HENRI IH ET L'EMPIRE ALLEMAND
seulement à celui-ci le pallium pour qu'il puisse agir, comme le célèbre Boniface Pavait fait eu Germanie, dans les contrées Scandinaves.
C'est en Italie surtout que Léon IX relève le saintsiège. De retour à Rome, il reprend les domaines de rËglise usurpés par des brigands, dans les marches de Spolète et de Gamerino^ sinon dans la Sabine, le nid des Grescentiens« Les bourgeois de la ville de Bënévent lui prêtent hommage pour ce duché, menacé par les Normands. L'archevêque de Ravennes, r Allemand Humfried, qui cherchait à opposer son autorité en Italie à celle du pape, est obligé de se soumettre à celui-ci, en implorant son pardon à genoux. Léon IX termine la vieille querelle de suprématie entre le patriarche vénitien de Grado et celui d'Aquilée sur la Vénétie et Flstrie, en faveur du premier.
Des clercs ardents pour la réforme, un Etienne de Bourgogne, le niôioejlildâbiand, bouclier du saintsiège, dit déjà Pierre Damien, un Hunjibert, Français^ cardinal-évôque de Sylva-Candida , plus tard aussi un ardent ouvrier de la réforme, et enfin un Lorrain, frère même de Gottfried le Barbu prisonnier, Fabhé. jiédiric, entouraient le pontife. L'influence bourguignonne, française et clunycienne montait à Rome. L'autorité relevée du pontife semble au moins égaler déjà celle de l'empereur.
Le comte Baudoin de Flandre, sur la frontière française du nord-ouest, s'agrandit de la province de Hainaut, malgré le Lorrain Gottfried le Barbu, délivré sur le conseil peut-être du pape. En Hongrie le pape Léon IX, faisant office de père des fidèles, offre sa
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