ET DU SUIF
Ils déclarent que le suif d'été se vend 45 1. le cent, à raison de 140 pour cent el que le suif d'hiver se vend 55 I. le tout en grappe, en outre 12 francs et un p;ùn de sucre de faisance par mêlée de suif, parce que celte faisan ce se trouve balancée par une réciprocité d'honnêteté, que les bouchers ont pour les ch mdeliers.
Ils vendent la viande, l'un dans l'autre, 8 sous, 7 sous, 6 sous, 5 sous, quelquefois moins de 3 sous la livre, suivant la qualité, le morceau et le courant de la boucherie. Lorsqu'on la leur a taxée a 7 sous;, ils l'ont ve. due 8. suivant le choix et le moment, sans néanmoins contraindre les acheteurs, qui ont préféré acheter la bonne viande et les bons endroits 8 sous la livre.
Déclaration des maîtres du métier de chandelier, à .-avoir les sieurs Lelièvre Qt Trocherie sur le prix du suif.
Déclaration du sieur Marchand, fabricant, qui dh que le fil de mèche vaut -5 à 28 sous la livre ; que le fil de coton a valu jusqu'à 3 livres et 3 livres lO sous la livre, et que dans ce moment il vaut 55 scus la livre.
8 novembre 1789.
Décret du Comité National d'Alençon pour la tranquillité publique, contre les aubergistes, soldats et awtres, trouvés en delit après la retraite.
« Si la ville d'Alençon s'est toujours conservée pure et exeraote de reproches, ces avantages sont dus à la réunion des cœurs et des esprits de tous les honnêles citoyens et à la vigilance avec laquelle la milice nationale s'est portée à arrêter les bruits que le mauvais exemple pouvait occasionner.
« D'après ces considérations, le Comité a décrété les articles suivants :
1° Défenses sont faites à toutes personnes de tenir aucun propos séditieux et inflammatoires, tendant à troubler la propriété et la sûreté individuelles.
2° Il est ordonné à tout citoyen et à tout volontaire national qai entendrait de pareils propos de prendre sur-le-champ des témoins dignes de foi et d'aller incontinent requérir main-forte au corps de garde pour arrêter et traduire au Comité celui qui se serait rendu coupable de pareils excès.
10 novembre 1789.
Publication solennelle a. Alençon : 1° de la proclamation du roi sur le décret de l'Assemblée nationale du 26 octobre, portant surséance de toute convocation de province et
étals ; "2° du décret qui porte que nulle convocation ou assemblée par ordre ne pourra avoir lieu ; 3° de la proclamation du roi, par laquelle le décret du 15 octobre est sanctionné.
11 novembre 1789.
Arrêté du Comité national d'Alençon qui ordonne que la nommée marie xoyer sera mise a blcètre pour ï etre traitée des différentes maladies qu'elle peut avoir.
Cette fille, native du Chevain, n'ayant ni père ni mère, avait été élevée à l'hospice d'Alençon, d'où elle était sortie à l'insu de Mlle du Plessis, dnme du Chevain, sa bienfaitrice, qui payait pour elieune pension, avait changé plusieurs fois de condition et était tombée du libertinage dans la misère, n'ayant ni feu ni lieu. Elle était réduite à coucher dans les éeucuries. avec les chevaux desdmgons en détachement à AJeuçoa, et était un objet de dérision et de scandale pour la populace.
14 novembre 1789.
Fixation du prix du patn par le Comité national d'Alençon m. Attendu que le prix commun du blé est à cents sois le boisseau, suivant les feuilles des prud'hommes, le Comité a fixé le prix du pain demi-blanc à 3 sols 3 d. et le pain bis avec toute si fleur à 3 sols.
« Fixation du prix de la viande à 6 so^ la livre. >
Décret du Comité d'Alençon* pour la policb de la halle par les prud'hommes
« Le nombre des prud'hommes sera porté à 24, ce qui fera 4 par chaque district, desquels il y en aura 8 de service par semaien, sa voir 6 pour Je blé et 2 pour le seigle, l'avoine et particulièrement pour l'orge, de manière que chaque pruo'homme ne sera employé que pendant une semaine sur trois, et parce que les prud'hommes de chaque halle pourront alléger leur travail en se succédant par deux pour le blé et par un pour les autres grains, et en se communiquant respectivement leurs feu i les pour en prendre la suite.
