LE I.YCKK DE VANVES
former des élablissemenls utiles à rAgriculluie cl aux Arts (1) ».
Le 2 juillet 1815, les Auglo-l'russieus s'emjjaraient de Vanvres; le 3 au malin, Wellington et Bliicher y établissaient leur quartier général. C'est là que le baron Bignon, ministre des relations extérieures, le comte de Bondi, préfet de la Seine, accompagnés de deux membres du Conseil de préfecture, vinrent au nom du gouvernement provisoire, entamer des négociations qui se terminèrent par une convention militaire, signée le même jour à Saint-Cloud... En 1821, le château de Vanvres appartenait au gouvernement, qui le mettait à la disposition du lycée Louis-le-Grand pour en faire sa succursale des champs... Sous le second (2) Empire, ce « petit collège Louis-le-Grand » avait nom « lycée du Prince-Impérial » ; il s'appelle aujourd'hui lycée Michelet.
Lorsqu'on nous y interna, les études s'arrêtaient à la « Quatrième », c'est-à-dire que les plus âgés lycéens comptaient treize à quatorze printemps... et Ton appliquait cependant aux pauvres gamins que nous étions, encore tout chauds des caresses de leurs mamans, une
(1) Procès-verbal de la Co7ivenlion nalionale du IC floréal, an 11, (5 mai 1794;, tome XXXVil, p. 23.
(2) Thiéry, Voyage aux environs de Paris, lome I. p. 109.
discipline tic fer, reste — heureusement modifié — des rudes méthodes d'enseignement de jadis.
Pensums, retenues, piquet, privations de sortie s'abattaient comme grêle sur nos tètes blondes, puni-
l.A IA(.\1)E JiU I.ÏCtr.
f. Vouillemont, pliot.
tions doublement absurdes, puisqu'elles privaient les enfants de récréations — c'est-à-dire d'exercice — les condamnant à l'immobilité pendant les heures parcimonieusement distribuées où ils auraient dû jouer et courir en liberté, et odieiises, puisqu'elles ôtaient à nos familles
LE lyci:e de vanves
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la joie de nous embrasser le dimanche et aussi de nous donner les soins hygiéniques nécessaires. Un seul bain annuel, offert par M. l'économe répondait, alors, au souci de propreté scolaire et je me souviens d'un infortuné