Élien, Hist. var., IV
3. SÉNÈQUE, Lettres, CXIX, 7. — Cf. Sénèque, lettre XXI. ClIAUVET, p. 55.
pas par là les voluptés des intempérants ni les jouissances sensuelles, comme le disent certains hommes qui ne connaissent pas ma doctrine, ou ne la comprennent pas, ou n'y restent pas fidèles, mais l'absence de toute douleur corporelle et de tout trouble de l'esprit ^ . » Nul n'a condamné plus formellement le luxe et la recherche passionnée du plaisir. Si la sagesse est la garantie la plus assurée du bonheur, c'est que l'homme se l'est donnée luimême, l'a acquise par son propre effort, de sorte qu'elle ne peut lui être enlevée par les circonstances extérieures ^. On a raison de dire que l'Epicurisme, pris à la lettre, est une morale austère; il semble même y avoir quelque chose de triste dans la règle qui nous commande de nous imposer des privations : In ea ipse sententia sum, invitis hoc nostris popularibus (stoïcis) dicmn, sancta E pleur um et recta prœcipere et si propius ace esseris, tristia; voluptas enim illa adpai^vum et exile revocatur, et quant nos vlrtutl legeni dlclnius, eam ille dlclt voluptatl ^. « Epicure, dit encore Sénèque, est un héros déguisé en femme. » Le mot ne nous paraît pas juste : il n'y a rien d'hé-
2. Diogène Laerce, X, 117 : tov a;iaÇ -ysvé'j.svov aooov (xrJxeTi Tr;v IvàvTtav Xa[x6av£tv BtdcOsiav.