•2° Ils seront ob'igés de se tenir dans la halle jusqu'à la fin des marchés pour y prendre les noms et qualités des acheteurs, la qusluéetle prix de tous les grains achetés et la quantilé de ceux qui sont restés et mis au réduit. Chaque prud'homme de service en fera un état, y ajoutera telles observations qu'il trouvera. nécessaires pour être remis au Comité aussitôt la halle finie, etc. »
15 novembre 1789.
Découverte d'une pièce de canon au faubourg de l'eclsson
Le Comité national d'Alençon averti qu'il avait été trouvé une pièce de c;mon, enfouie en terre, au haut du faubourg de l'Ecusson, proche la maison du nommé Conirel, maréchal, manda
ee dernier, qui déclara que ce canon avait été c enfouillé » par le sieur Chanddlier, entrepreneur, qui voulait en faire des hies pour battre le pavé. Chandellier mandé également déclara qu'il avait acheté ce canon, il y avait environ six ans, des offi -iers de l'hôtel de ville d'Alençon, à raison de 6 dealers la livre
Lettre de l'Intendant a M. de Saint-Priest
Il lui expose que les Comités nationaux qui se sont établis dons toutes es villes de la généralité se sont emparés des fonctions municipales, dont ils ont exclu lesofliciers en titre, qu'ils se font reinetire les lettres adressées aux officiers municipaux et exercent la juridiction de police.
18 novembre 1789.
Assemblée générale du Conseil de villh d'Alençon.
Communication à l'Assemblée de Tordre donné par le duc de Bcu?ron, au garde de ^artillerie du Havre, de délivrer aux officiers municipaux d'Alençon, 200 fusils avec leurs baïonnettes.
Il est arrêté que les barrières placés à l'extrémité des faubourgs au mois d'octobre, seront enlevées.
M Demées, maire, est nommé administrateur du collège, pour en remplir les fonctions avec l'abbé Sevin, précédemment nommé administrateur.
Lettre de M. Fréteau, ancien Drésident de l'Assemblée nationale au Comité d'Aleneon, contenant approbation, au nom de l'Assemblée, de la conduite tenue par le Gomilé dans l'affaire du vicomte de Caraman.
19 novembre 1789.
Prestation de serment des assesseurs pour l'instruction des procès criminels.
Ces assesseurs nommés en exécution de l'article ier du décret de l'Assemblée nationale des 8 et 9 octobre 1789 étaient :
MM. de l'Escale, ancien avocat du roi ;
de Boisgency, chevalier de Saint-Louis, major des volontaires nationaux ;
d'Ornant, lieutenant des maréchaux de France et capitaine des volontaires ;
Bîin des Parquets, commandant en second des volontaires ;
Mésange de Martel l'aîné, écuyer, officier des volontaires ;
Garnier des Chesnes, directeur des domaines du roi ;
de Briante, offkier des volontaires ;
Brunet, inspecteur générai honoraire des manufactures ;
de Culant de la Hartinière, commis à la recette générale ;
Dufresne. écuyer;
de la Chênelaye ;
Brisard, l'aîné, négociant;
de Fontenay, pè
MM. Laveiîle. ÎViîné, négociant;
Fromentin de la Croix,, ancien prieur,
juge consul ; Delacroix-Durand, contrôleur du centième denier.
Ils avaient élé nommés par délibération du 14 de ce moi?, pour remplir les fondions d'adjoints dans ("instruction des procès criminels.
Lettre de M. le Bigot de Beauregard, député
DU BAILLIAGE d'Ai.F.NCoN A i/ASSEMBLÉE NA- TIONALE uj Comité d'Alençon, dans laquelle
IL ANNONCE QUE LE DÉCRET RELATIF A l'af- FAIRE DE M. DE CARAMAN VA ETRE EXPÉDIÉ.
