SCENE III LES MEMES, LE DUC
LE DUC, entrant éperdu, la tête dans ses deux mains.
Que m'apprend-on, mon Dieu ! mais c'est épouvantable
SAN MARTINO Le Duc !
FERADINI, avec empressement.
Jacque, il uoiis faut, avant minuit sonnant, Etre, ce soir, auprès du Grand Duc Ferdinand !
LE DUC
J'en reviens !
FERADINI
Grâce au ciel alors ! . . . Et Galilée ?
Ah ! ne m'en parlez pas, j'ai la tête affolée
Par tout ce qui se passe autour de moi. Vraiment,
Ce Galilée, aussi, prend bien mal son moment !
FERADINI
Ne parlez pas ainsi, Jacques, je vous en prie ! En sauvant Galilée, on sauve la patrie, L'avenir, notre honneur 1. . .
LE DUC
Ah ! rhonueur î l'avenir !
Avec tous ces grands mots, j'ai hâte d'en finir !
FERADINI Jacques, vous blasphémez !
LE DUC, désespéré.
Voulez-vous que je pleure ?
C'en est trop à la fin ; ne pas avoir une heure De repos, de répit. . . Etre hanté partout. . .
FEUADIXI
Qu'avez-vous donc, mon Dieu ?
SAN JIARTIXO. ft part.
Le malheureux sait tout !
LE DUC
Je brûle sur un lit de bitume et de soufre. . .
(Apercevant la Duchesse qui entre.)
Véronique à présent ! . . . Ah ! mon Dieu, que je souffre !...
(Il sort.) FERADIXI
Il faut le suivre. . . Allons !
(Feradini et San Jlartino sortent à la suite du Duc.)