‹ Environs de Paris --Chapitre 12 sur 59 · UNE AI.I.ÉE 1)L TARC · texte numérisé non relu

UNE AI.I.ÉE 1)L TARC

P. Vouillemont, iiliot.

condisciple javanais, sans famille ni correspondant, qui ne prit que cinq bains en cinq années... ajoutez à cela qu'il était nègre !

On nous gavait de latin, tout en négligeant totalement de nous enseigner le français; nous avons connu Quinte-

5G EWIROXP nE l'AKIS

Ciirce, Gicéron et bien avant Bossuel, La Bruyère et Montaigne.

Oh ! le dortoir glacial, les réveils clans la nuit noire, les cours humides, la salle d'étude puant la lampe « qui a filé »... le pauvre « pion » prisonnier comme nous, souvent cuistre, injuste et haineux, mais surtout bohème... Cette règle, toutefois, rencontrait d'heureuses exceptions; nous avons eu comme répétiteurs des jeunes gens indulgents et doux, j)iocheurs infatigables; plusieurs d'entre nous ont gardé le souvenir charmé de Paul Arène, l'exquis poète, pion idéal, cigale fraîchement échappée de son Midi, qui contait à nos douze ans émerveillés les récils charmants que nous devions retrouver dans « Jean des Figues » ou nous lisait, entre deux récitations du De Viris ilUisl'ri/jiis, quelques scènes de l'Ilote, une comédie néo-grecque qu'il versifiait secrètement en vue de l'Odéon !

Il y avait aussi « l'évasion ■■■>... Oh! l'évasion... quel délice! Au cours d'une leçon quelconque, et de préférence pendant la leçon d'anglais (le professeur qui nous voyait rarement connaissait mal nos noms), deux ou trois fortes têtes se donnaient rendez-vous en un endroit très retiré. Lesdites fortes têtes avaient eu le soin préalable de se munir de sandwiches, d'éclairs au chocolat, de sirop de groseille... et aussi de cigarettes!... A pas de loup, prudemment, tantôt rampant comme des couleuvres, tantôt bondissant comme des singes, on gagnait le parc, — ce beau parc dont l'accès nous était sévèrement

Î,E I.YCKK IIF VAKVES

iiilerdil, puis d'arbre cii arbre, de fossé on fossé, à l'instar des héros de (iiislavc Aymai'd, dont nous dévoiions les romans sud-améiicains entre deux pages de nos dictionnaires, nous nous glissions au plus profond du

-A Ti-.r.r.ASSE.

petit bois; du côté de la Glacière ou près de l'étang herbeux où l'on dénichait des « cerfs volants » dans les troncs pourris des vieux saules. Et là, couchés dans ks fougères on les hautes onibellifères, nous sablions le sirop de groseille en dévorant notre saucisson et en

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fumant des cigarelles humides qui parfois nous chaviraient le cœur! Vu beau malin de mai, l'un des ((évadés » lut à haute voix les Orientales, de Victor Hugo, un livre dangereux, doublement proscrit! Nous revînmes de notre escapade avec une consigne pour le dimanche suivant et dans l'âme un amour violent pour « Sarah la

Baigneuse »,

. . . belle d'indolence.

De pareils méfaits nous amenaient à comparaître devant M. le proviseur. M. le proviseur Jullien était, en 1867, un vieil homme solennel, sentencieux et bon, orné d'une tète rougeaude, ponctuée de courts favoris blancs taillés en pattes de lapin. Quels sermons! Quelles sinistres prédictions d'avenir... et qu'il fallait donc oblenir de belles places au tableau d'honneur pour effacer le souvenir de tels scandales !...

Un autre bon type c'était le professeur de gymnastique : Napoléon Laine (dit Cactus)... à cause qu'on le croyait vaguement Égyptien ! Napoléon Laine rêvait d'appliquer la musique à la gymnastique raisonnée... 11 prêchait d'exemple et ne circulait qu'en projetant « verticalement et horizontalement » ses bras immenses vers le ciel ou la terre... C'était pour les passants un perpétuel sujet de terreur. Tous les jeudis, on pouvait nous contempler, lançant sous sa direction d'alternatifs coups de poing dans le vide, aux accents enfiévrés de cette marche évocatrice :

LE r.YCKE DE VANVES 59

Agilité, coiirago, Sang-froid, force de cœur, Vous êtes le partage De tout parfait lultoiir.

et nos mamans, qui attendaient impatiemment la fin de

L\K ALLEE lit

1'. Vouillemonl, phoi.

nos exercices, se demandaient, anxieuses, si l'avenir ne nous réservait d'autre destinée que celle d'un parfait lutteur. A la fin de l'année, Cactus offrait un « arc » aux gymnastes jirimés. J'ai eu un arc... mais mon père me

c confisqua bien vile, ma première flèche ayant failli éborgner mon frère Henri...

