ARISTOCRATIE MILITAIRE
les guerriers de l'empire qui reconnaissent un chef. Mais les guerriers libres, qui suivent le comte de leur pagus, deviennent tous les jours moins nom* breux. Le plus clair des revenus de Gharlemagne est aussi le produit de ses domaines, les dons gratuits et sa part de butin.
3. Aristocratie militaire. — Gharlemagne s'efforce de prendre ses garanties contre cette double aristocratie militaire et ecclésiastique, afin qu'elle ne vienne pas. troabler la majesté de la paix romaine que de concert avec les évéques il fait régner sur TOccident. Ainsi la destitution est toujours suspendue sur la tête des officiers laïcs ou ecclésiastiques de son empire ; les bénéfices qu'il concède deviennent rarement héréditaires : le terme de la concession arrivé, le bénéficiaire est sommé d'évacuer le domaine ou de renouveler son serment. Gharlemagne ne permet pas que les charges de TÉtat deviennent la propriété des familles; il garde toujours la propriété des terres laïques et ecclésiastiques qu'il concède , bénéficia regalia tam de rébus ecclesiœ quant de reliquis, Gharlemagne, en même temps, protège l'indépendance des hommes libres. « Les pauvres nous rapportent, dit un capitulaire de 811, que quiconque refuse de livrer son patrimoine à un évoque, à un abbé, à un comte, un juge ou un centenier, devient l'objet de leurs persécutions. Geux-ci épient l'occasion de lui faire perdre ses procès; ils l'envoient sans cesse à l'armée, jusqu'à ce que, réduit à la misère, bon gré, mal gré, il livre son patrimoine ou le vende. »
Gharlemagne contient la féodalité, mais il lui rend