CINQUIÈME ENTRETIEN
ANALYSE d’une COMMUNICATION SUR l’eXISTENCE DE JÉSUS.
Mesdames, Messieurs,
Dans la séance du 22 novembre 1878, un des assistants déclara qu’il mettait en doute la personnalité du Christ, qu’il ne croyait pas à son existence. Il ne s’expliqua pas d’ailleurs sur la doctrine môme ; mais, sans développer les motifs de ses convictions, il se borna à la négation de ce fait historique, généralement admis, que Jésus-Christ a réellement existé.
Dans la même séance, un des médiums présents reçut une communication sur ce sujet. C'est de cette communication que je me propose de vous entretenir.
Je dois d’abord dire que cette déclaration négative, jetée à l’improviste sur l’assemblée, me surprit d’autant plus, qu’elle ne me parut se rattacher par aucun point de contact avec la discussion qui l’avait précédé^ et qui avait pour objet essentiel, si je ne me trompe, les divers degrés de puissance possédés par certains médiums guérisseurs.
J’ajouterai que je n’ai pu me rendre compte do l’importance qui pouvait s’attacher à l’existence ou à la non existence d’une personnalité, alors que n’étart pas mise en question l’œuvre essentielle qu’on lui a attribuée, et pour laquelle on a cru devoir lui faire une place à part dans l’humanité,
c’est-à-dire l’apport d’un enseignement dont auCAin, je crois, à Texception toutefois des matérialistes, ne se refuse à reconnaître, et la gandeur intrinsèque et la haute autorité dans le monde. En fait d'existence, ne vous semble-t-il pas que c’est moins ici celle de la personne que celle de la chose ([ui doit nous intéresser? Certainement, il ii’est pas un de vous qui, dans l'attente de nouvelles concernant un être chéri habitant au-delà des mers, se préoccupât beaucoup de connaître le nom et l’individualité du navire porteur de la dépêche si désirée ; il faudi^a bien toujours qu’il y en ait un, 11’ est-il pas vrai ? l’essentiel donc est d’être en possession de la précieuse feuille de papier sur laquelle se trouve inscrite l’expression de ces chères pensées qui doivent confondre l’amour de l’un avec l’amour de l’autre.
On pourrait donc croire, à la suite de ces réflexions, que le sujet dont il s’agit n’a qu’une médiocre importance, et, si la communication dont je parle avait été conforme à la croyance générale, je n’aurais pas cherché à me préoccuper plus longtemps de la question. Mais, à mon grand étonnement, il n’en a pas été ainsi.
Cela m’a d’autant plus surpris que le médium qui a reçu la communication est ordinairement fort bien traité. Il est vrai, comme nous le fait observer Horace, qu’il arrive quelque fois à cet excellent Homère lui-même de sommeiller. J’aime à conclure de là qu’il est des somnolences qui peuvent faire espérer à notre médium de glorieux réveils.
Ainsi que je le disais tout à l'heure, la réponse communiquée nie à son tour l'existence de Jésus- Christ, et elle cherche à justifier son opinion par des arguments. Quelques uns de ceux-ci, vous le reconnaîtrez sans hésiter, sont sans valeur. Mais il en est d’autres qui pourraient exercer sur certains
esprits des influences fâcheuses, et, h ce point de vue, j’ai cru devoir me mettre en quête. Ce senties résultats auxquels m’ont conduit ces recherches, que je viens vous faire connaître.
Remarquons d’abord que le début de la communication est tout au moins fort singulier ;
a Beaucoup de personnes, dit l’Esprit, se sont « passionnées pour ou contre la personnalité du a Christ ; mais personne n’a remarqué, ou du moins « on a oublié de le dire, que ceux-là mêmes qui « admettent la personnalité du Christ, ceux-là lui « retirent entièrement son caractère tout de mira- « des depuis le commencement de sa vie jusqu’à « sa mort. »
Si j’ai rapporté cette première partie de la communication, quoi qu’elle soit très-accessoire, je dirai meme inutile au sujet principal, c’est qu’elle caractérise très-nettement, dès le début, la nature, le degré de force, oujilutôt de faiblesse du communiquant. Or, c’est là une connaissance préalable importante à acquérir dans cette sorte d’études ; parce qu’elle est très-propre à nous donner une première et utile intuition sur la valeur de ce qui va nous être annoncé et sur la direction qu’il convient d’imprimer à nos recherches.