J'ai voulu l'aulre jour revivre tous ces vieux souvenirs... Que de changements, que de transformations, que d'adjonctions... Le village de jadis a cédé la place à d'imposants immeubles, les guinguettes d'antan sont devenues des restaurants avec « salons pour noces »... Disparues la ferme des Condé, et aussi « la Glacière » ; rasée la « haute futaie », comblé Tétang ombragé de saules ; un boulevard avec tramway passe là où jadis s'étalait le potager.

La grille d'entrée, l'allée montante et la majeure partie du parc avoisinant l'ancien château n'ont heureusement pas été modifiées... C'est là qu'il nous faut aller dénicher les souvenirs, comme nous y allions jadis dénicher les scarabées... Voici, sous les hauts marronniers, les bancs de pierres moussues où nos mamans s'asseyaient; ici, nous dévorions les savoureu.x goûters que leur tendresse nous apportait chaque jeudi ! Voici les prairies où il était si amusant de pourchasser les papillons... Et là-bas, je retrouve, sous les acacias, le talus verdoyant où nous avons déjeuné le matin de noire première communion... Ce jour-là, Mgr Darboy, archevêque de Paris, fusillé par la Commune le long du chemin de ronde de la Roquette, officiait, et Mme Miolan- Carvalho, l'incomparable artiste, avait chanté VAve Maria de Gounod... (Jue c'est loin tout cela!...

BAGATELLE

BAGATELLE cst en fête: des portraits d'enfants y sourient le long des murs; et sur les pelouses vertes, dans le parc historique que hantent, j'imagine, les élégants fantômes des jolies femmes qui y furent adorées.,., des tulipes s'épanouissent, des roses s'ouvrent.

« Bagatelle »... Le joli nom et combien justifié! N'est-ce pas, en eiTet, un joujou charmant, un rien délicieux, que ce petit, tout petit château, épave gracieuse du dix-huitième siècle, bibelot rare enfoui dans les fleurs et les feuilles, que les pattes lourdes des sauvages de la Terreur et les sottes inventions des « arrangeurs » professionnels ont, par hasard, oublié de briser ou d'enlaidir.

Nous sommes allés flâner dans cet ultime « Folie » parisienne... Un matin idéal, les branches des buis, les feuilles des tilleuls, les pousses tendres des chênes,

parfumaient les souffles du printemps. Dans les allées où l'ami Soleil

... fait bouger des ronds par terre Si beaux qu'on n'ose plus marcher (*),

les mamans jouent avec leurs bébés, les petits cliiens gambadent sur les gazons perlés de rosée; dans les acacias fleuris les oiseaux chantent; la nature entière semble en fête; du côté du mont Valérien les collines bleues et mauves ceinturant Paris s'érigent, opalines, sur le ciel clair. Et nous passons deux heures exquises à rêvasser du Passé dans ces délicieux jardins que le Conseil municipal a eu l'esprit d'arracher aux griffes de la bande noire qui les guettait.

Singulière histoire que celle de Bagatelle, et bien faite pour distraire nos Parisiennes!

C'est tout d'abord une maisonnette « située près de l'une des portes du Bois de Boulogne », une chaumière d'opéra-comique offerte en 1720 à sa femme par le maréchal d'Estrées. Dès l'origine. Bagatelle semble voué aux plaisirs; la maréchale — autorisée par brevet royal à jouir, sa vie durant, du logement — se hâte de faire accorder les violons en l'honneur du Régent et de la belle madame d'Averne (2); Bagatelle est vite à la mode (^j,

(1) E. Rostand, Chanlecler (Hymne au soleil), acte I.

(2) Journal de Barbier, 12 août 1721.

(3) La maison de Bagatelle est fort petite. A droite en entrant est une pièce d'assemblée assez grande, mais on y avait mis une

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M""' de Moiilconseil y reçoit la Cour el la ville i ' i, le roi Louis XV se plaîl à promener ses belles favorites dans les allées fleuries de lilas; on y donne la comédie aux princes de passage. Le 5 septembre 1757, le roi de Pologne, Stanislas Leczinski, s'y voit frlé par les plus nobles dames velues en jardinières savoyardes (2). Un ordre de chevalerie spéciale est créé, l'ordre de Bagatelle — dont les membres portent « une petite décoration et des insignes particuliers »; l'ctal-major se glorifie de noms illustres : la maréchale de Luxembourg, la princesse d'IIénin, la comtesse d'Egmont.

