‹ ÉpicureChapitre 119 sur 121 · DioGÈxNE Laerce, IV · texte numérisé non relu

DioGÈxNE Laerce, IV

semble qu'il ne puisse trouver d'autre mot pour exprimer son jugement : « C'est l'égoïsme calculateur d'un esprit bas qui respire dans la doctrine d'Épicure... Comparé à une telle bassesse de sentiment plutôt que d'esprit, le désespoir du sceptique a quelque chose de plus noble V » Nous ne pouvons même accepter le jugement de M. Lévêque, malgré toutes ses prétentions à l'impartialité : « Après avoir comparé sa doctrine aux idées qui avaient cours et aux sentiments qui remplissaient les âmes quand il fonda son école, on arrive naturellement aux conclusions suivantes : il n'a pas directement accru la corruption générale, qui était à son comble ; il n'est ni si coupable que le font les uns, ni si méritant que le disent les autres. Entre le délire de la volupté et les luttes de la vertu il apris une position intermédiaire ; mais là, malgré quelques belles apparences qui trompent les juges inattentifs ou intéressés, malgré son éloignement systématique pour tous les excès, et quoique son sensualisme

soit négatif, il a exercé une mortelle influence

Il n y a pas à s'échauffer contre un tel système, qui est et qui sera toujours le dernier mot de l'égoïsme matérialiste : c'est assez de l'exposer ; on aura beau le prendre par ses quelques bons

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