‹ ÉpicureChapitre 29 sur 121 · SÉNÈQUE, Lettres, LXXXIX · texte numérisé non relu

SÉNÈQUE, Lettres, LXXXIX

Tuept xptT'/;piou xai àpyy^ç xxi CTOf/^eicoTi/coijî ; la physique, xepl Y£V£<7£a); /tal (pOopaç xal Tuspi (pucsco;, la morale ; -soi aîpsTÛv xai (psu/CTÛv xat Trspl piwv xalTsXou;. Il n'attribue aux autres parties de la philosophie qu'une importance secondaire; faut-il donc nous étonner si ses théories nous paraissent faibles et facilement criticables? Il se borne à affirmer, il ne discute pas; cela n'en vaut pas la peine; il a hâte d'arriver à des questions véritablement sérieuses et intéressantes. Mais nous trouvons fort injuste la condamnation prononcée en termes si catégoriques par Ritter^ : « Nous ne pouvons voir dans l'ensemble des doctrines d'Epicure un tout dont les parties soient bien assorties. Il est évident que la canonique et la physique ne sont qu'un appendice maladroit de sa morale. Mais qui pourrait faire l'éloge de la morale d'Epicure, soit à cause des vérités qu'elle renferme, ou même pour son originalité, ou bien enfin pour l'enchaînement qui y règne? D'abord, nous ne la trouvons point originale... On ne peut pas dire que ce soit une doctrine bien liée... Cette doctrine nous paraît de peu de valeur scientifique. »

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