécessité de faire ce que j'indique ici.

Voici ce que m'écrivait l'un d'entre vous, curé de campagne, dans un petit village :

« Mon Catéchisme de Persévérance est mixte. La € première année seulement il exista séparément pour « les garçons et pour les filles. Dans la suite, un seul ce Catéchisme réunit tous les enfants. Cette réunion « n'a occasionné aucun inconvénient, et est peut-être « la seule condition de l'existence possible d'un Caté- € chisme de Persévérance pour les garçons dans une « campagne, -p

On m*écrit encore, et vous allez voir, Messieurs, dans cette lettre d'un de vos confrères, l'organisation complète d'un Catéchisme de Persévérance, selon la méthode que je viens d'indiquer, et cela, dans une très-petite paroisse.

€ Mon Catéchisme de Persévérance se compose :

« i** Des enfants du Catéchisme de première Com- € munion;

2o De ceux et celles qui ont fait leur première

< Communion l'année précédente. Ils y viennent assez c régulièrement : on ne renouvelle pas sa première € Communion solennellement^ dans les rangs, sans € cette assistance;

€ 3® Des enfants au-dessous de 14 ans;

« J'ai 5 à 6 garçons de 14 à 18 ans;

« 5 à 6 filles item ;

« 5 à 6 filles de 20 à 30 ans.

« Outre ce nombre inscrit, il y a ordinairement :

€ 5 à 6 personnes, filles ou femmes, qui assistent « volontairement. Aux fêtes du Catéchisme, l'église « est souvent pleine.

€ Ce Catéchisme a lieu tous les dimanches, dans

< l'église, de 2 à 3 heures. Il réunit, il y a bientôt un « an, depuis que vous m'en avez donné le conseil vous-

< même, les persévérants et les persévérantes à la

< fois; c'est ce qui en a fait le succès. Avant je le « faisais séparément aux uns et aux autres. J'ai suivi € en enfant obéissant votre conseil, non sans quelque

388 hk PAROLE CATÉGHISTIQUE.

€ répugnance ; mon goût préférait la séparation. € L'obéissance m'a réussi. Je bénis Dieu d'avoir déféré € à votre avis. Un Catéchisme de garçons seuls est € presque impossible dans une si petite paroisse : € réuni à celui des filles, il marche et se soutient € Cette réunion des deux Catéchismes en un seul, € m'a fait adopter tout dernièrement une organisation c mixte dont je m'applaudis beaucoup et qui a pour € avantage d'exciter l'émulation entre les garçons et € les filles. Il y a un intendant pour les garçons et c une intendante pour les fiUes ; un secrétaire pour € les garçons et une secrétaire pour les filles, et ainsi € pour les premiers de bancs et pour les chœurs de € cantiques. Chaque secrétaire écrit le procès-verbal « à son tour. »

Dans une autre paroisse rurale, le Catéchisme de Persévérance est organisé ainsi qu'il suit :

oc Nous distinguons trois classes qui sont conunc € autant de degrés par lesquels on passe successive- € ment, en raison des progrès que l'on fait dans la « science et dans la vertu : la l^e classe est celle des € postulantes dont le nom est simplement inscrit; la <t 2* est celle des novices qui sont revêtues pour les € cérémonies auxquelles elles prennent part, d'un « costume blanc en été et bleu en hiver, et qui pour <ic marque distinctive portent un ruban bleu passé au « cou; la 3*^ classe se compose de celles qui sont c définitivement admises, qui revêtues du même co^

€ turoe que les précédentes, ont pour marque dis- € tinctiye une écharpe bleue en sautoir.

c La présidente est élue à la majorité des voix. Les € jeunes personnes assistent à toutes les processions € solennelles, même à celle du Saint-Sacrement, le

< premier dimanche du mois, précédées de leur ban-

< nière; le choix motivé que Ton fait d'elles pour « porter la bannière et les cordons, est une récom- « pense très-enviée. »

Vous trouverez ici. Messieurs, une organisation différente de la précédente et des noms nouveaux. Vous comprenez sans peine que cette organisation, ces noms, je ne vous les impose pas. Je le répète, je ne prescris rien. Inventez ce que vous voudrez. Je ne veux vous montrer qu'une chose, c'est que les moyens d'actions ne manquent pas, et combien le zèle peut être ingénieux et inventif.