Dans ce passage, la question de ce qui a existé est complètement mise de côté. On dit seulement quel caractère attribuent à cette existence les personnes qui l’admettent. Mais l’appréciation de l’Esprit sur ce point est très-erronée, car ce n’est pas la totalité de ceux-là qui refuse entièrement, comme il le dit, le caractère miraculeux. Il y en a sans doute qui pensent ainsi, mais il en est au contraire beaucoup d’autres qui acceptent le miracle d’un bout à l’autre, depuis la naisspce jusqu’à la mort, d’autres enfin qui se bornent à poser des réserves. Sur ce point là, l'Esprit se montre donc mal informé, et il ne l’est pas mieux lorsqu’il prétend
que Tattention n’a jamais été éveillée sur cet ordre de considérations. Nous avons certes un assez bon nombre d’ouvrages de controverses qui prouvent le contraire. De tout cela résulte pour moi l’opinion que nous avons à faire avec un Esprit et peu instruit et peu réfléchi.
Passons maintenant à l’argumentation. Dans un premier ordre de preuves, l’Esprit s'exprime ainsi :
« Je doute facilement de ce que nous ne pouvons « prouver ; s'il y en a qui croient à la venue du « Christ, nous leur dirons simplement où en est « la preuve ? quelle est l'imprimerie, qui n’existait a pas à cette époque, qui vous a apporté ces « preuves? »
A son simple énoncé, vous l’avez tous compris, ce mode de raisonnement est détestable. S’il pouvait ôtre accepté, l’histoire n’existerait pour nous que depuis 500 ans au plus avant notre époque ; elle serait donc très-peu féconde, et encore faudraitil défalquer tout ce qui, quoique imprimé, n’est pas vrai. Il n’est pas nécessaire d’insister davantage sur ce point. Mais la faiblesse de cet argument nous confirme dans l’opinion déjà émise que l’Esprit avec lequel nous avons affaire ici est d’ordre très-inférieur, au point de vue intellectuel, bien entendu.
Occupons-nous enfin de l’argument que l’Esprit nous paraît considérer comme le plus puissant ;
« Nous demanderons, dit-il, comment les histo- « riens ont fait naître le Christ? Quelle mère ils « lui ont donné ? Quelle a été sa vie et sa mort ? « A cela il nous sera bien facile de répondre que, * bien avant la venue de Jésus-Christ, un autre « homme s’est présenté sous le nom de Kristna, et les « memes phénomènes lui ont été attribués. Est-il « possible que pareils faits se reproduisent à des « intervalles éloignés? Non la raison humaine se
a refuse à accepter de pareilles choses ; elle ne le « peut, les memes phénomènes ne peuvent ainsi « se reproduire. »
Telle est l’objection. Elle pourra paraître spécieuse au premier abord, mais ne préjugeons rien ; réfléchissons, pesons, nous déciderons après.
Je pourrais faire observer à l’Esprit, en me servant de son argumentation même, que puisque l’absence d’imprimerie du temps du Christ Tautorise, dit-il, à mettre en doute l’existence de ce dernier, il me semple que, de mon côté, je serais en droit de lui dire que son Kristna doit etre une pure invention, puisque aucune imprimerie n’existait à l’époque où l’on a prétendu qu’il vivait ; de sorte que, son existence étant au même titre non moins problématique que celle du Christ, il ne reste absolument rien du second argument.
