HENRI !•' DE FRANCE
fondateur même de la dynastie franconienne, il laisse presque toujours s'accomplir la transmission des grands comme des petits fiefs, sans rien revendiquer pour lui. Hugue Capet et Robert avaient trouvé dans le duc de Normandie Richard un appui souvent fort utile, et les Normands devaient beaucoup à la royauté française. Après la mort de celui-ci, qui ne laissait qu'un fils bâtard, Guillaume (1035), les grands de la province élisent ce jeune homme duc et le conduisent au roi de France pour qu'il lui prête hommage; mais Henri !•' n'obtient que la surveillance de la tutelle de celui-ci, tandis que le commandement militaire est dévolu au comte de Bretagne, Alain.
A la mort du comte de Blois et de Champagne, Eudes II, Henri I", jaloux, comme ses prédécesseurs, de cette puissance féodale si voisine, reprend sur les fils de celui-ci pour son domaine « nombre de biens que le feu comte avait paisiblement possédés ». Plus tard, dans une guerre qui éclate entre le comte de Blois et le comte d'Anjou, Geoffroy Martel, il investit ce dernier de la Touraine, qui resta depuis sous la domination angevine. Plus faible est Tinfluence de Henri P' dans les pays éloignés de la Seine et de la Loire. Les ducs d'Aquitaine ne visitent Henri P' que dans les cérémonies religieuses d'un caractère solennel ou dans quelque expédition militaire. Le roi de France Henri I" était un bien petit souverain auprès de Conrad II. C'est pourquoi ce dernier réunit si aisément à l'empire germanique, d'après les traités faits par ses prédécesseurs, le rovaume de Bourgogne en 1033.