M. de Beauregard annonce en même temps que l'Assemblée nationale proc-éde actuellement à la nouvelle division du royaume: qu'il y aura six départements dans la province de Normandie. »
« Je crois, ajoute-t-il, que c'est une circonstance favorable, pour votre ville d'Alençon, de faire ses réclamations pour qu'elle soit un siège d'administration provinciale, parce qu'il pourrait peut-être arriver qu'Argentan ou Sées voudroient vous disputer cet avantage, sous prétexte qu'elles seroient situées plus^au centre du département. Mais nous avons pris la résolution, conformément au vœu de la province du Perche, de la conserver réunie à nous, ce qui fart que votre ville se trouvera plus au centre des districts qui feront partie de voire département. >
20 novembre 1789.
Sentence du Comité national d'Alençon, qui condamne à 24 heures de prison, Françoise Huet. fiieuse, pour avoir vendu un rouK à filer qui lui avait été confié par la dame du Bureau de charité de son quartier. Ede avait vendu ce rouet à une coiffeuse pour 30 sous, afin d'acheter du pain, n'ayant pas mangé depuis trois jours.
21 novembre 1789.
Sur le rapport fait par les prud'hommes de la halle que le blé ne valait plus que 4 livres 15 sous 6 deniers le boisseau, ce qui faisait une diminution de 4 sous et demi sur la dernière taxe, le Comité national d'Alençon Qxe le prix du pain blanc à 3 sous 4 denier* et demi la livre ; le second pain à 3 sous 1 denier, et demi et le troisième pain à 2 sous 6 deniers et demi.
22 novembre 1789.
Lettre de l'Intendant au Contrôleur général au SUJET DES ENCOURAGEMENTS, DEMANDÉS POUR LA FABRIQUE DE POINT D'ALENÇON.
« J'ai vu par l'extrait que vous m'avez fait l'honneur de m'envoyer, le 2 de ce mois, d'une lettre écrite à M. Necker par un sieur Levé, commis à la direction des vingtièmes, que ce particulier sollicite du ministre des finances des avances pour procurer du travail, pendant
l'hiver, aux filles et aux femmes de cette ville, en leur faisant faire du point, ouvrage presqu'entiérement tombé et qui laisse ces femmes sans occupation.
€ Le sieur Levé est un fort honnête homme dont la femme fait fabriquer du point d'Alençon, mais la chute presque totale de cette manufacture de luxe ne permettant pas à la dama Levé d'employer une aussi grande quantité d'ouvrières, dont l'ouvrage resteroit à sa charge, il paroit qu'elle désireroit que le minisire vint a son secours et lui avançât des fonds pour continuer de faire travailler nombre de filles ou femmes, qui ont, en effet, peu d'autres talents.
« Si je croyois, Monsieur, la manufacture de point fort intéressante à conserver dans la ville j'aurois employé, pour l'entretenir, une partie des fonds dont il m'a été permis de disposer en faveur du bureau de charité, mais j'ai toujours vu avec peine cette manufacture établie dai.s cette ville. Cet objet de luxe nétnnt qu'une affaire de mode, j'ai toujours soupçonné qu'il ne se soutiendroit pas longtemps, et j'ai prévu, ce qui arrive aujourd'hui, que lorsqu'il seroit tombé, les ouvrières seroient réduites à la misère, car il n'en est pas une qui sache faire autre chose que de la dentelle.
« Un des maux qu'à produits la manufacture de point, c'est de laisser à l'aumône toutes les femmes qui s'en occupent? ^ quarante ans, la vue ne leur permet plus un ouvrage aussi délicat. Quelques-unes, car il en étoit qui gagnoient d'assez fortes journées,
auroient pu, par leurs économies, s'assurer une subsistance pour le temps où elles nô pourroient plus travailler, mais toutes, également peu prévoyantes, ont toujours dépensé la totalité de leurs petits bénéfices, et lorsque les yeux leur manquent, elles sont obligées de mendier leur pain.
