CicÉROx, De finibus, II, iv
fois on lui reproche d'avoir introduit plusieurs néologismes : c'est une critique que l'on ne songerait pas aujourd'hui à adresser à un philosophe ou à un savant. La plupart des anciens s'accordent à lui reconnaître du moins le mérite de la clarté ; Gicéron le lui conteste souvent, mais pas toujours : Comptée titur verbis quod vult et dicit plane quod intelligarn \ Il semble, en effet, qu'étant donné le caractère qu'il entend imprimer à son système et le genre de disciples auxquels il fait appel, c'est surtout à la clarté qu'il doit prétendre. (( Il a du nerf et du trait, dit M. Croiset, mais ni émotion, ni imagination. »
Il plaisante rarement et lourdement, il n'y a rien chez lui qui rappelle l'ironie socratique. Quoi de plus clair, de plus simple en apparence que l'épicurisme? A la réflexion, bien des difficultés se présentent, des questions se posent auxquelles le maître ne fait qu'une réponse évasive. Les explications nous paraissent souvent insuffisantes, mais lui ne s'arrête pas pour si peu. Certains auteurs, entre autres Plutarque, lui reprochent de ne pas s'être donné la peine d'étudier et de réfuter les théories de ses devanciers, surtout de Platon et d'Aristote ; c'est une critique à laquelle