‹ Entretiens sur lh̕istoire du moyen âgeChapitre 30 sur 174 · CHUTE DE L*EMPIRE DE GHÀRLEMAGNE · texte numérisé non relu

CHUTE DE L*EMPIRE DE GHÀRLEMAGNE

n n'est pas étonnant que la division de l'empire et, en général, la faiblesse des rois qui se Tétaient partagé fussent favorables alors à la puissance, qui semblait cependant bien oubliée, du saint -siège. Consacré le 24 avril 858, Nicolas I®' la relève tout à coup, en renouant, avec moins de grandeur peutêtre, mais avec une rare énergie, au ix« siècle, la tradition à peu près interrompue depuis saint Grégoire le Grand. Élu avec le consentement de l'empereur Louis II, mais sans sa confirmation, il avait déjà ramené à l'obédience l'archevêque de Ravenne, la vieille rivale de Rome, qui s'en était écarté, en lui notifiant de ne consacrer aucun évêque dans sa province, sans la sanction du siège apostolique. En Gaule, il favorise le droit d'appel des évoques de la chrétienté en soutenant même contre Tarchevêque Hincmar et contre un concile de Gaule l'évêque de Soissons, Rolrade, injustement déposé. Faisant d'un cas particulier un principe général, il appuie sur un décret du concile de Sardique le droit des évêques déposés par le métropolitain ou par un concile provincial d'en appeler au Saint-Siège. Voilà l'autorité de Rome relevée dans l'Église. ^

Vis-à-vis des princes, Nicolas ne se montre pas moins hardi. Il avait, luttant contre l'empereur Louis II, arrêté dans Rome et dans les villes de la donation l'autorité de celui-ci. Il intervient entre les rois carolingiens du Nord. A son instigation, le 28 mai 859, les principaux prélats des royaumes de Lothaire II et de Charles, entre autres Hincmar, archevêque de Reims, Gunther, archevêque de Colo-

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