‹ Entretiens sur lh̕istoire du moyen âgeChapitre 21 sur 174 · Conventus apud Marsnam, Ann · texte numérisé non relu

Conventus apud Marsnam, Ann

HAÏAGES DES NORDMANS ET DES SARRASIXS 59

(iéirujt l'empire, sont encore sous l'inllucnce bienfaisante de l'Église! Dans leurs querelles, qui s'agiienl sur un bien plus vaste théâtre, on les voit moins âpres à la lutte, plus dociles à la voix de la raison que les Francs-Mérovingiens ; leur humeur est moins ' sauvage, leurs vices sont moins affreux. Si la décadence carolingienne parait plus lamentable par le sentiment d'une si grande chute, du moins l'adoucissenieot des mœurs la rend moins eiïroyable que la JÉcadence mérovingienne. Que de guerres cependant enMire entre les frères et de révoltes des fils contre les pères! Sous Lothaire, les Francs Ostrasiens, les Burgondes, les Provençaux, les Italiens; sous Louis le Germanique, les Bavarois, les Alaroans, les SMons, les Francs Orientaux; sous Chartes le Chauve, (D Gaule, les Francs occidentaux, les Bretons, les .Vquilains sont travaillés d'instincts obscurs, mais puissants d'indépendance et d'isolement politique. Partout, la puissance des grands laïques et ecclésiasliques, ducs ou comtes, archevêques ou évéques, pourvus d'offices ou de bénêOces, est une difficulté plutôt qu'une aide pour les royautés taillées dans l'empire de Charlemagne. Il fallait faire prédominer l'intérêt général sur l'intérêt particulier, assurer l'obéissance, comprimer les révoltes, trouver des ins- Iniments d'unité et de défense dans ce qui pouvait Être autant de causes de faiblesse et de dissolution

Les trois fils du Débonnaire éprouvèrent plus d'il rois chacun pour leur compte la difficulté de la lÂcl I:Olliaire, l'empereur, qui aimait â rester dans nord pour surveiller et contenir ses deux frères p

;te de lempike de charlbmagne obligé d'envoyer des secours à son fils, d'Italie, contre les Sarrasins qui, après laëte, faillirent en 846 s'emparer de Rome Par la route d'Ostie, ils arrivaient du côté qui n'était point garni de murs. Quelques Saxons et Francs, cantonnés dans le bourg , se défendirent bravement, mais succommécréanls s'acliamèrent particulièrement ion et au pillage des basilitiues des deux !rre et Paul, où tant de papes, de grands même avaient déjà été consacrés, où tant 5 et de trésors étaient enlassés. C'était iaint des Saints de la chrétienté. Une croix ' du tombeau des apôtres, des vases préportes ouvragées sont emportées '. Le us meurt dans l'épouvante. Les Sarrasins ulu se fortifier là pour commencer ensuite la rive gauche. Heureusement, le marquis Guido, avec des troupes et avec les habicampagne, les délogea, iau pape fut élu au moment où la capitale enté pouvait devenir une bourgade maho- Hait Léon IV, consacré sans la permission eur Louis, sine permissu principis. Les lurs de son pontificat sont encore attristés endie du Vatican qu'il aurait apaisé par II unii au moins le roi Louis, les Napoli- Lmalfitains contre le retour des Infidèles. )nheur de pouvoir passer la revue d'une

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