ÉTABLISSEMENT DE U FÉODALITÉ AU X« SIÈCLE
c Un bel empire florissait sous un brillant diadème ; il n'y avait qu'un prince et qu'un peuple ; toutes les villes avaient des juges et des lois. Le zèle des prêtres était entretenu par des conciles fréquents; les jeunes gens relisaient sans cesse les livres saints, et Tesprit des enfants se formait à Tétude des lettres ; aussi la nation fran que brillait- elle aux yeux du monde entier. Rome elle-même, la mère des royaumes, était soumise à cette nation. C'était là que son chef, soutenu de l'appui du Christ, avait reçu le diadème par le don apostolique. Heureux s'il eût connu son bonheur, Fempirequi avait Rome pour citadelle et le porte- clef da ciel pour fondateur! Mais, aujourd'hui déchue, cette grande puissance a perdu son éclat et le nom d'empire. Le royaume naguère si bien uni est divisé, D n'y a plus personne qu'on puisse regarder comme empereur. Au lieu d'un roi, on a des roitelets, et au lieu de royaume des morceaux de royaumes. Pleurez sur la race des Franks ; l'empire élevé par la grâce du Christ est maintenant gisant dans la poussière I x>