Mais Bagatelle tombe en ruines, les inondations presque annuelles ont descellé les murs de clôture, les habitants de ce coûteux séjour semblent s'en désintéresser; M. de Montconseil, M. de lioisgelin, M. de La Reynière et le prince de Ghimay en sont les locataires

table de 20 couveils qui la remplissait. A gauche, en entrant, est une antichambre qui sert de salle à manger et qui peut contenir une table de douze à quatorze couverts. (Duc de Luïnes, Mémoires, t. XVI, p. 261.)

(1) Lord Dormer Stanhope, plus lard lord Chesterfeld, écrivait, le 31 juillet 1847 à M°"^ de Montconseil :

« On me dit des merveilles de Bagatelle, nous voudrions tous y être, ce ne serait pas une bagatelle pour nous, vos bagatelles valent bien le solide des autres. Est-ce loin de Paris? »

(2) Avouez, Monsieur, qu'il n'était guère possible de mieux remplir la fiction d'une foire et que tout ce qui caractérise ces sortes de spectacles se trouvait réuni à Bagatelle avec un choix et un goût infinis. (Fhérox, Année littéraire, 5 septembre 1757.)

successifs; enfin, en 1775, le prince de Chimay abandonne ses droits au comte d'Artois (').

Du 19 novembre 1777 commence vraiment l'histoire du château. Une lettre de Mercy-Argenteau, ambassadeur d'Autriche, adressée, le 19 novembre, à Marie-Thérèse {"), nous édifie pleinement à cet égard... « Peu de jours avant le départ de Fontainebleau, M. le comte d'Artois imagina de raser une petite maison que l'on nomme Bagatelle et de la faire rebâtir de fond en comble, arranger et meubler sur des plans nouveaux pour y donner une fêle à la Reine, quand la cour quittera Choisy pour rentrer à Versailles. Il parut d'abord absurde à tout le monde de vouloir tenter et achever une pareille entreprise en six ou sept semaines. C'est cependant ce qui a été exécuté au moyen de 900 ouvriers de tout genre, employés jour et nuit à ce travail. La circonstance la plus inouïe, c'est que, comme les matériaux manquent, surtout en pierres de taille, en chaux et en plaire, et qu'on ne voulait pas perdre de temps à les chercher, M. le comte d'Artois donna l'ordre que les patrouilles des régiments de gardes suisses allassent à la découverte sur les grands chemins pour y saisir toutes les voitures qu'ils rencontreraient chargées de

(1) « Le comte d'Artois, acquéreur de la maison ditte Bagatelle et meubles qui y existaient. » Relevé des papiers trouvés sous scellés apposés après l'émigration de Chimay et sa femme. — Arch. Nat., t. 1686, cote 1046.

(2) Archives Impériales d'Autriche, à Vienne, pièce 33.

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pareils malériaux. On payait sur-le-champ la valeur de ces malériaux; mais comme celte denrée se trouvait déjà vendue, il résultait de cette méthode une sorte de violence qui a révolté le public... »

Un tel mépris du droit des gens devait obtenir sa récompense. Grâce au merveilleux talent de l'architecte Bellanger, secondé par Clialgrin et Blaikie, dessinateur en jardins. Bagatelle fut achevé en soixante-qualre jours. Le total (les dépenses dépassa trois millions, mais le comle d'Artois avait gagné à la Reine les cent mille francs du pari, et les melons et concombres récoltés au château élaient si beaux qu'on envoyait de Versailles « des hommes en chercher exprès pour les dîners de la famille royale ».

Les maladies et les deuils relardèrent la fêle d'inauguration, enfin le 23 mai 1780, le comle d'Arlois olTrait la comédie à Marie-Antoinette sous une tente dressée dans le jardin. On donna Rose et Colas, un petit opéracomique de Sedaine. M'^'^de Polignac y tenait avec succès l'emploi des grandes coquettes, le comte d'Artois remplissait les premiers rôles, M. de Dillon représentait les fats; M. de Besenval, les financiers; M. d'Adhémar, les comiques; M. de Coigny, les pères nobles, et la Reine, fort émue jouait... en souveraine, les soubrettes {'^)\

(1) A la représentation, à la fin d'un couplet de la Reine, un coup de sifflet retentit. La Reine, alors, s'avança sur le bord de la scène et dit au Roi, qui avait sifflé :

« Monsieur, puisque vous n'êtes pas content de mon jeu,

Le cyclone de la Itévolulion passe sur Bagatelle, dévasté, envahi. On brise les doigts de marbre des déesses, on casse le nez des statues, les tricoteuses dansent la Carmagnole dans le parc anglais envahi par les ronces et la folle avoine.

La Folie d'Arlois n'existe plus. La municipalité de Neuilly a fait camper, le 12 octobre 1792, 60 volontaires de la légion du Midi dans une partie des bâtiments, et 40 chevaux, logés dans les écuries, mangent l'herbe des pelouses.

