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RlTTER, XI, VI, t. III, p

CONCLLSION. 221

côtés, qui étaient autant d'inconséquences, on aura beau en taire ou en voiler les côtés honteux, notamment le remède qu'Epicure recommandait à ceux que tourmentait trop le mal d'amour ; quand on aura réussi à prouver que cet ascète par volupté ne fut point un corrupteur de profession, il restera encore ceci : qu'Epicure éleva à la hauteur d'une philosophie et osa appeler du nom de sagesse les plus misérables timidités de son siècle. Au lieu de rassembler les restes d'énergie qui subsistaient encore et de les employer à relever les esprits et les caractères, il recueillit toutes les débilités intellectuelles et morales et en composa un modèle qui n'était que l'idéal de la décrépitude. Il ne sut ni expliquer, ni transformer, ni combattre victorieusement le polythéisme. »

Quoi qu'il en soit, ce système provoque une révolte violente de notre fierté. On connaît la terrible sentence prononcée par M. Renan' : tout est fécond, excepté le bon sens. Nous sentons que les adeptes de cette doctrine font trop bon marché de notre dignité personnelle, qu'il y a en nous quelque chose de plus que dans les objets matériels et les bêtes. Voilà pourquoi le stoïcisme comptait tant de partisans que nous ne pouvons nous empêcher d'ad-

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