Voilà pour l'organisation des Catéchisme de Persévérance dans les campagnes. Maintenant, quel en doit être le lieu?

Où faire le Catéchisme ?

Une chose. Messieurs, à laquelle je tiens par-dessus tout pour les Catéchismes , vous . le savez, j'ai eu souvent occasion de le dire, c'est une chapelle des Catéchismes. Plusieurs de vous ont eu le bonheur d'en faire bâtir, et je ne saurais trop les bénir d'un tel zèle. Le vrai lieu d'un Catéchisme, c'est donc une

390 LA PAROLE CATÉCHISTIQDE.

chapelle, ornée, fermée, — au moins spéciale et à l'abri, — où les enfants soient tous réunis, recuâllis sous les yeux de leur pasteur, et se sentent là chez eux, pour ainsi dire, dans l'asile sacré de leurs ftmes. Et je vous dirai ici. Messieurs, une peine qui m'a attristé bien souvent. Comment ne pas gémir, en effet, lorsqu'on voit, en certains collèges, même dans des maisons d'éducation chrétienne, et jusque dans des couvents, le Catéchisme se faire misérablement, je dirai presque se profaner, dans les mêmes salles où se prennent les leçons d'anglais, de piano, etc. Lie prêtre airive là pour faire lui aussi sa classe, après un maître de langue, après une maîtresse de musique. N'est-il pas évident que son œuvre, son caractère et sa mission s'abaissent, et qu'il n'est plus là qu'un professeur comme les autres ?

Non, le lieu du Catéchisme ne peut être une salle de classe ou d'étude vulgaire : il faut au Catéchisme un lieu saint, une chapelle; il faut qu'il y ait là l'autel, le crucifix, le tabernacle, le sanctuaire, en un mot, la Religion.

Qu'en hiver, en certaines paroisses pendant la semaine et à certains jours, on croie pour des raisons spéciales, devoir le faire dans la sacristie, ou dans une grande salle du presbytère, je ne le condamne pas absolument; pourvu toutefois qu'on donne une apparence religieuse à la pièce où se réunissent les enfants, qu'on y mette une statue de

la Sainte-Vierge, un crucifix, quelques images : il y a, dans certaines campagnes, des nécessités avec lesquelles il faut bien compter. Mais pour le Catéchisme de Persévérance, qui a lieu le dimanche, c'est à l'église qu'il le faut faire.

Et lors même que vous faites le Catéchisme dans votre église, prenez-y garde, tout n'est pas encore fait. Si vous n'avez pas su trouver à vos enfants, dans cette ^lise, une chapelle, un lieu séparé et recueilli, au moins le chœur et le sanctuaire, qui soit leur asile, qui smt pour eux comme le bercail du bon pasteur, et où vous les rassembliez sous ses yeux comme dans sa bergerie, vous n'avez rien fait.

Si vous les rejetez à la porte de votre église, sous le porche, au fond des basses nefs; s'ils ne voient jamais de près l'autel, s'ils ne viennent là que pour y geler l'hiver, et s'y dissiper en tout temps, c'est pire même que de ne rien faire, car vous leur inspirez, pour leur vie entière, le dégoût de la Religion, et la répugnance et le mépris instinctif pour tout ce qui la représente.

C'est donc à l'église, et dans un endroit convenable de l'église, c'est dans une place d'honneur, dans le chœur ou dans le sanctuaire, je le répète, si vous n'avez pas une belle chapelle séparée et spéciale, que le Catéchisme de Persévérance doit être fait. — Et quand même vous auriez une chapelle spéciale de Catéchisme, c'est dans l'église, évidemment, que le Caté-

392 LA PAROLE CATËCHISTIQUE.

chisme, dont nous parlons, celui de Persévérance, devra encore se faire, si vous voulez, comme nous allons le dire, le joindre à l'office public et en faire profiter tous les paroissiens.

Mais à quel moment ce Catéchisme sera t-il placé ?

