Forschungen in Ephesos, t. I, p
LA COLONISATION d'ÉPUÈSE PAR LES IONIET<S 27
4° L'établissement voisin du Goressus, Il s'appelait, comme Strabon nous l'apprend ailleurs ' , Smyrna, ou plutôt Samorna 2. Les renseignements qu'on a sur cette annexe en déterminent nettement le site : elle s'étendait entre la montagne ïréchéc et Lépré-Acté, c'est-à-dire entre les deux bastions qui flanquent à l'est le Bulbul-Dagh et le Panayir-Dagh.
5° La montagne Tréchée. C'est la Tpa'/eTa de Strabon 3. Nous savons par lui qu'elle était en dehors de l'enceinte de Lysimaque. On vient de voir quelle correspond à l'avant-corps de croupes rocheuses par lesquelles se prolonge l'extrémité orientale du Bulbul-Dagh. Cette sorte de langue abrupte, isolée du reste de la chaîne par une gorge profonde, convenait bien à une acropole antique ^.
G'' La fontaine Hypéléc. Athénée la nomme à côté du port Sacré, tandis que Strabon la place dans le voisinage de l'Athénaion^, c'est-à-dire assez loin de la mer. Est-ce une erreur résultant de sa négligence, comme le croit M. Benndorfc? Il est sûr que le renseignement émané de Créophyle doit avoir la préférence: on pensera donc, avec la mission autrichienne'^, que l'Hypélée était une fontaine alimentée par le plus vieil aqueduc d'Ephèse, celui qui allait capter les eaux du Marnas dans les hautes gorges de la route de Magnésie. Mais, entre le Dervend-Déré et la colline d'Ayasolouk, cet aqueduc traversait probablement le téménos du temple d'Athéna. Par là s'explique sans doute qu'à deux reprises Strabon rapproche la fontaine et le sanctuaire,
7° Le marché. Il s'agit du lieu d'échanges primitif. Les limites exactes n'en sont point connues. Mais on voit, par le récit de Créophyle, qu'il entourait ou l)ordait l'Artémision. Les fouilles que le Musée Britannique a reprises en 190/1, sur l'emplacement du temple, et dont il a confié la direction à M. llogarlh, nous renseigneront peut-être à cet égard.