L\ GBANDE ALLÉE ET LE BASSIN
LE I.YCKF ni- VANVES 49
Gonesse el de Vanvres » ! Dès le xvn'' siècle, Vanvres comptait déjà plusieurs jolies maisons de campagne, lorsqu'en 1698 il plut à Messire Claude de Bar (ou de Bas) do Montargis — commandeur et secrétaire des ordres du Roi — de s'y faire construire un magnifique château par Ilardouin Mansard. Dix-neuf ans plus tard — 15 mai 1717 — le « dit messire de Montargis et dame Catherine-IIenriette-Hardouin Mansard, son épouse, » rétrocédaient pour la somme de 150.000 livres leur superbe propriété à « Très haut, très puissant et très excellent prince, Mgr Louis Henri, duc de Bourbon, prince de Condé, prince du sang, pair et grand maître de France, etc., etc. » (*) et \eVoyage pitloresqiie des environs de Paris (1779), nous apprend que « Ton arrive à ce beau château par une avenue de 200 toises de long, formée par quatre rangées d'ormes. Le château est bâti
il Par- (levant les conseillers du Roi, notaires au Cliàlelot de
Paris, etc , vente de la terre, fief et seigneurie de Vanvres , un
grand pavillon quarré couvert d'ardoises, nouvellement bâti entre cour el jardin, arbres au-devant du château, cour dans laquelle
est un puits jardins, haut et bas par terre, allées près le bois,
jets d'eau et glacières: lesdits château et jardins enfermés de murailles contenant 100 arpens environ.
-■ ... Le Sieur de Montargis a fait bâtir à neuf les château et maison seigneuriale... fait l'avenue, plusieurs allées dans les jardins, les terrasses, bassins et jets d'eau
Moyennant le prix et somme de 150.000 livres pour le pri.x de ladite terre et 10.000 livres pour les meubles et choses compris audit état.
Fait et passé à Paris, en l'hostel de mondit Seigneur le Duc sus déclaré {Arck. nation., T 194'''.
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sur une montagne, dans un lieu inculle et presque inaccessible; mais le terrain a été si bien aménagé par Mansard qu'à l'irrégularité de la nature ont succédé de superbes terrasses, avec des rampes douces qui communiquent aux jardins d'en bas (i) ».
Des charmilles, des « salles de marronniers formant bosquets », des bois de haute futaie complétaient la richesse de ce splendide domaine (-j.
La Révolution confisqua le château de Vanvres et le 16 floréal an II (5 mai 1794), la Convention décrétait que « les maisons et jardins de Saint- Cloud, Bellevue, Mousseaux (c'est l'actuel parc Monceau), le Raincy, Versailles, Bagatelle, Sceaux, l'Isle-Adam et Vanvres, ne seront pas vendus et seront conservés et entretenus aux frais de la République pour servir aux jouissances du peuple et
(1) ... Les rampes se terminent en fer à cheval. Elles conduisent à un parterre à l'anglaise très long et orné de quatre bassins dans l'un desquels est une gerbe qu'on voit au travers du vestibule en entrant par la porte de la cour. » (TiiiÉitY, Voyage aux environs de Paris, t. I, p. 108.)
(2) Dans le bas terrain est un plus grand bassin, à deux cents toises du château dont on voit le jet d'eau au travers du vestibule, en entrant par la porte de la cour et comme le parc s'étend fort loin des deux côtés et qu'il est traversé d'allées et d'arbres de haute futaie, on a interrompu la suite des allées pour conserver ce point de vue au château... Ce bassin est accompagné de deux autres moindres en grandeur, aux extrémités qui font face aux deux allées qui descendent et un autre encore dans une salle de marronniers qui forme un bosquet magnifique régulièrement percé de huit allées qui aboutissent à ce bassin. (Pigagniol de la Force, Description historique de la Ville de Paris el de ses environs, t. IX, p. 463.)
Paul Vouillemoul, jibol.