Je parle particulièrement des paroisses rurales : eh bienl la pratique de plusieurs d'entre vous sur ce point. Messieurs, est la bonne. C'est aux Vêpres qu'ils rattachent, et que le plus souvent il faut rattacher le Catéchisme de Persévérance : c'est après ou mieux avant Vêpres qu'on pourrait le placer. Je dis après ou mieux avant Vêpres, parce que dans certaines paroisses dont les hameaux sont éloignés de l'égUse, quelquesuns d'entre vous trouvent avec raison qu'il y aurait des inconvénients pour le retour des enfants après Vêpres, en hiver où la nuit vient vite. Je comprends donc que l'hiver on le mette avant Vêpres, ou qu'on avance l'heure des Vêpres : d'ordinaire il est bon de ne pas mettre un long intervalle entre la Messe et les Vêpres, afin de retenir aux Vêpres les habitants des hameaux éloignés de l'église.

Mais généralement, cest au milieu de l'office des Vêpres que le Catéchisme de Persévérance, dans les paroisses rurales, est le mieux placé, par cette grande et décisive raison, Messieurs, qu'alors les parents d^'s enfants, les grandes personnes de la paroisse, en peuvent profiter.

Voici donc, en un mot, quelle est ma pensée :

Ce n'est, pour bien dire, ni avant, ni après vêpres qu'il faut faire le Catéchisme de Persévérance : // faut que les Vêpres soient dans le Catéchisme^ et en fassent pour ainsi dire partie.

Pour moi, si j'avais à faire le Catéchisme, l'aprèsmidi du dimanche, dans une paroisse de la campagne, voici comment je procéderais :

J'avancerais l'heure des Vêpres.

Je conmiencerais par un cantique que je ferais chanter à toute la paroisse ;

Puis je ferais lire par un enfant le procès-verbal de la séance précédente ;

Je rendrais compte des analyses ;

Je ferais réciter le Catéchisme aux enfants de la première Communion, et je jouerais les bons points avec eux ;

Puis je ferais chanter les Vêpres, sans y employer trop de temps; et, au besoin, avec la permission de mon Archidiacre, je me réduirais aux Petites- Vêpres ;

Puis je ferais l'instruction pendant vingt minutes ;

Après cela un nouveau cantique, la récitation de l'évangile, l'homélie de 7 à 8 minutes ;

Je terminerais le tout par le Salut.

Voilà, Messieurs, commentje ferais les choses.

Hais quoi? N'y a-t-il pas un danger ici, et au lieu d'attirer au Catéchisme de Persévérance les parois-

394 LA PAROLE CATËCHISTIQUE.

siens, ne court-on pas risque de les éloigner des Vêpres mêmes?

C'est un danger, Messieurs, bien facile à conjurer.

Mais d'abord, malheureusement, l'éloignement de nos fidèles pour les Vêpres, indépendamment de tout Catéchisme, n'est-il pas déjà un fait trop général ? Poui* combien de personnes chantez-vous les Vêpres dans vos paroisses de villages? Vous n'en avez souvent, me dites-vous, que quatre ou cinq. Attirez-y iiotre jeunesse par tous les attraits d'un Catéchisme de 'Persévérance bien organisé, bienfait; et loin d'en éloigner les grandes personnes, vous les verrez y venir elles-mêmes. Elles ne venaient point pour l'ofifice seul, elles viendront pour le Catéchisme joint à Toffiee. Et d'ailleurs l'office lui-même sera bien mieux chanté; abrégez-le en ne faisant pas traîner le chant : supprimez les complies : terminez par la bénédiction du Très-Saint- Sacrement : le Catéchisme, je vous en réponds, le Catéchisme, bien posé dans la paroisse, estimé, honoré, comme il peut l'être, rehaussé par les privilèges, les honneurs, les récompenses, les processions, les fêtes, par tous les moyens que nous avons dits, et par ceiix dont nous allons parler tout à l'heure, les cantiques, les interrogations, les conférence, les dialogues, les examens, le Catéchisme attirera vos paroissiens ; ils y viendront pour leurs enfants, ils y viendront pour eux-mêmes : je suis convaincu que c'est là le grand et l'unique moyen d'avoir du

monde aux Vêpres dans bien des paroisses. Les expériences faites à cet égard sont décisives.

