DES SIELRS MERLIER, POUR ÊTRE AUTORISES A
s'établir comme marchands merciers a Falaise, SANS Y AVOIR FAIT D'APPRENTISSAGE.
« Je crains bien, répond l'intendant, le 22 février que les sieurs Mcrlier, pour être reçus marchands à Falaise sans y avoir fait d'apprentissage, rencontrent !es mêmes difhcu.tes qu'ont opposées les épiciers de cette ville à la réception du sieur Jardin-Longcharap, et que, quoique les sieurs Merlier soient, à Amiens, en possession d'un état de marchand, vous ne sovez obligé défaire rendre pour eux un arrêt pareil à celui que vous me faites l'honneur de m'annoncer avoir été expédié contre les épiciers de Falaise. »
2* février 1789,
Emeute au bourg de Thiberville, a l'occasion de la vente des grains
« On a forcé les laboureurs a donnerla somme pour 40 livres, quoiqu'ils eussent voulu la vendre 60 livres. N'étant pas les plus forts et la maréchaussée trop peu nombreuse, pour en imposer •au peuple, les laboureurs ont été obligés de céder.
« Il est malheureux, écrit l'intendant d Alençon que dans un moment tel que celui-ci, on n'ait pas les moyens de prévenir les excès
auxquels peut se porter une populace qui a faim. Peut-être, au surplus, ee qui s'est passé à Thiberville ne se renouvellera-t-il pas ailleurs. Néanmoins, si j'apprenais qu'il y eût encore quelqu'éraeuîe, soit dans ce marché ou dans c'a u très, j'aurais l'honneur de vous en rendre compte. »
Assemblée des habitants d'Alençon non compris dins aucun corps, communauté ou corporation, pour la rédaction du Cahier et l'élection des députés à l'assemblée du bailliage.
Assemblée des officiers municipaux d'Argentan qui, en conséquence de l'ordonnance rendue par le lieutenant-général de cette ville, fixe au jeudi 28 à huit heures du matin, l'assemblée préliminaire des électeurs d'Argentan pour la rédaction du Cahier cle doléances et la nomination de députés chargés de porter ce Cahier à l'Assemblée générale du bailliage d'Argentan, fixée au 3 mars.
22 février 1789.
Assemblée préliminaire des électeurs de diverses paroisses du bailliage d'Alençon, notamment de la paroisse de Bures, 'tenue le dimanche, à la suite des vêpres. Les autres assemblées eurent lieu le dimanche suivant.
26 février 1789.
Observat/ons de l'Intendant d'Aï ençcn sus le : m"ir\ du chevalier de îjrlttevil le relatif aix accaparements de grains, ldi i al" Directeur général.
c J'ai peine à croire qu'au prix où sont les grains il y ail des gens qui cherchent ei. à les accumuler. Je nensj Lien que la cupidité perle quelques-uns de ceux qui en ont à ne s'en pas défaire aujourd'hui, dans /espoir qu'après Pâques, ils seront plus chers; mais le nombre n'en est malheureusement pas considérable, car les principales productions de ma généralité sent en herbes; il y a peu de fermes composées particulièrement de terres labourables. J'ai toujours dit que ma généralité n'avait pas de quoi se nourrir si elle était bornée au produit de ses récoltes, mais ce sont les provinces voisines qui y suppléent. Quant à ces blàtiers que le chevalier de Brelteville prétend mettre le feu dans les marchés, ce sont des gens qui, de tous temps, y Ot.t été admis et je crois assez utilement pour le public, ils achètent l'excédent des grains pour les porter à un marché voisin.
« A l'égard de la liberté que le chevalier, de Bretteville se plaint qu'on laisse à ces gens d'acheter le blé avant que le bourgeois en soit fourni, c'est une affaire de police, et j'aurais peine à croire que. dans un moment comme celui-ci, les officiers d'Orbec n'y donnassent pas toute leur attention. Il en est de même des boulangers qui ne garnissent pas les marchés
de pain, afin de profiter îe soir de l'augmentation que pourra leur accorder celle qu'aura éprouvée le prix du grain.
« Quoique je ne croie pas que l'augmentation trop progressive du prix des grains provienne des causes que lui donne !e chevalier de Bretteville. il est certain cependant qu'elle est portée au point qui ferait craindre, que dans trois mois, beaucoup de gens ne pussent y atteindre. Le prix en avait baissé au commencement de ce mois mais le» pluies survenues en si grande abondance que Ton prétend avoir pourri les grains qui sont dans les fonds, jettent de l'inquiétude pour la récolte. Déjà, dans plusieurs marchés le peuple s'ameute et force le laboureur à donner son blé pour le prix que l'acheteur y vout mettre. Quclqu'active que soit la maréchaussée, vous sentez. Monsieur, de que! faible secours est une brigade composée de quatre hommes contre une populace qui demande du pain. »
1er ?na?-s 1789.
Lettre de l'Intendant d'Alençon a M. de