‹ Entretiens sur lh̕istoire du moyen âgeChapitre 43 sur 174 · FIN DB CHARLES LE GROS · texte numérisé non relu

FIN DB CHARLES LE GROS

Gros, embarrassé, incapable de rien faire de digne (le mémoire, » attire GoKfried et Hugues dans un piège, met le premier ù mort, fait crever les yeux au second et le relègue dans un monastère '.

Même impuissance sur toutes les frontières! Au snd-est, le duc de Moravie, Swentibold, traverse à plusieurs reprises le Danube, arrive dans l'ancienne Pannouie, et ravage « comme un loup tout le pays, (luRaab à la forêt de Vienne ». Un seul homme, le duc de Carinthie, fils bâtard de Karloman, Arnuif, à qui l'on avait laissé ce pays, essaye de lui tenir tête. C'est encore pis dans la Francie occidentale. Les pirates nordmans pénètrent jusqu'à Paris, ville autrelois riche et populeuse, quondam populosa et opulentissiraa. Les habitants, effrayés, se blottissent aïec frayeur dans l'église de Saint-Germain. Les pirates, ravageant tout à l'entour, en font le siège, K86. Karl le Gros rassemble une armée, en juillet, à Metz, joint des Français du nord à ses Germains, arrive devant Paris qui se détendait liéroïquement, campe au pied des hauteurs de Montmartre, et, là, il donne honteusement 700 livres pesant d'argent aux païens, pour qu'ils laissent le bassin de la Seine et portent leurs ravages en Provence contre Boson sou ennemi I

C'en était trop; Karl le Gros revient en AUema; moins encore chargé du poids de ses infirmi magna infirmitate adgravatus, que du poids ài honte. On le suit à travers les châteaux impériau advernts («i

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les abbayes, à Schelestadt, à Reichenau, demi mort, faisant des donations et des aumônes, cherchant à laisser sa succession à un fils bâtard. Mais on attaque son ministre favori, sa femme Richarda; on le vilipende lui-même. Le malheureux convoque une assemblée à Tribur. Les différents chefs de rAliemagne, ducs, comtes, évoques, s'y rendent avec leurs vassaux, non pour le service, mais pour la déposition de l'empereur. Saxons, Franconiens, Bavarois y étaient en nombre. On remarquait l'animation d'Arnulf, duc de Carinthie, le défenseur de la frontière de TEst, flls illégitime de Karloman. Ce fut un abandonnement général comme au Champ du mensonge. L'archevêque de Mayence ménage enfin la catastrophe et conduit la révolution. Par ses mains, l'empereur env.oie à Arnulf les reliques de la croix du Seigneur sur lesquelles celui-ci lui avait juré fidélité, et demande par grâce une métairie de Souabe où il pût finir en paix ses jours. C'est là, en effet, que, le 8 janvier de Tannée suivante (888), il finit à Neidingen, près du Danube. On transporte ses restes dans l'abbaye de Reichenau, près de Tautel de la Vierge, où ils reposent encore aujourd'hui. L'empire de Charlemagne avait pris fin.

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