Mais ce n’est pas pour se donner la stérile satisfaction d’avoir raison d’un adversaire mal habile, c’est pour s’éclairer soi et les autres qu’il faut étudier les questions, et comme je ne crois pas, pour ma part, qu’en ce qui concerne l’authenticité des faits du passé, l’imprimerie soit la seule pierre de touche qu’on puisse invoquer ; comme à cet égard il y a une foule d’autres témoignages matériels, intellectuels et moraux auxquels notre raison peut et doit recourir pour se former une conviction, je me garderai bien de faire usage pour mon compte d’un genre de preuve que je réprouve chezles autres ; j’accepterai doncque Kristna a vécu, et je vais raisonner dans cette hypothèse. Mais, vous le voyez, de ces observations tout au moins ressort une fois encore la faiblesse intellectuelle déjà constatée du communiquant.
Une première observation se présente fort simple en apparence, et cependant très-féconde en conséquences. Elleconsiste à remarquer quele mot Jésus- Christ est double. Il se compose d’abord de Jésus, en
second lieu de Christ. Ce fait constaté, on est naturellement porté à se demander d'où peut provenir cette double appellation. Eh bien, en partant de ce point, et par une suite de déductions que je vous indiquerai tout à l’heure, j’ai été conduit à substituer à la question qui nous occupe deux autres question que je transcris ci-dessous et que je fais suivre des réponses que j’ai cru devoir leur attribuer :
A-t-il existé il y a bientôt dix-neuf siècles un personnage portant le nom de Christ ? Non.
A-t-il existé à la meme époque un personnage portant le nom de Jésus ? Oui.
Quelque contradictoire que ceci puisse vous paraître, presque tout est là.
Et d’abord, pour amortir cette première impression de contradiction que vous avez pu éprouver, laissez-moi à mon tour vous questionner deux fois.
Si je vous demandais s’il a existé à Rome un souverain s’appelant Empereur, vous me répondriez : non.
Si ensuite je demandais s’il a existé à Rome un souverain s’appelant Auguste, ou Tibère, ou Néron, vous répondriez certainement : oui.
Or, mon premier couple de questions n’est pas plus embarrassant que le second, et pourquoi cela ? parce que le mot Christ pas plus que celui Empereur ne sont des noms propres. Ce sont des désignations de qualité, de dignité, de caractère, et de meme que, dans toutes les nations de la terre, et depuisdelongs siècles, les hommes qui ont la qualité d’être chefs des nations sont appelés Empereurs ou Rois, de meme ceux que les peuples ont considérés comme revêtits du caractère d’envoyés divins, ayant pour mission d’enseigner les lois morales qui doivent nous diriger dans la conduite de la vie, de même, dis-je, ces hommes ont pu être dé-
signés, sauf quelques variantes qu’explique la différence des temps et des lieux, parle mot Christ, qui ne veut pas dire autre chose que : celui qui a reçu l’onction, celui qui est sacré. Rien d’étonnant, par conséquent, à ce que plusieurs révélateurs aient reçu une dénomination n'ayant aucun rapport avec leur individualité propre, mais qui devait leur être commune, parce qu’elle désignait une mission ayant même caractère.
Aussi ne vous paraîtra-t-il pas extraordinaire que les croyants à la parole de Jésus se soient appelés Chrétiens ; car ce qu’ils avaient essentiellement en vue, c’était de suivre dans toute sa vérité, dans toute sa pureté la morale de celui qui ne s’appelait pas Christ, mais qui fut Christ. Quant à ceux qui ont eu d’autres idées, d’autres convictions, d’autres pratiques surtout sur cette morale que, pour leur usage du moins, ils ne tenaient pas a conserver intacte, et qu’ils ont altérée, ils n’avaient certes pas le droit de s’appeler chrétiens ; mais, pour mieux dissimuler et réaliser leurs desseins et avec une incontestable habileté, il faut le reconnaître, ceux-là se sont appelés Jésuites.