Voici ce que m'écrit à ce sujet un des Curés les plus rapérimentés de ce diocèse :

c Le Catéchisme de Persévérance, placé entre Vêpres et Complies, et le Salut, aurait, surtout dans les petites paroisses rurales où les Vêpres ne sont presque plus suivies, l'avantage de ramener à l'église, le dimanche soir, une partie de la population.

a Entre Vêpres et CompUes, la réunion des garçons et des filles n'a aucun inconvénient; c'est un office public. Dans ce cas le Catéchisme devrait être court ; » — il faudrait renfermer les Vêpres, le Catéchisme, les Comphes et le Salut en sept quarts d'heures. — « On a trouvé à la ville le moyen de faire des Catéchismes très-longs et très-intéressants ; le problème à résoudre à la campagne, c'est de faire des instructions très-intéressantes, très substantielles et très-courtes. »

Voici la pratique d'un autre Curé :

« Je fais le Catéchisme, le dimanche à deux heures, parce que la plupart des enfants de villages trèséloignés de l'église ne pourraient à une autre heure y assister commodément. D'ailleurs ces enfants apportent à manger pour leur journée, comme ils le font les autres jours de la semaine, et restent dans les classes, qui sont chauffées pendant l'hiver.

393 LA PAROLE GATËCHISTIQUE.

< La Grand'Messe commence à dix heures et demie. c Après la Messe, les enfants se retirent dans les

< classes, jusqu'au Catéchisme. Le Catéchisme et les

< Vêpres commencent à deux heures et finissent avant

< quatre heures. Si le Catéchisme n'avait lieu qu'à la .c suite des Vêpres, les enfants des villages, qui sont <r en plus grand nombre, ne verraient pas clair poor € s'en retourner. »

Un autre Curé m'écrit :

a: Le Catéchisme a lieu le dimanche, et il se corn- « pose : iû de la prière; 2© d'un cantique; 3© de « quelques avis ; 4* d'un second cantique ; 5o de Tinsc truction ; 6** d'un autre cantique ; T de la récitation « de l'Évangile et de l'homélie ; 8* des Petites-Vêpres « et du Salut; 9' de la prière et du cantique du « départ. »

Enfin, Messieurs, si, moins heureux que d'autres confrères, vous ne pouvez pas venir à bout de placer avec succès votre Catéchisme de Persévérance à Vêpres, mettez-le à la Grand'Messe, faites une sorte de Catéchisme à la Grand'Messe. Oui, à la Grand'- Messe, au moment et au lieu du prône. Ceci étonnera peut-être quelques-uns d'entre vous. C'est pourtant une chose très-simple; la plus simple de toutes, la plus utile et la plus pratique. Par là vous ferez le Catéchisme, non-seulement aux enfants, mais aux parents et à toute la paroisse, d'après un plan suivi d'instructions sur le Dogme, la Morale, les Sacre-

CATÉCHISES DE PERSÉVÉRANCE. 397

ments, le Sacrifice. Et ce sera, sans contredit, pour vous, la meilleure manière de remplir, à l'égard de vos chers paroissiens, le grand devoir de votre charge, et d'obéir aux prescriptions du saint Concile de Trente.

Voici, à ce sujet, ce que m'écrit un de MM. les Doyens :

€ Nous plaçons le Catéchisme de Persévérance € immédiatement après un office pubUc; après les € Vêpres, si elles sont fréquentées ; après la messe, si € personne ne va à l'oillice du soir, afin de saisir € comme dans un vaste filet tous ceux qui se trouvent € présents : réunis, ils resteront peut-être ; dispersés, € ils ne viendraient pas assurément. ^

Rien d'ailleurs de moins nouveau que ce qu'on vous demande et vous conseille ici.

Je vous ai cité plus haut Bossuet : dans une instruction solennelle adressée à son clergé, Bossuet disait déjà de son temps,, en plein xvu^ siècle : ^ Il € faut faire le Catéchisme non-seulement aux enfants, € mais principalement aux pères de famille.

