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3. Plutarque, Contre Colot., 34. — Voir dans Gicéron la discussion à propos de l'anneau de Gygès {De off., III, 9).
bres d'une même société, nous n'avons à observer les règles de la justice qu'à l'égard de nos concitoyens; cependant nous ne devons pas oublier que les autres peuples sont aussi formés d'hommes, c'est-à-dire d'êtres doués de raison. Epicure pensait sur les esclaves comme sur les étrangers: le sage doit les traiter avec douceur, les punir à regret lorsqu'ils ont commis quelque faute, sans méconnaître que ce sont des hommes, avoir pitié de leur condition, les considérer comme des amis inférieurs ; c'est ainsi que la possession des esclaves cesse d'être une possession incommode. S'il s'en trouve d'intelligents et de nés pour la sagesse, il prendra plaisir à les instruire et à philosopher avec eux, comme le maître lui-même faisait avec son esclave Mus, qu'il affranchit par son testament.
Bien des gens trouveront sans doute que cette théorie est loin d'être satisfaisante et que la justice considérée à ce point de vue ne mérite pas le nom de vertu.
Parmi les biens que nous procure la sagesse il n'en est pas de plus doux que l'amitié * ; la secte épicurienne est célèbre entre toutes par l'amitié