EPIGRAMME
IL n'est, dans ma pensée, Qu'une image de ta beauté :
Une image pâle, tracée Dans l'ombre, une clarté Qui demeure vague et lointaine Et que mon âme appelle en vain.
Moi, je ne puis atteindre
La beauté que par mes rêves.
Mais toi, tu l'atteins par tes mains ; Tu l'atteins par tes lèvres, Par tes yeux et par tes seins ; Tu l'atteins par tout ton être.
LA ROULOTTE, XVIII DÉCEMBRE MCMIV