€ Il faut tâcher d'étabUr dans ce diocèse une cou- € tume qu'on voit déjà en beaucoup d'autres, que les € hommes et les femmes d'âge assistent avec les € enfants au Catéchisme, j»

€ Il y a des diocèses où ils sont bien aises d'être € interrogés et d'y répondre. »

Ce qui se faisait du temps de Bossuet se fait encore

386 LA PAROLE CATÊCHISTIQUE.

aujourd'hui. Dans la Savoie, je vous Pai dit, c'est m usage général. Cela se pratique aussi en France. Les évêques de Besançon ont tout fait pour établir cette coutume dans leur diocèse, et elle persiste. JTai vu, il y a trois ans, dans un gros village de ce diocèse,daDs une paroisse de 1 ,500 âmes, les hommes aussi nombreux que les femmes à la Messe : les enfants placés à des places d'honneur, et le Curé faire du haut de la chaire le Catéchisme, interroger non-seulement les enfants, mais les grandes personnes elles-mêmes. Cela est bon dans les montagnes, me direz-vous. Non, Messieurs, cela se fait aussi dans la plaine. A Notre- Dame-de-Bon-Secours, près Rouen, le curé fait le Catéchisme après Vêpres, le dimanche, interroge les hommes et les femmes qui répondent avec grande simplicité. A Saint-Louis-d'Antin, à Paris, au Catéchisme des pauvres, les hommes et les fenunes de cinquante à soixante ans répondent avec le plus grand plaisir.

Mais que dis-je. Messieurs? dans ce diocèse même on a essayé le Catéchisme à la Messe ' — et non sans succès : « Monseigneur, m'écrit un Curé, voyant avec « douleur le nombre de mes paroissiens déserter peu « à peu l'Église les jours de dimanche, j'ai crudevoii', « pour les y rappeler, remplacer le prône par un « Catéchisme raisoniié, tous les \b jours, A cet effet a je fais placer quatre ou cinq enfants de mon Catè- <i chisme en face de la chaire. Je leur adresse des

CATÉCHISMES DE PERSÉVÉRANCE. âdd

« questions, et sur leurs réponses je fais mon ins- € truction.

€ Je puis assurer à Votre Grandeur que ce jour-là € il y a beaucoup plus de monde à la Messe. »

 plus forte raison l'assistance à la Messe serait-elle plus nombreuse, si tous les enfants qui doivent faire leur première communion dans l'année étaient là à des places convenables, pouvant être interrogés sur le Catéchisme et sur l'Évangile par M. le Curé; et dans leurs rangs les persévérants et les persévérantes.

Un autre Curé, qui a adopté le même usage, le pratique de la manière suivante :

€ Un dimanche j'explique le Catéchisme ; un autre € dimanche, ce n'est plus le Catéchisme qui est € répété; je fais réciter l'Évangile et prends de là l'oc- € casion de l'expliquer.

€ D'abord un enfant récite l'Évangile en entier.

€ Puis plusieurs enfants le récitent en partie et

< successivement.

« Lorsqu'une partie est récitée, je l'explique : l'ex- « plication terminée, la seconde partie est récitée,

< puis expliquée, et ainsi de suite jusqu'à ce que « l'Évangile soit terminé. »

Cette pratique est excellente. Elle convertit le prône en un Catéchisme à l'adresse de tout le monde dans une paroisse.

Quoi qu'il en soit, le Catéchisme de Persévérance

400 LA PAROLE GATËCHISTiQUfi.

bien composé, le lieu et Theure bien choisis, il reste encore une grande question, la plus grande de toutes, qui est de faire les choses d'une manière intéressante. Tout est là, Messieui*s, sachez intéresser, et le succès ne vous manquera pas.

Gomment donc conduire avec intérêt les séances d'un Catéchisme de Persévérance ?

D'abord, Messieurs, il est indispensable d'avoir un Règlement; un règlement écrit, et dont on fait la lecture solennelle et l'explication aux premières séances. Ce règlement pose immédiatement le Catéchisme comme quelque chose de très-sérieux dans l'esprit de tout le monde ; ensuite l'explication que vous en faites, vous donne l'occasion de bien faire entendre aux enfants ce que sera le Catéchisme, ce qu'ils auront à faire pour le Catéchisme ; et aussi de leur insinuer beaucoup de pratiques utiles qui entreront dès lors dans les habitudes de leur vie. Ayez donc. Messieurs, un Règlement y bien fait, bien exact, bien détaillé ; et expliquez-le habilement et éloquemment dès le début de votre Catéchisme.