En résumé, de même que beaucoup de personnages revêtus de la souveraineté terrestre ont été appelés Rois ou Empereurs, de même tous ceux qui, aux yeux des hommes, ont été considérés comme des envoyés divins ont pu recevoir le nom de Christ purement désignatif de la mission qu’ils venaient remplir. Cette similitude d’appellation n’a donc rien que de très-naturel, et l’on s’explique, par l’analogie des fonctions remplies, la reproduction du même mot à des intervalles de temps qui ont pu être très-longs.
Vous voyez par ce qui précède, que toutes les conséquences qu’on voudrait tirer de la dénomination de Christ ne sauraient dans ce débat avoir aucune valeur ; et cependant c'est peut-être cette
ressemblance de mots qui a le plus fortement impressionné certaines imaginations.
Restent maintenant les inductions relatives à la similitude des circonstances qui concernent la naissance, les actes, la vie de celui qui, très-anciennement, s’appela Kristna, et de celui qui, plus récemment, a été qualifié Christ.
Portons tout de suite les choses au pire, et admettons qu’en ce qui concerne Jésus tout ce qui a été dit h ce sujet ait été faux. En bonne logique, la seule conclusion qu’il vous sera permis d’en tirer, c’est qu’on s’est trompé ou qu’on a voulu nous tromper sur la nature de ces circonstances. Mais ce serait aller bien vite .et bien loin que d’en déduire immédiatement, et sans autre examen, que Jésus n’a pas existé. Il a pu vivre dans des conditions corporelles et matérielles autres que celles qu’on nous a dites, voilà la seule affirma- • tion que cette attribution frauduleuse pourrait autoriser. Elle ne touche en aucune façon au fait même de l’existence, elle est seulement restrictive, quant au mode d’ailleurs purement corporel et extérieur de cette existence; la question intellectuelle et morale restant intacte.
Cela posé, il ne me paraît nullement difficile d’admettre, une fois la mission divine bien reconnue chez Jésus, que non-seulement on lui ait appliqué la dénomination spécifique qui a caractérisé une mission analogue chez un autre, mais que de plus, poussé par l’analogie, on ait été porté à généraliser cette première idée en la faisant suivre, comme un complément naturel, de lapplication à sa vie des circonstances de la vie de son prédécesseur, missionnaire divin ainsi que lui. La passion pour le merveilleux chez l’homme étant donnée, plus les circonstances en question auront paru extraordinaires, moins on aura hésité à les faire revivre. Il n’y a rien, ce me semble, que de
très-humaia dans cette manière de voir. Certes la reproduction réelle, naturelle, effective sur deux individus de faits aussi singuliers serait fort de nature à nous étonner, mais du moment où il est très-possible de l’admettre comme purement attributive au second de ce qui a concerné le premier, je n’y vois plus qu’un nouveau témoignage de cette tendance qu’a toujours eue l’humanité de courir après tout ce qu’elle a considéré comme surnaturel et de s’y fortement attacher. Quant à moi, plus la similitude des mots et des faits sera grande et complète, plus je serai porté à n’y voir qu’une simple reproduction faite par les hommes du passé sur le présent, et, comme cette reproduction ne s'expliquerait pas s’il n’avait pas existé une persojanalité à laquelle elle serait applicable ; loin do voir dans ces faits une cause de négation, j’y trouverais plutôt un motif d’affirmer la certitude do cette existence qu’on a voulu mettre en doute.
Au reste, nous avons un exemple chez nous, au centre de Paris, de cette tendance de l’humanité à revêtir le présent des caractères du passé, et à nous représenter par la similitude des choses la similitude des situations. Jetez les yeux sur la colonne de la place Vendôme, non, comme le dit un chant populaire, pour vous proclamer fier d’être Français, mais pour y voir le plus luxuriant anachronisme de temps, de mœurs et de climat qu’ou puisse imaginer. Au lieu de la redingote grise et dutricorne traditionnels, qui sont de notre époque, et dont nous avions d’abord adopté la vérité, vous pourrez contempler avec la couronne de feuilles des triomphateurs, le costume de la tyrannie romaine; et cela parce que Napoléon, sous le nom d’empereur, a exercé la souveraine puissance, comme dans l’ancienne Rome l’ont fait certains personnages qui, pour le dire en passant, ont été fort rarement digues de notre admiration. Voilà,
Mesdames et Messieurs, comment on monumente l’histoire et comment on peut, dans vingt ou trente siècles, léguer de graves soucis aux futures Académies des Inscriptions et Belles-Lettres.
