VAINS ESSAIS DE RESTAURATION IMPÉRIALE
pérance, d'ambilion toujours. Le roi Arnulf se laisse séduire par les intrigues italiennes. Bérenger I*^', son voisin, avec qui il avait fait alliance, chassé par son rival, Guido, sollicitait son intervention. Un nouveau pape, un Romain, Formose, obligé de couronner empereur même le fils de Guido, Lambert, offre au roi teuton, 892, pour le décider à venir, le titre d'empereur, « usurpé », disait-il, par un Italien de Spolète, et qui ne convenait qu'à un Franc.
A la tête d'une armée composée seulement de Souabes, par un hiver rigoureux, Arnulf, en mars 894, reprend le vieux chemin des invasions teutoniques, le col de Brenner, est reçu dans Vérone par Bérenger et se heurte d'abord contre Bergame. Le comte Ambrosius, révoque Adalbert et le peuple y tenaient pour l'empereur italien Guido. Les troupes allemandes donnent Tassant, en dressant leurs boucliers sur leurs têtes contre une pluie de traits et de pierres, et emportent la place par la brèche. La ville est mise à sac, les hommes massacrés, les nonnes et les femmes violées, les prêtres emmenés à la chaîne ' par ces nouveaux chrétiens de Germanie. On pend Ambrosius à un arbre et on emmène l'évêque prisonnier. Cette barbarie ouvrit les portes de Pavie, qui ne comptait pas moins de quarante-quatre églises. Arnulf s'y fit prêter serment de fidélité par les grands Mais son armée s'arrêta, dans sa marche sur Rome, i Plaisance, par suite de la faim et de la maladie. I voulait la ramener par les terres du roi de la haut
1. Luitprand., Hist,y c. xxxm r Sacerdotes Dei vincH trahe bantur, sacrs virginis vi violabantur.