EMPIRE HE CHARLEMAGNE
: ostrasienDe, l'un et l'autre plus , avaient surtout gouverné pennées du grand homme. Loois les cae trop engagés dans les choses laint Benoît d'Aniane, réformaiénédictins, préoccupé depuis sa 1 soin des affaires religieuses, ïue son père, et proscrivant les ens, Louis se proposait surtout raie dans la famille un peu disle, et la justice dans l'empire.
iréoccupé de l'ordre et de la :at et de l'Ëglise, avait, peu de , ordonné à son fils de prendre ;el et de la mettre sur sa tôle, j de l'empire guerrier, à Aix-las droits que Rome pouvait faire laisse le successeur de Léon III, | it et lui prôta d'ailleurs serment ' )ossession du pontiflcat sans la le. Quand Etienne IV vient en ■ consent à recevoir de nouveau , î à Reims, des mains du pon- , lérence de la souveraineté polié religieuse, mais qui accrédite impereur n'est légitime que s'il ébonnaire peut déjà le sentir à Le successeur élu de celui-ci, liiite aussi de se faire consacrer e consentement de Louis, et se yer une lettre d'excuse, excn-
saioriam epistolam. L'empire baissant, la papauté \ montait. '
Les principales causes de faiblesse de Tempire : son étendue, Tesprit d'indépendance des grands, ses ennemis du dehors, n'avaient pas échappé à Charleniagne. Il avait même cherché à y remédier par des ordonnances qui se multiplient, presque toujours dans le même sens, à la fin de son règne. Les excès et les abus d'autorité des comtes et des évéques, chargés de gouverner pour le roi, mais plus disposés à faire leur volonté et à se soustraire à son pouvoir; la puissance et les immunités croissantes des possesseurs ( de bénéfices laïques et ecclésiastiques, toujours tentés tfusnrper autour d'eux et de tenir peu de compte du serment de fidélité prêté au maître, étaient surtout Tobjet des précautions de Charlemagne. L'envoi des missi ou inspecteurs dans chaque contrée importante de l'empire, la protection des hommes libres contre les grands officiers et les grands propriétaires, la révocation fréquente des comtes, la destitution même des évéques, parvenaient à peine à conjurer le danger. Charlemagne le comprit. Lui*même, il avait donné l'exemple de rendre son autorité partout présente en la partageant de son vivant entre ses fils, 806. L'aîné de ses fils, Charles, avait alors reçu en partage tout le Nord, la partie la plus germaine, de VElbe àla Manche. Le vieux pays carolingien, l'Ostrasie, entre la Saxe et la Neustrie, était le centre de ce royaume. Selon la vieille tradition romaine, on avait ajouté à la part du second fils. Pépin, à l'Italie, le pays compris au Nord entre la crête des Alpes et
12 CHUTE DE l'empire de charlemagne le Danube; et, après la mort de Pépin, le fils de celui-ci, Bernard, en avail hérité. Le dernier fils, Louis, roi d'Aquitaine, avait eu toute la Gaule méridionale, de la Loira aux Pyrénées. La race héroïque des Francs du Rhin, ralliant les Neuslriens aux Saxons, était constituée gardienne de l'unité qu'elle avait faite ; elle devait peser de toute la puissance du ain, guerrier, discipliné el conquérant sur m, conquis et civihsé. Les deux fils cadets ]ue les représentants de l'ainé et de la nque, dans les vieux pays conquis. Tout insi calculé pour accorder l'unité de l'eme gouvernement de ses parties, l'égalité du ien de l'empire avec le fait de la conquête c, la tradition latine et la tradition bar- > la mort avait déjoué les calculs de ce monde en lui enlevant prématurément ses inés et en ne lui laissant que le plus faible illirson lourd héritage '.
loir donné deux années à la réforme de ouis le Pieux, jeune encore, mais moins s le gouvernement, crut devoir imiter son Ère et partager aussi d'avance son empire e de sa puissance. Comme lui, et d'accord ic l'Église et avec l'aristocratie des Francs, i d'abord de l'unité, et plus peut être que ne lui-même, mais d'une autre manière. Sbonnairc ne craint pas de donner et une rande et une autorité plus grande à l'aîné
divâionis, ann. 806 (Batuze, I, p. 439).
de ses flls. Au lieu de faire du Nord franc et germain et de la force militaire le point d'appui de Tunité, il cherche celui-ci dans le Midi et dans TÉglise. Jeté de saite dans des difficultés de gouvernement qu'il ne prévoyait pas, Louis le Pieux avait rappelé de Texil, aaqnel il les avait d'abord condamnés, les vieux et habiles conseillers de son père, Adalhard et Wala. C'est avec eux qu'il publie, à la diète de Worras, devant les grands, les comtes et les évéques (en 817), après trois jours de jeûne et de prières, pour le salut de tous, la tranquillité de f Église et l'unité de l'Empirey cette charte qui 'est la cause de tous les malheurs du (ils de Charlemagne *.
L'aîné des fils de Louis le Débonnaire, Lothaire, est associé à l'empire avec le gouvernement de toute la Francie du Nord et avec la surveillance et l'expectative de l'Italie laissée, en sous-ordre, à Bernhard, le petit-fils de Charlemagne. Il unit ainsi la puissance matérielle à la puissance morale, Aix-la-Chapelle à Rome. C'était l'idée, un peu plus chimérique peut-être que pratique, inspirée par l'Église! A l'empereur de plusieurs nations, plurimarum nationum, que Charlemagne avait voulu être, il semble que les conseillers de Louis le Débonnaire veuillent surtout substituer Vempereur des Romains, Imperator romanorum. La Bavière, en Allemagne, avec les pays tributaires des Slaves et des Carinthiens, donnés comme un royaume particulier à Louis, le second fils du Débonnaire, et l'Aquitaine, avec la Marche espagnole,