Bull.de (Jorr. hellén., t. 1, if<77, p. aiji, 11° -x
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a fait refluer la population grecque du district. Le Marnas, qui alimentait un des quatre grands aqueducs d'Éphèse, celui d'Auguste (Aqua Julia), se confond avec le Dervend-Déré- Tchaï. Entre le Marnas et le Claséas, dans la zone qui jouissait du droit d'asile, sont les deux rigoles auxquelles Pline donne le nom de Selenus'. Ortygie, dont Strabon nous décrit le bois sacré, a été fixée par M. Benndorf dans le baut vallon du Kencbrios, au village d'Arvalia. Le Solmissos, qui dominait Ortygie, répond à l'Ala-Dagh (664 mMres). Le havre de Pygela (-à lIùvE^Xa ou -X ^ÎJjvEA/.a) est la crique qui se creuse à la base du Pamoudscbak, un peu au nord de Scala-Nova.
Sur ces divers points, nulle difficulté. Le témoignage des textes s'accorde avec la physionomie des lieux. Mais voici un problème qui se pose. En 891, Thibron, opérant contre les Perses, « s'empare de la place d'Ionda et de la haute montagne de Coressus, à 4o stades d'Éphèse» 2. Il y a chez Diodore, à qui nous devons ce récit, un mot à-r/:v, « éloigné de », que j'ai évité de traduire, on verra tout à l'heure pourquoi. Si l'on rapporte ce participe à :pz:, comme on y est tenu grammaticalement, la phrase contient une erreur manifeste. Entre la vieille Éphèse, dont il est question ici, et la chaîne du Coressus, un trajet de ^o stades, de quelque partie du massif qu'on le fasse partir, est de beaucoup supérieur à la réalité. Pour trouver l'emploi de nos 7 kilomètres, faut-il admettre que le nom du Coressus s'est étendu, par delà le Kencbrios, au Pamoudscbak? Rien ne justifie pareille hypothèse. M. Benndorf en conclut ou que le chiffre de 40 est fautif, ou que les deux heures de temps nécessaires à un piéton pour monter d'Ayasolouk au sommet le plus élevé du Bulbul-Dagh ont été transformées en mesure de distance \
J'interprète autrement les choses. Il me semble qu'une montagne dont le développement est de 4 kilomètres se prête mal, par son étendue même, à ce qu'un homme familiarisé avec le
1. Hisl. liai., V, ii5 (éd. Sillig): «duo Selcnuntes ». Cf. Xénophon, Anabase, V, 3, 8, et Forschungen in Ephesos, t. I, p. O9.
2. KaTsXàoîTO -/wpîov "lovoa xa"'. Kôpri^Tov opo; •j'I/r,>,ôv, xr,; 'Eoiaou iniyvi a-xèio-j; TîTTapâxovTa (XIV, gg, i).