Athénée, VII, xi
Léontium, des jours où il avait splendidement dîné ou bu du vin de Thasos.
De fait il y eut toujours deux sortes d'Epicuriens : les uns étaient des hommes délicats et même raffinés, qui se contentaient d'un petit nombre de plaisirs, mais exquis * ; les autres, prenant le mot plaisir dans le sens ordinaire, revenaient au système d'Aristippe de Gyrène; ce n'étaient que de bons vivants. En réalité ils étaient infidèles à la pensée de leur maître, mais ils s'autorisaient de certaines de ses phrases ^ et, comme ils étaient de beaucoup les plus nombreux, c'est d'après eux qu'on jugeait l'école épicurienne; quant aux autres, on peut reprocher à leur vertu non seulement de manquer de fierté et d'énergie, mais de n'avoir pas un caractère précisément