‹ Entretiens sur lh̕istoire du moyen âgeChapitre 14 sur 174 · Voir le passage de Nithard ; Omnis Frisia, III · texte numérisé non relu

Voir le passage de Nithard ; Omnis Frisia, III

Le clergé et les grands intervinrent. Les trois fils du Débonnaire se rencontrèrent à Langres, sur la ligne de partage des eaux de la France ; et, de là, sortit un compromis qui respectait encore le nom de Tempire, mais qui le détruisait.

Il avait été convenu dans cette entrevue que, l'Italie ayant appartenu légitimement comme TOstrasie à Lothaire, la Bavière et une partie de la Germanie à Louis, et l'Aquitaine avec une partie de la Gaule à Charles, le reste serait également partagé. Les fils du Débonnaire tenaient, en effet, ces contrées par des traités de partage réels; le reste seul était en litige. Cent vingt évoques ou seigneurs, après avoir fait Testimation des comtés, évéchés, abbayes et revenus^ compris dans ce reste, durent donc en accroître la part de chacun en les rattachant à leur royaume primitif. On voit par là que Fintérét des peuples, le souci des nationalités ne fut point la première considération. On tint quelque compte des nécessités de la géographie générale ; encore la terre même, à laquelle Thomme attachait sa puissance, les ressorts des évêchés, les limites des comtés qu'il ne fallait pas soumettre à deux maîtres, les firent-ils souvent plier aussi à leurs exigences. La topographie remportait sur la géographie ; l'intérêt de chacun sur l'intérêt général. Les grands eurent une première réunion à Coblentz (octobre 842) et furent appelés ensuite à Verdun, sorte de ville neutre sur la Meuse, par les trois frères. Il y avait mille intérêts divers à régler, et peu dé personnes en état de le faire en connaissance de cause.

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