‹ Environs de Paris --Chapitre 3 sur 59 · L.-P. Aiibey, phot · texte numérisé non relu

L.-P. Aiibey, phot

plume, plus redoutables que deux coups d'épée, Camille et Lucile venaient vivre des heures de tendresses dans le jardin de Bourg-la-Reine, embaumé de roses, de jas-

bailliagc de Guise el de Marie-jVlagdeleine Godard, consentants avec Anne-Lucile-Philippe Laridon-Diiplessis, âgée de vingt ans, fille de Claude-Etienne Laridon-Duplessis, pensionnaire du Roi et d'Anne- F'ranroise-Marie Boisdeveix, présents et consentants, les deux parties de cette paroisse, l'époux depuis six ans rue du Théâtre-

mins. de chèvrefeuilles... Aussi, est-ce avec émotion que nous saluons les témoins de cette idylle qui trébucha dans deux flaques de sang (i)... Voici la cabane aux lapins, le poulailler où « la poule à Cachan » venait dénicher les œufs frais, l'antique table de pierre, abritée sous un frêne pleureur oîi de ses blanches mains « Loulou » préparait le vin à la cannelle »... et voici les bancs moussus où il faisait si bon venir s'asseoir, à la nuit tombante, pour regarder à travers les feuilles des tilleuls les étoiles s'allumer au ciel.

Ces arbres très vénérables, acacias, érables, ont vu passer nos amoureux se tenant par la taille et, si le

Français, l'épouse de fait et de droit depuis cinq ans avec ses père et mère présents.

Jérôme Pétion, député à l'Assemblée nationale, rue Ncuve-dcs- Mathurins; Charles-Alexis Brulard, député à l'Assemblée nationale, rue Neuvc-des-Mathurins; Maximilien-Marie-Isidore Robespierre, député à l'Assemblée nationale, rue Saintonge, paroisse Saint-Louiscn-l'lsle; Signé: Camille Desmoulins, Laridon-Duplessis (l'épouse), Laridon-Duplessis, Boisdeveix, Pétion, Brulard, Robespierre, Mercier, J.-N. Brissot, député à l'Assemblée nationale; Gueudeville, vicaire à Saint-Sulpice. {Registres de la paroisse de Saint-Sulpice.)

(1) Pendant les débats du procès de Camille Desmoulins qui semblaient devoir tourner à l'avantage des accusés, la femme de Camille, cette courageuse et intéressante Lucile, qui devait le suivre de si près sous la hache révolutionnaire, se multipliait pour faire opérer une diversion favorable à ses amis : elle contribua beaucoup â ce qu'on appela la conspiration des prisons, qui n'eut d'autre résultat que de perdre quelques détenus marquants et d'envoyer à la guillotine deux femmes également spirituelles et dévouées, celle de Camille et celle d'Hébert. (Léonard Gallois, Histoire des journaux et des journalistes. — Camille Desmoulins.)

nOURG-LA-REINE ET LA ROSERAIE DE L IIAY

(( tennis », installé par l'accueillantj propriétaire de la villa Anthémis (c'est le nom actuel du logis), nous ramène forcément à la réalité, il faut avouer qu'il est facile

LE l'LlTS DE BOUr,G-I.\-llEI.\E.

Page 1