IbiiL, t. i, p. 53-J4 cl (JC-C
8" Des trois sanctuaires, rArtémision est le seul que l'on ait exhumé. La situation du temple d'Athéna n'a pas encore été déterminée par les fouilles. Tout ce qu'on sait de lui, c'est qu'il formait le cœur de la colonie coressienne. Il appartenait donc au quartier de Samorna, et il faut sans doute l'y chercher assez haut, sur les terrains que domine la montagne Tréchée. L'Olympieion se trouvait le long de la route menant du temple d'Artémis à la porte de Magnésie, en un point qu'on ignore.
9" L'Androcléion. De nombreux tombeaux bordent la voie dont il vient d'être question. Un des plus remarquables est celui que Wood a dégagé à gauche de la route, en face de Lépré-Acté '. Il n'est pas impossible que ce monument soit celui que les Éphésiens du temps de Pausanias montraient comme étant la sépulture d'Androclos.
10° La route de l'Artémision à la porte de Magnésie. Elle est bien connue. Avant de conduire les processions du temple d'Artémis à la cité de Lysimaque, elle avait dû servir aux relations entre la vieille ville indigène et le quartier de Samorna, centre de l'établissement d'Androclos.
Maintenant que nous connaissons le cadre oii s'est déployée la colonisation ionienne, il nous reste à en étudier les épisodes principaux. C'est à savoir :
1° L'intervention de l'oracle;
2° Le contact avec les indigènes;
3" Les explorations préliminaires;
h" L'établissement définitif.
I. Chez les Grecs, toute entreprise coloniale régulière était précédée dune consultation aux dieux 2. Les dieux indiquaient le point à coloniser. Hérodote cite, comme l'acte d'un furieux, le cas du Spartiate Doriée, qui s'embarque avec une troupe d'émigrants sans avoir préalablement demandé à l'oracle de Delphes en quel lieu il ira s'établir et sans s'être conformé