‹ ÉpicureChapitre 101 sur 121 · DiOGÈNE Laerce, X · texte numérisé non relu

DiOGÈNE Laerce, X

MORALE. i87

richesse, le pouvoir, la gloire, c'est-à-dire une chose, mais l'adaptation à nos besoins; les conditions du bonheur sont d'ordre formel, comme nous dirions aujourd'hui, plutôt que d'ordre matériel. Le bonheur consiste dans l'harmonie de tous les éléments, dans le parfait équilibre de toutes les fonctions de notre être physique et intellectuel, du système entier, to ô7;ov aÔpoKjjjia. Vivre de peu, voilà le premier précepte de la sagesse ; l'opinion d'Épicure sur ce point nous est rapportée par un grand nombre de témoignages : ttoXT^oI tou itT^outou TU)(^ovT£; ouTiv' aTTa^^layAv twv xaxwv eupov kXkoi p.STaêo'XviV j;.£i^ovct)v \ — co 6)^iyovou)(^ txavov, toutw ye où^sv txavov 2, — Numquam parum est quod satis est et nunquam multum est quod satis non est ^ — La richesse n'est pas un mal, mais ce n'est pas non plus un bien que nous puissions envier et qui vaille la peine d'être recherché. De même la royauté n'est pas un mal en soi, mais le sage s'accommode tout aussi bien d'une condition privée.

Il y a donc bien loin de la véritable doctrine d'Epicure à la recherche de la volupté. « Quand je dis que le plaisir est la fin de la vie, je n'entends

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