CicÉRON, Tusculanes, III, xviii
a son origine dans une impression produite sur la chair. Mais nous ne devons pas oublier que le maître dit ailleurs : « Ce ne sont pas les beuveries et les festins, ni les amours, ni les poissons délicats et autres raffinements d'une table somptueuse qui rendent la vie agréable : c'est une raison à jeun, capable de savoir pourquoi elle veut ou ne veut pas, capable de rejeter les opinions vaines, source ordinaire des troubles de l'âme ^ . » Quand Épicure enseigne que le principe et la racine de tout bien, c'est le plaisir du ventre, àp^ç^vjxal pt^a xavToç àyaGoO 'h t*^ç yacTpoç in^ov/i ', il n'entend pas que la jouissance produite par la nutrition soit la jouissance la plus parfaite, mais c'en est le germe, la racine, le commencement, le point de départ. Sans doute Epicure attachait une grande importance à l'observation des règles de rhygiène et de la médecine, mais Métrodore a exagéré et faussé sa pensée en écrivant : ce C'est dans le ventre que la raison, se conformant à la nature, a son véritable objet, izefi yaGTspa 6 xaTa ®u(itv paSiÇwv T^oyoç TYiv olizolgcc^ ïyti (jTrou^vfv '^. Non moins inintelligent était cet autre qui tenait note du nombre de fois où il avait couché avec Hédia ou