€ Comme je crois, Monsieur, que ce ne sont pas des manufactures de ce genre que l'administration est intéressée à soutenir, ce n'est point, en conséquence, pour faire travailler aux dentelles de point, que j'ai remis au Bureau de charité les 8,000 livres que j'ai été autorisé à lui donner. Les administrateurs du Bureau, aidés par une douzaine de dûmes qui veulent bien les seconder, ont fait acheter du chanvre, du lin et de la laine qu'ils font filer ; ils ont même distribué des rouets à toutes les femmes qui en ont demandé. L'apprentissage du travail n'est pas long; les anciennes ouvrières en dentelles sont, en peu de jours, en état de gagner 6 à 7 sous par jour, les enfants, même y sont occupés, et ce genre de travail qui ne dépend pas de la mode, peut fournir du pain à toute une famille. Il est vrai qu'on a beaucoup de peine à obtenir de ces ouvrières en dentelles de se livrer à la filature. Nombre d'elles préfèrent mendier leur vie, plutôt que de se livrer à ce nouveau genre de travail.
« Les administrateurs du Bureau de charité ne se bornent pas à la simple filature. Ils lessayent aujourd'hui défaire mettre en œuvre e fil' et la laine qu'ils en tirent. J'espère qu'avec le temps les manufactures utiles qu'ils établiront feront oublier celles de dentelle.
Nos premiers fonds ne sont malheureusement pas considérables; mais quelque faibles qu'ils
soient aujourd'hui, ils fournissent assez de moyens pour procurer du travail à ceux qui ont le plus de besoin.
24 novembre 1789.
Injonction faite aux boulangers i.'Alençon pour leur approvisionnement.
« Sur le rapport fait au Comité que le public manquait de pain, parce que les boulangers ne cuisaient point depuis quelques jours. °
« Le comité enjoint aux boulangers, sous peine de cent livres d'amende, de s'approvisionner suffisamment et de fournir la ville du pain nécessaire à sa consommation;
« Arrête que les commissaires de police se transporteront demain matin chez tous les boulangers, qu'ils y recenseront les grains larmes et pain dont chaque boulanger sera approvisionné et qu'ils feront leur rapoort à la Chambre pour être statué par le Comité ainsi qu'il apparliennVn. »
25 novembre 1789.
Lettre de M. Le Bigot de Beauregard, député, au Comité national d'Alençon Messieurs, « J'ai reçu la dernière que vous m'avez fait 1 honneur de m'écrire, par laquelle vous me
marquez ne pouvoir faire passer à l'Assemblée que par le courrier de jeudi prochain, 26 de ce mois, un mémoire, pour réclamer que votre ville soit le siège d'un département et à laquelle je m'empresse de répondre pour vous engager à adresser ce mémoire aux députés de la province de Normandie et d'écrire aux d -pûtes de voire Bailliage, pour leur faire part de toutes le- raisons qui vous donnent lieu d'espérer que votre ville sera le chef-lieu d'une assemblée de Dép irtemer.t, et de l'espoir que vous avez que vos députés feront vnloir vos moyens. Vous ferez bien aussi, Messieurs, d'écrire à ce sujet à MM. les députés du Perche, qui sont dans les mêmes dispositions, à, cet égard, que moi.
« J'ail'honneurd'être avec respect, Messieurs, votre très humble et obéissant serviteur. » « de Beauregard. »
26 novembre 1789.
Augmentation du prix du pain a Alençon « Le Comité fixant le prix du pain, a porté le prix de la livre de pain blanc ou mollet à 3 sous G d., le second pain à 3 sous 3 d. et le troisième pain à 3 sous, le tout la livre de 16 or;ce^. vu l'augmentation arrivée dans le prix des grsins de la halle de ce jour. »
Farine donnée aux boulangers « Le Comité arrête, attendu que la halle de ce jour n'a pas été suffisamment garnie pour
l'approvisionnement de cette ville, que dés
demain ou samedi, i! sera délivré par M Dafour, pour suffire à la dite consommation, 146 boisseaux de farine, à raison de 30 I. et demie de poids par boisseau, y compris le son, et à raison de 5 livres qui seront pa;,ées comptant. >
Lettre de l'Intendant d'Alençon au Contro» leur général
.« II n'est que trop vrai, comme vous m'avez fait l'honneur de me le marquer le 23 de ce mois, tout doit faire craindre dans l'hiver dont nous approchons, une révolution dont ii n'est pas aisé de calculer les effets, mais qu'il sera difficile d'éviter. Les grains sont chers, malgré leur abondance, de travail d'aucun genre pour les ouvriers ; on ne peut qu'envisager avec frayeur l'excès où se porterait une multitude de|malheureux qui ont faim el sur qui, d'ailleurs, toute aulorilé est anéauiie.
