VAINS ESSAIS DE RESTAURATION IMPÉRIALE
indécise : « C'est uae nation variable, habituée aux artifices, prompte à la guerre, mobile et aimant la nouveauté. » Ailleurs, il l'appelle tantôt « irrésolue » et tantôt « indomptable ».
Enfin, il sembla à Arnulf, arbitre des rois et créateur de royaumes, et au pape Formose, que le moment était venu d'achever ce qui avait été à peine commencé par la première expédition d'Italie, lorsque, Guido mort laissa pour successeur son fils, Lambert, avec le titre d'empereur. Au commencement de Tannée 896, Arnulf repasse les Alpes, cette fois avec des Alamans et des Franconiens. De la Lombardie, les Franconiens d'un côté, par la Toscane, les Alamans de l'autre, par la Sabine, marchent sur Rome. Lambert, triste empereur d'aventure comme son père, se réfugie dans un château fort des Apennins. Les envahisseurs arrivent sous les murs de Rome. Le pape avait promis de leur ouvrir la ville; mais Engeltrude, veuve et mère d'empereur, ferme les portes. Arrivés, par la rive droite, devant la porte Saint-Pancrace, les nouveaux barbares, avec une pluie de pierres, écartent les défenseurs qui savaient mieux, ditLuitpi'and, « tourner lé fuseau que manier l'épée, » attaquent la porte à coups de hache^ poussent des béliers contre les murs et enfin les escaladent, pendant que la vaillante Veuve impériale s'enfuit à Spolète. « Ce qu'on n'avait pas vu depuis les Gaulois de BrennuSj dit un choniqueurj Rome esl prise. » Arnulf fait décapiter quelques nobles ro mains, decollare prœcipiti Le clergé et les corpora^ tiens, avec les croix et les bannières, viennent à s^