‹ Environs de Paris --Chapitre 9 sur 59 · L ESCALIER · texte numérisé non relu

L ESCALIER

['. Vouillemonl, phot.

du prince de Condé, devenu lycée du Prince-Impérial.

De quel œil d'envie nous contemplions la grand'-

route et — en fermant les yeux — je revois encore un

EN'VinOXS DE PARIS

boulet de 1815 incrusté en guise d'enseigne dans la façade vermillonnée d'un « commerce de vins »... Une allée étroite... une grille surmontée d'un drapeau tricolore... à droite, la porterie... un coup de timbre, dontle déclic nous déchirait le cœur... Une porte se refermant brusquement... nous étions prisonniers !

L'histoire du domaine de Vanves (ou Vanvres), où s'élève notre lycée, est intimement liée à l'histoire de Paris. Une première mention de ce petit village se rencontre en une charte du roi Robert (998) signalant ses vignes comme appartenant au domaine de la couronne (*}. En 1163, la terre et la cure de Vanvres dépendent de l'abbaye de Sainte-Geneviève et plus tard François I", en réponse à l'interminable kyrielle de titres inscrits — selon l'usage espagnol — à la suite de son nom par l'Empereur Charles-Quint, se contentera de signer parallèlement : « François, roi de France, seigneur de

(1) En consultant les registres du Châtelet on voit qu'au xni« siècle on y célébrait, le jour de la Trinité, la fête de VÉpée, fête assez singulière et ainsi désignée parce qu'elle consistait à donner une épée pour prix à celui qui de la porte Saint- Jlicbel de Paris parviendrait le plus tût à la porte de Vanvres. Mais comme il arrivait souvent que ce pri.x suscitait des querelles et que le vainqueur était obligé de se servir de cette arme contre ses concurrents, pour prévenir de semblables accidents, l'institution cessa d'avoir lieu. (Delort, Mes voyages aux environs de Paris, t. II, p. 133.)

l'aul Vouillemont, phot.

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