Quel doit être l'ordre et la succession des exercices ?

Comme ici, je ne prescris rien et ne fais que vous mettre sous les yeux, à titre d'exemples, vos |)ropres expériences, je me contenterai de vous citer encore le passage suivant d'une lettre de l'un de vous :

^ik.

€ Le Catéchisme a lieu chaque dimanche, à Yê- € près.

€ Les garçons occupent les bancs de la nef, côté € de rÉpître.

€ Les filles sont de l'autre côté.

€ M. le Curé est au milieu, ayant devant lui une € petite table, revêtue d'un tapis, sur laquelle il dépose € son claquoir, etc.

€ M. le Curé fait, avant et après, la prière du € grand manuel que tous ceux qui savent lire ont € à la main. — On chante un cantique. — Les pre- € miers de banc notent les absences dans un cahier € exprès.

« Un des secrétaires lit le procès-verbal de la séance € précédente dans un registre spécial.

« M. le Curé rend compte des analyses.

« Tous ceux qui savent écrire ont un cahier d'anac lyses :

« Les garçons de couleur verte.

€ Les filles de couleur bleue. (En tout une douzaine € de cahiers.)

€ Des cachets de différentes couleurs sont applic qués sur les cahiers.

€ A deux heures, l'Instruction. — Ces quatre € années ont été consacrées à l'explication des Comc mandements de Dieu et de l'Église.

€ Â deux heures et demie, un cantique, une his- € toire.

4Û2 LA PAROLE CATÉCHISTIQUE.

€ Â deux heures trois quarts, rédtatkm de l'Évanc gile, homélie précédée d'un cantique à FEspritc Saint avec résolutions pratiques pour la se- € maine (1). >

Un point capital. Messieurs, c'est que vos enfants, et les autres assistants, n'aient pas un rôle simplement passif au Catéchisme : sachez donner à tous

(1) Voici Tordre que suit un autre Curé dans les séances de son Catéchisme. Je ne mets ici sous vos yeux , encore une fois que des choses fratiq^es , puisqu'elles sont pratiqua , et des choses variées, car j'admire moi-même cette variété d'invention et de ressources, et je bénis ceux qui ont fait parmi nous ces expériences :

!• Prière;

2* Lecture des cahiers de correspondance;

3* Récitation de F Évangile (pour ceux qui ne vontpasàTâcoleJ;

4* Compte-rendu du prune de la grand'fnesse (.Ce eompte-renda est fait par les enfants d'abord, puis résumé par M. le Curé};

5* Homélie;

6* Cantique;

7* Instruction (si c'est un jour de fête , sur la fête en se servant du f(rand manuel ; s'il n'y a point de fête , commentaire du petit manuel , sur la journée chrétienne , le dimanche et les grandes époques de la vie. Depuis la Septuagésime jusqu*à Pâques, sur la Pénitence et l'Eucharistie. Après la première Communion, explication du règlement d'un enfant après sa première Conmunion);

8* Pratique pour la semaine (indiquée par les enfants};

9*» Cantique ou chant d'un Hymne :

10* Avis sur la semaine et le dimanche suivant, ou rédtdes principaux traits de la vie des Saints et Saintes dont la foie arrive dans le mois, ou petite causerie jusqu'à l'heure de la fin.

CATÉCBISMES DE PERSÉVÉRANCE. 403

une part active^ par le chant des Cantiques^ par la récitaticMi des Prières^ par les Interrogations^ en un mot, par tout ce qui peut les produire et les mettre en scène.

Je n'indique ici que très-rapidement ces différents uioyens d'intéresser dans un Catéchisme de Persévérance, parce qu'ils sont communs à toute espèce de Catéchisme, et que je me réserve de vous en parler plus en détail quelque jour.

Les Cantiques. Toujours et partout les cantiques seront populaires, si on sait s'y prendre. A tout prix. Messieurs, faites chanter des cantiques. Avec du temps, de la patience, de l'esprit de suite ; avec le concours précieux des institeurs pour les garçons, des institutrices ou des sœurs pour les filles, vous apprendrez, laborieusement peut-être, mais enfin vous apprendrez à vos paysans, un refrain d'abord, un cantique entier plus tard, puis un autre cantique, puis un autre encore : faites soutenir le chant par vos chantres, vous finirez par avoir un chœur, par apprendre les cantiques à la paroisse entière, et bientôt peut-être vos cantiques franchiront l'enceinte de l'église, et tous les échos des champs les répéteront. Et il y a déjà. Messieurs, un grand nombre de paroisses où des Curés intelligents ont obtenu cet admirable résultat.

