GicÉRON, De fin., II, xxv
faut bien convenir pourtant que, non plus que les autres, cette récompense n'est pas assurée. Epicure avait dit d'abord : il est impossible de vivre heureux si l'on n'est sage et vertueux, de même que d'être sage et vertueux sans jouir du bonheur, oux effTtv TîSewç (^^v av£u tou (ppovt(Ji.(oç y.cà xa'Xûç xal ^t/caiwç^ ouoe cppovtpLw; y.al >ta>.àj; xal Siy.oLi(ù<; aveu toû Yi^sw;; en d'autres termes, dit M. Guyau, la sagesse et la justice sont une garantie de bonheur; le bonheur est une preuve de justice et de sagesse, cu(jt.7r£Çpuxa(7iv ai dcpsTai Tto "^ry r^Sétoç * . Il est bien forcé de reconnaître que cela n'est pas toujours vrai, mais il ajoute : mieux vaut être malheureux quand on a la raison pour soi que d'être heureux et insensé, xpeiTTov elvai sù'XoytaTwç àTu^retv yj âT^oyiaTwç £ÙTU)^£tv^. Il croyait même que celui qui fait une bonne action est plus heureux que celui qui reçoit un bienfaits La doctrine demeure toujours la même : quoique nous ne puissions méconnaître la valeur des avantages matériels, nous devons faire plus de cas encore des biens de l'esprit. Ce sont là des inconséquences, nous n'en disconvenons pas, mais elles lui font honneur et il est