LAMBERT ET ARNULF, EMPEREURS
à Worms. Une chronique allemande voudrait nous faire croire que le fier défenseur de Paris y vint en suppliant et en obligé, humiliter et gratanter; d'autres écrivains nous assurent que le nouveau roi de France ne demanda que le consentement (consensus) d'Amulf, et que, là, tous deux flrent une alliance amicale ifacti amici) pour séparer, comme dit un contemporain, les Francs teutons des Francs latins^ c'est-àdire TAllemagne de la France. Le roi de la haute Bourgogne, Rodolphe I°% alla aussi trouver Arnulf jusqu'à Ratisbonne avec une certaine déférence pour se faire pardonner son ambition du premier jour. Le roi du nord de l'Italie, Bérenger !«% dans l'entrevue (le Trente, sur la limite des deux royaumes, fit également avec Arnulf une alliance de paix, fœderapacis, pour s'assurer un allié contre Guido de Spolète.
Plus tard, sollicité du côté de la France par Eudes el Charles le Simple, Arnulf tient une conduite assez ambiguë. Au reçu d'une lettre de l'archevêque de Reims, il parait pencher du côté de celui qui était de itirpe régis. Puis Eudes, dans une visite, obtient de loi tout ce qu'il veut. Au fond, Arnulf ne pensait qu'à loi. Déclaré, dans un concile de vingt-sept évéques, roi élu de Dieu lui-même, per Deum electus, le premier des rois allemands, il inspire par son exemple, à ses successeurs, l'ambition, aussi fatale à l'Aile-^ magne qu'aux autres contrées, d'intervenir chez ses voisins et même de restaurer Tempire de Charlemagne.
Le roi Guido, en Italie, n'avait relevé le titre d'em-» pereur que pour en faire un objet de crainte ou d'es-
SNTRETIEMS SUR L'hiSTOIRE. — III» 9