ÉMEUTE A LAIGLE
« Mardi dernier (9 février 1789), écrit l'intendant, les ouvriers en épingles et ceux en papier peint, attroupés sur les marchés, empêchèrent les blaliers d'enlever des grains. Le peuple ne prévoit pas que cet acte de violence écartera du marché de la ville tous ceux qui ont du blé à vendre. Malheureusement la maréchaussée n'est pas assez forte pour en imposer à la populace, animée par l'inquiétude de manquer de pain. J'espère cependant que cette émotion ne se renouvellera pas. »
40 février 1789.
Ordonnance du lieutenant général du bailliage dWlençon pour la convocation des élec-
teurs appelés à prendre part à la rédaction des Cahiers de doléances dans chaque paroisse et à la nomination des députés à l'Assemblée du Tiers-Etat, les élections étant à deux degrés.
11 février 1789.
SENTENCES DE POLICE d'aLENÇON :
Bannissement hors de la ville de deux filles débauchées demeurant rue du Château, avec défense de s'y présenter à l'avenir ; leurs meubles seront jetés sur le carreau et vendus au profit des pauvres.
Amende de 20 scus contre la dame Le Frère, pour avoir emporté du feu dans une pehe, à travers la rue.
Amende de 20 sous contre le sieur Yerdier» cabaretier, pour avoir donné à boire pendant le service divin.
Défense aux nommés Lévêque et Duval, sur la plainte des maîtres cordonniers de la ville, de travailler ailleurs que chez un maître.
Dépens contre les maîtres-gardes du métier de cordonnier, pour avoir dressé procés-verbal à faux contre le nommé La va liée, adjoint de la corporation, et ordre donné aux dits gardes d'avertir les cordonniers du jour de leur visite.
12 février 1789.
Lettre de l'Intendant d'Alençon a M. de Mon-