ONT ÉTÉ PILLÉES
« Aujourd'hui 28 septembre 1789 se sont présentés au Comité, le sieur Gautier., boulanger de celte ville et François Luly, de la paroisse de Cherancei, lesquels ont déclaré que le dit Luly, apportant cejourd'hui deux voilures
ào farino en cclto ville et se trouvant sorti de ChfVanceî, i! a entendu sonner le i.ocsin ù l'église de Cherancei, el qu'au son du tocsin il eslarrivé plusi arslubit-n ts, le lui inconnus, e» qu'approchant de Roue sc-Fontaine la toule s'est tel emenl augmentée qu'il a été oblige de laisser sa voilure, conlen ml deux cents boisseaux de farine et qu'il a pris l.i fuite. De laquelie dénonciation, les dits Gautier et i^uly oui demandé acte ci que le Comité leur a accordé, pour servir ce qu'il appartiendra, et a Je dit ier signé, ayant ie dit Luly déclaré ne savoir signer. »
. 29 septembre 1789.
Prières publ:qu3sàla cathédrale de Sées ordonnées par Tévêque pour la cessation des troubles. Ces prières devaient commencer par les quarante heures el: continuer les dimanches et fêles, à l'issue des vêpres, jusqu'à la fin de la session de l'Assemblée nationale.
30 septembn 1789.
Discours de Goupil de Préfein dans la. discussion du projet de Constitution
« Vous avez déjà séparé les pouvoirs ; vous avez déterminé les principes, et vous êtes sur le point de les confondre. L'on vous a parlé du mot provisoire; mais c'est là ouvrir une porte aux abus que nous n'avons pas encore réfor-
mes. J'adopterais l'amendement de M. Anson, mais j'ajouterais un amendement : c'est que le Roi ne pourra même interpréter les lois. Cela ne me paraît pas trop rigoureux ; c'est à cette interprétation, que le Conseil a toujours faite selon son intérêt que nous devons notre esclavage. »
1er octobre 1789.
Avis donné au Comité d* Alençon par le fermier DU 'PRIEURÉ DE COULOMB ERS AU MAINE, DES ATTROUPEMENTS SÉDITIEUX QD1 S'OPPOSENT AU TRANSPORT DES GRAINS DE Ll DIME DANS LA VILLE d'ALENÇON.
Les habitants l'avaient obligé à décharger sa voiture. Il parvint, avec beaucoup de peine, à amener à Alençon une somme de blé et deux sommes d'orge, malgré les menaces qui lui furent faites. Il fut obligé de se faire accompagner de plusieurs hommes et de prendre des chemins détournés, pour éviter d'être arrêté par les postes armés qui montaient la garde toutes les nuits dans les paroisses, pour s'oppsoser au transport des grains. Les habitants de Beaumont-sur-Sarthe en particulier, avaient, déclaré qu'ils étaient décidés à interdire absolument tout transport de grains de leur pays à Alençon.
3 octobre 1789.
Constitution par René Nicolas de Boullemer, chevalier, seigneur de Montigny, y demeurant,
au profit de René-François-Théodore Tiger, écuyer, sieur de Rouffîgny, demeurant à Alençon, d'une rente viagère de 1300 livres sur la tête du vicomte d'Olhanson, colonel des carabiniers de Monsieur, seigneur de Corday, y demeurant, moyennant une somme de 40*000 livres en principal.
4 octobre 1789.
Lettre de l'Intendant au comte de Saint- Priest, au sujet du refus fait par M. .^e longpré daccepter les fonctions de maire de Falaise.
« J'étois instruit que M. de Longpré refusoit d'accepter la place de maire à laquelle le roi l'avoit nommé sur la présentation de la ville. Je vois, Monsieur, par la lettre qu'il vous a adressée et que vous m'avez fait l'honneur de m'envoyer le 30 du mois dernier que ce gentilhomme insiste pour ne pas accepter cette charge publique. Je n'en suis pas surpris. Dans la circonstance présente peu de personnes consentent de se mêler des affaires de leur communauté, desquelles aujourd'hui il y a trop de désagrément à attendre. J'ai écrit au corps de ville de faire une nouvelle assemblée pour choisir de nouveaux officiers, car le sieur Le Févre du Buisson, que vous aviez fait nommer échevin paraît également s'en défendre. »
Le 8 octobre, l'Intendant écrivit de nouveau à M. de Saint-Priest :
« Dans l'état de trouble où sont aujourd'hui
toutes les villes, il n'est pas surprenant que les titulaires des offices municipaux veuillent se démettre de leurs fonctions. Le sieur Chauvin de la Normandière qui, par la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'envoyer le 5 de ce mois vous prie de recevoir sa démission de sa place d'échevin à Falaise, m'avoit déjà fait part de ses vues, qu'autant qu'il m'a été possible j'ai essayé de combattre, mais il me paraît trop dégoûté de ce service pour le vouloir continuer.
« LesieurdeLongpréquc vous avez fait nommer pour l'office de maire refuse d'en faire les fonctions, et je doute qu'il soit aisé de trouver quelqu'un qui consente à s'en charger.
< Comme il est cependant fort à désirer que dans des circonstances aussi orageuses, quelque âme honnête consente de faire le sacrifice de sa tranquillité pour veilier sur l'administration de la ville, je vais faire de nouveaux efforts tant auprès du sieur de la Normandière pour le déterminer à continuer son service, qu'auprès de la ville pour qu'elle trouve quelque sujet qui veuille bien accepter la place de maire. J'aurai l'honneur de vous rendre compte de l'effet de mes démarches sur cet objet. »
5 octobre 1789.
Goupil de Préfeln prend la parole dans la discussion soulevée par la Réponse du Roi à la demande qui lui a été faite par l'Assemblée nationale d'accepter, purement et simplement, les préambules de la Constitution et la Décla-
ration des Droits de l'homme. Il critique vivement le message royal, comme attentatoire à la liberté nationale. Le vicomte de Mirabeau, frère du grand orateur, lui répond et soulève par ses violences une véritable tempête. Mirabeau paraît à la tribune et réclame en faveur de* députés la liberté de discussion. Le vicomte prie rassemblée de recevoir ses excuses pour les expressions impropres qui lui sont échappées et continue à défendre la Réponse
du Roi.
7 octobre 1789.
Arrêté du Comité national d'Alençon qui condamne le sieur Chevallier, boulanger, rue de S;irthe, à 3 livres d'amende et à la confiscation d'une fournée de pain, pour défaut de marque et de cuisson. Cet arrêté fut imprimé et affiché aux frais du délinquant.
Délivrance eux boulangers de la ville, par le Comité, de 66 boisseaux de blé.
8 octobre 4769.
Arrêté de la municipalité d'Alençon qui accorde une indemnité aux boulangers, pour la perte qu'ils éprouvent sur la vente