‹ ÉpicureChapitre 18 sur 121 · Plutarque, On ne peut vivre heureux, 1100 A · texte numérisé non relu

Plutarque, On ne peut vivre heureux, 1100 A

l'école et le système. ki

que de très humain et cette faiblesse passagère ne nous paraît pas entacher sérieusement la yaleur du système.

On s'est beaucoup indigné du fait que l'école était ouverte aux femmes et que plusieurs d'entre elles y ont joué un rôle éminent. On paraît méconnaître la liberté dont jouissaient les femmes dans la société athénienne et le goût que certaines ont manifesté pour la culture intellectuelle; on paraît surtout oublier que Socrate prenait plaisir à s'entretenir avec des femmes, avec des courtisanes même et particulièrement avec Aspasie\ Il y avait un grand nombre de femmes dans les écoles de Pythagore et de Platon. Les mœurs des Epicuriens ne semblent pas avoir été autres que celles de leurs compatriotes et de leurs contemporains ; il serait souverainement injuste de leur faire un crime de pratiques que notre morale condamne, mais qu'ils n'avaient pas introduites en Grèce. Rien n'est plus faux que le tableau tracé par certains écrivains qui représentent le jardin d'Epicure comme une sorte de mauvais lieu et comme le théâtre de rencontres obscènes. Ils le comparent aux écuries d'Augias, à une étable à porcs ; ils donnent des détails précis qui font honneur à leur

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