Un moyen pratique excellent pour que les enfants apprennent les cantiques, c'est celui qu'emploie un Curé qui m'écrit :

404 LA PAROLE CATÉGHISTIQUE.

€ Lies enfants possèdent tous lui Manuel des grandes époques de la vie. Hais ce recueil, ajoute-t-il, ne me suffit pas. Il m'en faudrait un plus grand nombre. > C'est pour cela. Messieurs, que f ai fait imprimer le Manuel des retraites^ petit livre à deux sous, et qui est à la portée de tous dans la plus paurre paroisse.

Si le Manuel des grandes époques^ qui est trèspréférable, vous paraît trop cher, ou trop fort pour certains de vos enfants, au moins vous est-il toujours possible de leur mettre entre les mains ce petit manuel où les cantiques essentiels se trouvent.

Les Prières j qu'on récite au Catéchisme, celles du commencement et de la fm de chaque séance, un acte de Consécration à certaines fêles, etc., ont plus d'un avantage. On les fait réciter à haute voix par un enfant, comme récompense. En insistant — chose capitale 1 — sur une récitation, grave, distincte, pieuse^ on apprend aux enfants le respect de la prière.

C'est encore une excellente pratique que celle de couper les exercices d'un Catéchisme par la récitation d'une dizaine de chapelet, en indiquant tout haut une grâce spéciale à demander en rapport avec les instructions du jour. Cela se fait dans quelques Catéchismes à la campagne, et je n'y saurais trop applaudir. Ainsi, Messieurs, par cette intention publiquejoient indiquée, vous dirigez les âmes vers un but

précis, et par là vous faites véritablement prier, vous faites ce qu'il importe tant de faire dans un Catéchisme, vous accoutumez à la vraie prière, vous enseignez la vraie prière.

Il y en a, vous l'avez vu, qui intercalent, avec beaucoup de profit encore, dans les exercices de leur Catéchisme, des histoires ou des lectures, prises dans la vie de quelques jeunes saints pouvant servir aux enfants de modèles. C'est excellent. Mais cela encore demande à être bien choisi et préparé, car il ne faut rien lire que de frappant.

Voici une autre bien bonne pratique :

« Deux ou trois fois dans l'année, m'écrit un a: Curé , je prie un confrère de venir dire la sainte « messe , et pendant la messe j'apprends à mes en- € fants, en la leur faisant suivre à haute voix, la € manière de l'entendre, d

Ce point est d'une très-grande importance. Il est capital que vous appreniez aux enfants à bien suivre la sainte messe sur leurs livres, en vous aidant , autant que faire se pourra , du concours des Sœurs et des Instituteurs. Quand les enfants ne savent pas lire, on peut faire ce que m'écrit l'un de vous :

« Les Sœurs les surveillent. L'une d'elles récite le « chapelet , de l'introït à l'élévation. - Ou mieux « encore, les prières mêmes de la messe. — A l'éléc vation , l'on chante un cantique. A la communion c un cantique. »

406 LA PArtOLE CATÉCHfSTIQUB.

Mais une de vos plus grandes ressources, Messieurs, pour jeter un vif intérêt dans vos Gatéchismes, c'est la récitation du Catéchisme et Vinterrogaticn des enfants.

De bonnes réponses habilement provoquées par des interrogations bien faites , bien préparées , par conséquent. simples, claires, précises; des éloges reçus en public , devant toute une paroisse ; le succès d*un enfant devant tout le monde : croyez-vous que des pères et des mères, même à la campagne, y soient indifférents?

J'ai dit : des interrogations bien préparées. Je maintiens. Messieurs, que cette partie du Catéchisme , quand on sait ce que c'est qu'un Gatéchi^ne, quand on ne traite pas une telle œuvre à la légère , demande un soin très-sérieux; que ces questions, pour être , non pas diffuses et vagues , mais , comme j'ai dit, simples, claires, précises, et pour tout dire en un mot vraiment utiles, exigent plus de prépara^ (ion peut-être qunn prône. Pour moi, c'était dans mon Catéchisme ce qui me demandait le plus de travail, et ce à quoi je m'appliquais le plus.

