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la fois aux yeux, ocuiis subjecta fidelibus, et à l’intelligence, car il n’en résulte pas seulement uue juxla-position de choses hétérogènes, mais un organisme d’autant plus solide qu’il se compose d’un plus grand nombre de parties qui se soutiennent mutuellement. Qu’on veuille bien pardonner ces préoccupations pédagogiques à quelqu’un qui fait profession d enseigner et qui, en écrivant un livre, ne croit avoir changé que la forme de son enseignement. A ce propos, qu’on me permette encore une remarque. Les notes et citations qu’on met au bas des pages d’un livre peuvent avoir un double but : 1" compléter le texte sur des points de détail sans interrompre le fil du discours et l’exposition des principes ; 2° mettre à l’abri du reproche de plagiat l’auteur qui déclare les emprunts (\n'\\ a faits. A ce dernier point de vue, je ne me pique pas d’une grande rigueur ; qu’il me soit donné acte du franc aveu que je consigne ici ; je demande grâce une fois pour toutes, et notamment pour les raisons suivantes. Outre qu’une mémoire infidèle ou capricieuse ne me permet pas toujours de retrouver la source où j’ai puisé, la pratique de l’enseignement oral m’a peu disposé à user de ces citations et de ces renvois dont chacun sait qu il s accomode mal. Si je devais rendre à chacun de mes maîtres dans la science ce que je lui dois, il me resterait en vérité bien peu de chose ; enfin, abusant peut-être de la maxime qu on prend son bien partout où on le trouve, je regarde comme mien ce que j’ai bien compris, bien saisi, ce que je me suis approprié, assimilé par la réflexion, ce que je reproduis clairement et à
propos (32).
« que quand on. traite de sujets différents. » Mais qu est-ce donc que l’unité et la diversité des sujets? Le sujet le plus vaste ne comporterait donc aucune division ? — Bufifon déclare dans une note que sa critique s’adresse à V Esprit des lois.
(3’2) Sur le terrain de la vraie science économique, bien qu’il y ait toujours des progrès à faire, on ne peut plus guères aujourd’hui, en tant
Que les savants lecteurs, les maîtres vénérés, avec lesquels je prends la liberté de m’entretenir ici dans une sorte de familiarité respectueuse, veuillent bien accueillir une dernière déclaration qui est en même temps l’expression d’un juste sentiment de reconnaissance. On se tromperait si on croyait qu’il m’en a coûté le moins du monde de modifier le plan de mon livre pour le conformer au programme de l’Académie. J’avais songé, il est vrai, à une œuvre plus savante, en ce sens du moins que la controverse y aurait tenu une plus grande place. Mais, en réalité, je crois peu à la controverse. La réfutation des grandes utopies socialistes n’est plus à faire : chacun reconnaît que, prises dans leur ensemble , elles ne sont que des jeux d’esprit. La controverse sur les points de détail est elle-même d’une efficacité douteuse. Elle est absolument sans effets à l’égard des sectaires qu’elle affermit plutôt dans leurs systèmes, car ce qui les anime surtout, c’est l’esprit de contradiction. Quant aux personnes qui cherchent la vérité d’un cœur sincère, ce qu’il leur faut avant tout, c’est la science présentée, s’il se peut, dans sa lumineuse clarté, dans sa majestueuse simplicité. J’appliquerais volontiers à la vérité scientifique ce que le sombre philosophe dont j’esquissais tantôt la doctrine, Schopenhauer, a dit, dans
qu’il s’agit des principes fondamentaux, réclamer de brevets d’invention. 11 en est autrement dans le camp des socialistes de là chaire et des socialistes purs. Là il s’agit d’expédients, de spécifiques, de véritables décou-
vsrtes on le croit du moins. Rien de plus curieux que le ton aigre-
doux sur lequel Karl Marx (Das kapilal, préface de la première édition, note t) reproche à Ferdinand Lassalle de lui avoir emprunté sans citer tous les fondements théoriques de sa doctrine... il est vrai, ajoute-t-il, que c'était dans un intérêt de propagande. Les inventions de Karl Marx ! Quelques postulats, comme ils disent là-bas ; les excentricités de Proudhon et autres Welches habillées à l’allemande ; quelques emprunts à des compatriotes plus modestes que lui, voilà son bagage scientifique. Je justifierai cette appréciation dans la quatrième partie. Voir notamment chap. xxvii, note 3.
la fois aux yeux, oculis subjecta fidelibus, et à l’intelligence, car il n’en résulte pas seulement uue juxla-position de choses hétérogènes, mais un organisme d’autant plus solide qu’il se compose d’un plus grand nombre de parties qui se soutiennent mutuellement. Qu’on veuille bien pardonner ces préoccupations pédagogiques à quelqu’un qui fait profession d’enseigner et qui, en écrivant un livre, ne croit avoir changé que la forme de son enseignement. A ce propos, qu’on me permette encore une remarque. Les notes et citations qu’on met au bas des pages d’un livre peuvent avoir un double but : 1“ compléter le texte sur des points de détail sans interrompre le fil du discours et l’exposition des principes ; 2° mettre à l’abri du reproche de plagiat l’auteur qui déclare les emprunts qu’il a faits. A ce dernier point de vue, je ne me pique pas d’une grande rigueur ; qu’il me soit donné acte du franc aveu que je consigne ici ; je demande grâce une fois pour toutes, et notamment pour les raisons suivantes. Outre qu’une mémoire infidèle ou capricieuse ne me permet pas toujours de retrouver la source où j’ai puisé, la pratique de l’enseignement oral m’a peu disposé à user de ces citations et de ces renvois dont chacun sait qu’il s’accomode mal. Si je devais rendre à chacun de mes maîtres dans la science ce que je lui dois, il me resterait en vérité bien peu de chose ; enfin, abusant peut-être de la maxime qu'on prend son bien partout où on le trouve, je regarde comme mien ce que j’ai bien compris, bien saisi, ce que je me suis approprié, assimilé par la réflexion, ce que je reproduis clairement et à propos (32).
« que quand on traite de sujets différents. » Mais qu’est-ce donc que l’unité et la diversité des sujets? Le sujet le plus vaste ne comporterait donc aucune division ? — Buffon déclare dans une note que sa critique s’adresse à VEsprit des lois.
(3^2) Sur le terrain de la vraie science économique, bien qu’il y ait toujours des progrès à faire, on ne peut plus guères aujourd’hui, en tant