Sept jours plus tard, un ordre du ministre de l'intérieur enjoint au citoyen André Thouin — chef du Jardin national de botanique de Paris — « de faire transporter avant l'hiver, dans le dépôt confié à ses soins, les plantes rares qui se cultivaient à Bagatelle » ('); enfin le 7 mai 1794, sur un rapport de Couthon, le domaine, déclaré bien national, est affecté par la Convention aux divertissements du peuple, qui vient y vider des pichets de « Clos-Suresnes ».

Mais dès le lendemain de la Terreur, les Merveilleuses de l'an III, les belles amies de Notre-Dame de Thermidor, reviennent à Bagatelle pour y sabler le Champagne. Au dessert, sur la terrasse dégagée, le bal s'or-

« prenez la peine de sortir, on vous rendra voire argent à la « porte. »

Le Roi, honteux, demanda pardon. (Ch. Yriarte, Revue de Paris, 1" juillet 1903.)

(1) Bulletin de la Commission historique de Neuilly.

BAGATELLE

ganise et l'archet de VioUi (^) « égrenant les langueurs de la valse » abolit le souvenir des « fricassées » rythmées par les lourds sabols des « furies de clubs ».

Cependant la misère est grande, il faut faire argent de tout, aussi le 7 prairial an V (26 mai 1797), Bagatelle, mis en vente parle Domaine, est-il adjugé 210.150 francs au citoyen Bernard, pour le compte de trois entrepreneurs de divertissements publics, qui y installent un restaurant et y organisent des fêles champêtres. Ces opulents limonadiers inaugurèrent leurs fourneaux' par une sorte de matinée-gala, « une fête orientale » présidée par l'ambassadeur ottoman Ali-Efîendi. Nos gâlesauce, désireux de célébrer à la fois Comus et Mahomet, eurent même la délicate attention de donner aux plais montés des « signes propres à rappeler sa croyance » au représentant du Grand-Turc, assure le T^/ie, journal mondain. C'est un succès; d'ailleurs, le glacier s'appelle Garchi, sa renommée est grande à Paris, c'est une sorte de trophée de conquête ramené d'Italie par Bonaparte après sa triomphante campagne ; Garchi fait « florès » dans les jardins de Frascati, et la chronique assure « qu'il distille le nectar et l'ambroisie » à Bagatelle.

(1) Tous les jours une nuée d'écuyers charmants, de palefreniers anglais à cadeneltcs, à oreilles de cliien montent délicieusement les chevaux que la République fournit pour son service au Directoire et vont renforcer la troupe dorée de brillants cavaliers, qui se réunit exactement au Bois de Boulogne pour soupirer à Bagatelle, après le retour de son auguste maître.... [Journal des Hommes libres, 21 juillet 1796.)

1^ EiNVIROAS DE PARIS

Mais les Parisiens se lassent vile de ce restaurant trop éloigné. Ses fêles semblent sans gaieté, sa pyrotechnie manque d'imprévu, bientôt l'ex-Folie d'Artois, n'est plus qu'un cabaret médiocre dirigé jusqu'en ISOO par le trailciir Born,

Le 7 juin 1806, Tcnipereur Napoléon renverse d'un coup de sa botlc cperonnce toutes ces marmites mal odorantes cl achète Bagatelle au prix de 321.206 francs, « y compris les glaces et un lustre ». C'est en 1811, seulement que César vint pour la première fois déjeuner dans son vide-bouteille, « après avoir pris le plaisir de la chasse dans le bois de Boulogne ». Le plus souvent le beau parc délaissé servait simplement de promenade au roi de Rome: aussi fut-ce à Bagatelle, dans le petit salon ouvert, à droite de la Rotonde, que l'ex-impératrice Joséphine se rendit pour embrasser l'impérial enfant, alors âgé de dix-huit mois. Napoléon et Marie-Louise, elle-même, avaient acquiescé au désir de la délaissée. Joséphine entra toute tremblante d'émotion, elle s'agenouilla devant le joli bébé aux boucles blondes que la comtesse de Montesquiou, sa gouvernante « assise à contre-jour sur le canapé, à l'angle gauche de la cheminée, tenait sur ses genoux ». Tendrement, longuement, Joséphine embrassa les menottes du petit roi, puis s'éloigna en sanglotant (i).

En 1814, l'invasion étrangère vient camper dans le

(1) Bulletin de la Société historique d'Auteuil et de Passy.

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bois de Boulogne. Les Ilanovriens coupent nos vieux chênes pour allumer leurs feux de bivouac, et Bagatelle est dévolu au duc de Bcrry.

Le cliàlcau tout aussitôt devient un rendez-vous de

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