‹ ÉpicureChapitre 31 sur 121 · Lange, Histoire du Matérialisme, I»"® part.,ch. iv · texte numérisé non relu

Lange, Histoire du Matérialisme, I»"® part.,ch. iv

et pour des motifs qui honorent grandement son intelligence et son caractère. Quand on se rappelle que la plupart des philosophes grecs cherchaient à briller par des thèses paradoxales, par les subtilités de la dialectique et qu'ils embrouillaient les questions au lieu de les éclaircir, on ne peut que louer le bon sens d'Epicure d'avoir rejeté la dialectique comme inutile et même comme nuisible. Aussi n'employait-il pas de terminologie technique, aux expressions étranges, mais il expliquait tout dans la langue usuelle. « Dans son « école, dit Gassendi, on ne perdait pas son temps (( à des discussions sur le crocodile, les cornes, le « voilé, dont les Stoïciens étaient si fiers. » Il n'expose pas les règles de la définition, de la démonstration, de la réfutation des sophismes ^

Il s'occupe uniquement de la question du critérium, mais il ne prend pas ce mot dans le sens que nous lui donnons aujourd'hui : à ce point de vue, le critérium delà certitude c'est l'évidence : tuxvtcov y.pv)TTt; xat 6ê[;.£>.ioç to âvapysia". D'autres fois, Epicure

1. CicÉROîv, De fînibus, I, vu, 22. « In logica îste vester plane, ut mihi quidem videtur, inermis ac nudus est. ToUit definitiones; nihil de dividendo ac partiendo docet. Non quomodo efficiatur concludaturque ratio tradit, non qua via captiosa solvantur, ambigua distinguantur ostendit. » Ibid., xix, 63. — Acad. prior., II, xxx, 97. — DiogèneLaerce, X, 31.

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