« Tous les honnêtes gens des villes de ma province prévoient bien. Monsieur, tout ce qu'ils peuvent avoir à craindre dans ces circonstances : partout on y a établi des Bureaux de charité; mais les gens°sont si fort gênés aujourd'hui dans leurs revenus qu'ils ont peine à recevoir, leurs fermiers et leurs débiteurs ne les payant pas, ne sont pas fort en état de donner de grands secours pour la subsistance des pauvres. Tous s'excitent cependant, au moius en apparence, pour donner de grands secours, pour faire des sacrifices dont ils sentent bien la nécessité pour so mettre à l'abri des insurrections d'une nopulace qui, manquant de pain,
trouvera justes tous les moyens qu'elle em- ]/fayera pour s'en procurer.
«"Les manufactures de tout genre sont presque anéanties, celles mômes dont les produits paraîtroient devoir être de première nécessité sont considérablement tombées. Le peuple qui auroit besoin d'un habit se le refuse, parce que le, prix que lui coûte le grain absorbe ce qu'il auro.U destiné pour un vêtement.
« Je vois, Monsieur, peu de moyens de prévenir les malheurs dont nous sommes menacés ; j'en ai évité cette année une grande partie dans les villes, remplies de malheureux sans ouvrage en distribuant les secours que M. le directeur général, et vous Monsieur, m'avez permis de répartir sur les fonds des dépenses variables de l'exercice 1787 qui, aujourd'hui sont totalement employés.
« En établissant dans chaque communauté des travaux qui puissent procurer de la subsistance aux peuples qui sont sans ouvrage, on pourroit espérer, sinon de voir renaître entièrement la tranquillité, du moins de prévenir beaucoup d'occasions de la troubler. Sans doute la misère actuelle sera toujours un obstacle, mais ce n'est pas le seul dont il faudroit se défendre; c'est l'esprit des peuples qu'il t'audroit calmer. Ils ne reconnoissenl plus aucune loi ; ils disent hardiment que les riches le sont depuis assez longtemps et que c'est à eux à le deyenir à leur tour. Les propriétés ne sont plus respectées ; les forêts du roi, oinsi que celles des particuliers sont aujourd'hui dévastées ; les bois de toute grosseur s'y enlèvent Qit plein- jour et se vendant publiquement.
«■ Toutes les villes ont établi un Comité, ont formé jne milice nationale : mais les décrets sages de ces comités ne sont millerespectés. La milice nationale, dont une pa- lie est composée de ce même peuple et qui partage et entretient l'insurrection, ne peut lui être opposée et refuseroit de faire agir la force dont on la requerroit. Les tribunaux n'osent agir, manquant de moyens de faire exécuter leurs jup-emonf*.
« Tei est, Monsi -m\ l'ôiû) de ma généralité. Je désire, pour le \ a rai, qu'il y ail plus de- tranquillité dans les" autres provinces. Je gémis d'être témoin de ce qui se passe dans celle-ci, persuadé néanmoins que si je ne remédie pas au mal, ma présence peut servir à le diminuer. Mais je ne réponds pas que ce reste de considération qu'on me marque encore puisse arrêter une effervescence qui s'accroît tous les jours, et que les besoins ne feront qu'augmenter, tant que la circulation des grains ne sera pas rétablie. »
-21 novembre 1789.
Adjudication au rabais de l'entretien des réverbères pourl'éclairage de la ville d'Alen-