LA WALLONIE, FÉVRIER MDCCCLXXXVIII
PANTHEE
REVOIR, aux aériens berceaux D'ombre et de fleurs que font les palmes Et les lianes, sur les eaux De ces lointains paradis calmes ;
Ruisselante dans la clarté Qui monte d'elle et dans la joie, L'Enfant de ce matin d'été.
Dont nous avons perdu la voie ;
Avec ses vagues yeux dormants D'où son âme étrange nous fixe, Surgir, nue et de diamants.
Dans sa chevelure de nixe ;
Et comme en un demi réveil, En cette absence qu'elle ignore.
Le rose et merveilleux sommeil De ses lèvres nous rire encore !
Aux souffles du subtil vouloir.
Que son âme légère appelle A naître de ses jeux, un soir, O songe qu'elle se révèle !
Aux égarés, aux ingénus.
Qui dans la douce Enfant ancienne. De son exil sont revenus Fleurir son âme élyséenne.
En ce bocage, en ces vallons.
En ces jardins de somnolence Où nous étions, où nous serons La Solitude et le Silence.