Quelques-uns d'entre vous ont imaginé ici , pouimettre plus de variété et d'intérêt encore dans leur Catéchisme, la pratique que voici :

Un Curé m'écrit : « Les enfants sont interne <j sur le prône de la grand'messe. » Excellente idée. Messieurs, c'est le moyen de faire assister à la messe,

Catéchismes de persévérance. 407

de rendre attentifs à la parole du Curé, de répéter le prdne sous une forme plus simple et plus directe , et d'inculquer fortement dans les esprits les cboses qu'on a dites.

Mais pour cela il faut aussi que le prône soit instructif, net, didactique, susceptible enfin d'être facilement compris , retenu, et analysé. Il ne faut pas que ce soit un discours vague, diffus et pompeux.

Un autre Curé , qui est dans le même usage , s'exprime ainsi sur ce point :

« J'interroge les enfants sur le prône du matin, c que j'explique de nouveau par des comparaisons ou € des histoires, pour le mettre mieux à leur portée € et je leur permets même de m'adresser des interro- € gâtions que j'ai suggérées d'avance aux Sœurs. En « prenant ainsi pour sujet du Catéchisme de Perse- € vérance le même sujet qu'à la messe , j'ai cru avoir € trouvé le moyen de procurer l'avantage du prône c aux personnes qui n'ont pu venir à la messe, et € par les interrogations faites par moi et les quesc timis que m'adressent les enfants , je m'assure s'ils « m'ont bien compris. »

Remarquez ce mot , les questions que m* adressent les enfants, c Ces questions , m'écrit un autre Curé, c sont concertées d'avance entre les Sœurs et moi. » Encore une fois , voilà le vrai zèle , la vraie et forte volonté de faire le bien et d'être utile aux âmes.

Quant à V Instruction y qu'elle soit claire, précise,

406 LA PAROLE CATÉCniSTIQUE.

Mais une de vos plus grandes resm^ sieurs, pour jeter un vif intérêt dans» »f c'est la récitation du Catéchisme et|,' % '• enfants. ? ', ■.■

De bonnes réponses habilç ' ^ ; des interrogations bien faitf ? ■- ^ ; conséquent simples, claire* | * i en public , devant toute wj y j enfant devant tout le r? / ^- ^ -^

pères et des mères, r/| | «liffialfi"

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/^^, dit saint Augustin (0e CaUeh. ntd., c. ]

r^ 0T pfrdtirare in loquendo utq»i ad ttrmi»

<^, ei» nwperi non videatRiM audientem; çnoi

'^1, rel^ittiù (t'mnre esTutrieiui , voce oui ai

'^irii lif^i/Kare approbatioium tuant , tivè hu*

'«•^ npn'malur, iicé dtcla non inUUigat , (iv^ c

^^^qm'ikm , nobis non cementibus , anMRwn g'u

^ OMnta Mrinorw tenlanda ntn( , çuiv ad ettn exài

d^fiMm lie lafebrû emendun pouent valire.

( Kt «Ueurs il avait dit : pacit btiak loodikti lan

406 LA PAROLE GATËCUISTIQUE.

saisissante, éclairée par des exemples, des comparai* sons y animée par des tours vifs , bien à la portée des intelligences, communicative , si je puis le dire ainsi. C'est le moyen de vous faire écouter avec un ardent intérêt et de laisser une vraie lumière et des idées nettes dans les esprits (1).

Que dirons-nous des Analyses? Pouvez-vous, Messieurs, à la campagne, obtenir des analyses? Plusieurs me disent que non , et il faut convenir effectivement que, dans bien des cas , c'est difficile. Cepen-

(1) Et à ce propos , Messieurs, je ne puis me défendre de mettre sous vos yeux ce que m'écrivait un de MM. les Doyens du diocèse. Vous y reconnaîtrez un zèle, une entente des hommes et des choses et un dévouement à l'œuvre des âmes , dont vous serez charmés.

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