En résumé, ou les faits sont vrais, et par cela même la réalité de l’existence de celui auquel on les applique est avérée, ou ils sont faux, et dans ce cas la seule conclusion permise, C3 n’est pas que l'existence n’a pas eu lieu, mais qu’elle s’est produite dans des circonstances autres que celles qu’oii nous a dites.
Arrêtons-nous un instant sur cel ordre d’idées et nous allons voir que, même en dehors de toute considération puisée dans la tendance de l’humanité au merveilleux, la situation des choses s’est trouvée telle, en ce qui concerne les Apôtres de Jésus, que cette similitudes! parfaite de circonstances ne pouvait manquer de se produire, sinon dans la réalité des faits, du moins dans la composition des récits historiques destinés par eux à propager la doctrine.
Ce qu’il y a de très-singulier dans tout ceci, c’est que cette reproduction de la vie de Kristna par les actes de celle de Jésus, qui a été indiquée en détail dans uu-ouvrage récent, cette reproduction, d4&-je, a conduit à deux conclusions de nature très-opposée. La première s’annonçant comme la négation absolue de l’existence de Jésus ; la seconde au contraire, au point de vue de certains aperçus à la fois philosophiques et historiques, affirmant l’indispensable nécessité de cette existence. Donnons quelques explications sur ces deux manières de voir si opposées l’une à l’autre quoique dérivant du même point de départ.
Les uns s’appuyant uniquement sur le fait brut de la similitude des actes considérés intrinsèquement, et ne pouvant admettre que les memes choses aient été si identiquement effectives pour Jésus,
sans consulter les antécédents historiques de ces actes, sans avoir aucun égard à Tintervention postérieure des hommes qui en ont fait les récits, sans se rendre aucun compte de ce que peuvent être et de ce que sont les tendances de l’humanité en matière de merveilleux, de ce qu’inspirent quelquefois les passions terrestres à ceux qui écrivent l’histoire, les uns, dis-je, et notre Esprit communicateur est de ce nombre, se refusent à croire que des circonstances aussi exceptionnelles , aussi extraordinaires, aussi invraisemblables que celles dont il est ici question, se soient identiquement reproduites deux fois, dans des conditions* d’une aussi parfaite similitude.
Sur ce point je suis tout à fait d’accord avec eux, et je me montrerai d’autant plus disposé à m’étonner du fait d’une telle répétition qu'il y a déjàbien assez d’improbabilités à ce que dépareilles circonstances aient pu exister même une seule fois. Aussi ne devrez-vous être nullement surpris de rencontrer des personnes qui les nient aussi bien pour Kristna que pour Jésus, et il est évident que, pour ces personnes, dont le nombre n’est pas petit, veuillez le croire, l’argument dont il est ici question n’a plus aucune valeur ultérieure , puisque les seules bases sur lesquelles il s’appuie sont contestées pour l’un comme pour l’autre des révélateurs, et que d’ailleurs ces bases ne sont nullement tributaires de la raison, mais de la foi seulement.
Non, sachons-le bien, ce n’est pas d’une invraisemblance ajoutée à une autre que nous pouvons espérer de faire naître la vérité. Abandonnons donc les fictions, pénétrons dans le domaine du possible, et si nous ne pouvons y trouver complètement le certain, tâchons du moins d’en rapporter ce qu’il y a de plus probable ; c’est ce que nous nous proposons de développer dans une prochaine lecture.