‹ Entretiens sur lh̕istoire du moyen âgeChapitre 39 sur 174 · CHARLES LE CHAUVE ET CHARLES LE GROS · texte numérisé non relu

CHARLES LE CHAUVE ET CHARLES LE GROS

pour le fils de Charles le Chauve une instruction royale et recommande*t-il la concorde à tous les princes. Vainement le pape Jean VIII cherche-t-il qaelqae temps un empereur parmi ces épigones. Le fils de Charles le Chauve, dans la Francie occidentale, Louis le Bègue, couronné à Compiègne par le Tieil Hincmar, laisse ses cousins d'Allemagne s'emparer de la Lorraine sans qu'il réclame. Le pape lean VIII, homme actif et résolu, toujours menacé en Italie par les Sarrasins, tâche de tirer quelque chose de lui. Il vient en France, traverse Vienne, Lyon, et réunit un synode à Tours, où il aurait bien voulu aussi attirer les rois de Germanie. Mais il fait là surtout répreuve de Fimpuissance de Louis le Bègue, qu'il couronne, sans rien en attendre, et même de la sienne, en demandant vainement à la Gaule, à la Germanie, des secours pour Rome menacée. Louis le Bègue traîne ainsi deux années encore, inobéi et méprisé des grands et des évoques, et laisse, en 880, son royaume partagé entre ses deux fils, Louis III et Carlonian, au moment aussi où les deux fils restants du Germanique, Louis et Karl, de leur côté, se partagent le royaume de leur frère. Mais déjà ces arrièrepetits-fîls du grand Charlemagne, ces épigones de France ou d'Allemagne, dont l'un, disait-on, était possédé du démon, et l'autre écrasé d'embonpoint, voient échapper à leur famille l'héritage qu'ils se disputent.

Le pape Jean VIII désespérait de Tempire. Dans son voyage en France, témoin des tentatives des destendants bâtards ou indirects des Carolingiens, d'un

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